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Radon et Particuliers : autres questions fréquentes

​À noter : L’IRSN ne fournit ni détecteurs pour la mesure du radon, ni dosimètres pour le suivi de l’exposition individuelle des travailleurs

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​Je souhaite faire des mesures de la concentration en radon dans mon habitation. Comment faire? Pour quel coût ?

Vous pouvez mesurer les concent​rations du radon à l’aide de détecteurs, qu’il est possible d'utiliser et de placer soi-même. Les fournisseurs de ces détecteurs sont indiqués sur le site de l’IRSN : Analyse-radon (société Algade / Dosirad), Santé Radon (société Pe@rl) ou Radonova laboratories. Dans leur version dite passive (par opposition à électronique), le coût d’acquisition et de développement de ces détecteurs s’élève à quelques dizaines d’euros développement compris. Pour que ce mesurage par détecteur passif soit représentatif, il doit être effectué dans les pièces de vie principales, sur une durée de plusieurs mois (au moins 2 mois) et de préférence sur la période hivernale. A la suite de cela, vous aurez une information sur votre niveau d’exposition au radon.
N'hésitez pas à vous adresser à votre municipalité ou à l’ARS (Agence Régionale de santé) qui pourront vous aider dans vos démarches.
Nous vous invitons à prendre connaissance des informations disponibles sur le site de l’IRSN (www.irsn.fr/radon). 
Il est également possible de contacter un organisme compétent pour le mesurage du radon afin qu’il vienne réaliser les mesurages à votre domicile, mais le coût dans ce cas sera plus élevé.

L'échelle de la cartographie du potentiel radon peut-elle être plus précise que celle donnée à l'échelle de la commune? 

La précision maximale de la carte du potentiel radon que nous avons réalisée est l’échelle de la commune. Cette précision est en effet contrainte par l’échelle de la carte géologique de France au 1 : 1 000 000 à partir de laquelle la carte du potentiel radon a été élaborée. Cette échelle ne permet pas de  « zoomer » sur une surface plus petite que la surface moyenne des communes de France, de l’ordre d’une dizaine de km2. Nous ne pouvons donc pas vous apporter d’informations plus précises que celles figurant sur la carte mise en ligne à l’adresse : www.irsn.fr/carte-radon​.

J'ai effectué des mesures de la concentration en radon dans mon habitation. J'ai des valeurs supérieures à 300 Bq/m3, que dois-je faire?

• En dessous du niveau de référence de 300 Bq/m3

L'exposition au radon ne nécessite pas la mise en œuvre de dispositions spécifiques.
Les recommandations générales de bonnes pratiques s'appliquent :
- Aérer son logement par l'ouverture des fenêtres au moins 10 minutes par jour dans chaque pièce ;
- Vérifier et entretenir les systèmes de ventilation installés et ne pas obturer les entrées et sorties d'air ;
- Dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, veiller au maintien d'une bonne qualité de l'air intérieur.

• En cas de dépassement du niveau de référence de 300 Bq/m3 

Pour une concentration n'excédant pas 1 000 Bq/m3, des actions simples, ne mettant pas en œuvre des travaux lourds sur le bâtiment, permettent d'abaisser suffisamment la concentration en radon. Elles peuvent cependant ne pas conserver toute leur efficacité au cours du temps.

Application des recommandations générales de bonnes pratiques :
- aérer son logement par l'ouverture des fenêtres en grand au moins 10 minutes par jour dans chaque pièce ;
- vérifier et entretenir les systèmes de ventilation installés et ne pas obturer les entrées et sorties d'air ; 
- dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, veiller au maintien d'une bonne qualité de l'air intérieur.
Et :
Aménagement des locaux :
- réaliser des étanchements pour limiter l'entrée du radon dans le bâtiment (porte de cave, entrée de canalisation, fissures du sol, etc.) ;
- rectifier les dysfonctionnements éventuels de la ventilation dans le cadre de sa vérification et de son entretien ; améliorer ou rétablir l'aération naturelle du soubassement (ouverture des aérations du vide sanitaire ou de cave obturées).

Au-delà de 1000 Bq/m3 ou lorsque le niveau de concentration persiste au-dessus de 300 Bq/m3 après la mise en œuvre des recommandations de bonnes pratiques et des aménagements : faire réaliser une expertise du bâtiment par un professionnel, qui permettra de définir les travaux à réaliser.
Ces travaux visent à abaisser les concentrations en radon et consistent notamment à :
- assurer l'étanchéité du bâtiment vis-à-vis des entrées de radon (étanchement des points singuliers - des canalisations, portes et trappes - entre le soubassement et le volume habité, traitements de surfaces et couverture des sols en terre battue). Il s'agit d'un préalable essentiel à l'efficacité d'autres solutions mises en œuvre en parallèle, listées ci-dessous ;
- augmenter le renouvellement d'air à l'intérieur des pièces habitées pour diluer le radon, sans causer d'inconfort;
- traiter le soubassement (vide sanitaire, cave, dallage sur terre-plein) pour réduire l'entrée du radon par une ventilation du soubassement ou la mise en place d'une légère dépression d'air par rapport au volume habité par extraction mécanique lorsque cela est possible.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) préconise une valeur moyenne annuelle de concentration en radon de 100 Bq/m3 ? Pourquoi le niveau de référence retenu en France est de 300 Bq/m3 en valeur moyenne annuelle ?

A l'issue de la transposition de la directive européenne (2013/59/Euratom), cette valeur de concentration (qui constitue un "niveau de référence") a été ramenée à 300 Bq/m3 en moyenne annuelle ; l'OMS définit la valeur de 100 Bq/m3 en moyenne annuelle comme le niveau de référence en dessous duquel la santé publique peut être considérée comme protégée. Elle reconnaît toutefois que ce niveau (qui constitue un objectif "ultime") peut être difficile à atteindre dans certains pays et préconise alors d'opter pour la valeur de référence de 300 Bq/m3 en moyenne annuelle.

Je souhaite vendre mon bien immobilier situé dans une commune avec un potentiel radon de catégorie 3. Que dois-je faire vis-à-vis du risque radon?

A ce jour, il n’existe pas de réglementation exigeant de la part d’un vendeur d’effectuer un mesurage du radon. Toutefois, Le Code de l’environnement a institué une obligation dans le cadre de l'information des acquéreurs et locataires (IAL) sur les risques naturels et technologiques majeurs. Les vendeurs et bailleurs de biens immobiliers, de toute nature, situés dans des zones couvertes par un ou des plans de prévention des risques (PPR), une zone de sismicité modérée ou forte, ou dans un secteur d’information sur les sols, ou dans une zone à potentiel radon de niveau 3 doivent informer au plus tôt leurs acquéreurs ou locataires potentiels de l’existence de ces servitudes (http://www.georisques.gouv.fr/etat-des-risques-naturels-miniers-et-technologiques). La liste des communes relevant de chaque catégorie est définie par un arrêté. Cette liste reprend les informations déjà accessibles au travers de la cartographie réalisée par l’IRSN et accessible via le lien suivant : www.irsn.fr/carte-radon.

Je souhaite louer mon bien immobilier situé dans une commune avec un potentiel radon de catégorie 3. Que dois faire vis-à-vis du risque radon? Et pour le cas de location saisonnière ?

Le Code de l’environnement a institué une obligation d'information dans le cadre de l'information des acquéreurs et locataires (IAL) sur les risques naturels et technologiques majeurs (http://www.georisques.gouv.fr/etat-des-risques-naturels-miniers-et-technologiques). Cette IAL s'applique également aux locations saisonnières (article L. 125-5 du code de l'environnement). Il y a néanmoins deux critères à remplir pour que le propriétaire ou bailleur soit concerné :

- que le bien soit situé en zone 3 du potentiel radon;
- que le Préfet ait intégré le radon et les communes situées en zone 3 dans son arrêté (III. du même article).
Les vendeurs et bailleurs de biens immobiliers, de toute nature, situés dans des zones couvertes par un ou des plans de prévention des risques (PPR), une zone de sismicité modérée ou forte, ou dans un secteur d’information sur les sols, ou dans une zone à potentiel radon de niveau 3 doivent informer au plus tôt leurs acquéreurs ou locataires potentiels de l’existence de ces servitudes (http://www.georisques.gouv.fr/etat-des-risques-naturels-miniers-et-technologiques). La liste des communes relevant de chaque catégorie est définie par un arrêté. Cette liste reprend les informations déjà accessibles au travers de la cartographie réalisée par l’IRSN et accessible via le lien suivant : www.irsn.fr/carte-radon.

Je souhaite acheter un bien immobilier dans une commune avec un potentiel radon de catégorie 3. Comment savoir si le bien présente un risque d'exposition au radon?

A ce jour, il n’existe pas de réglementation exigeant de la part d’un vendeur d’effectuer un mesurage du radon. Toutefois, Le Code de l’environnement a institué une obligation dans le cadre de l'information des acquéreurs et locataires (IAL) sur les risques naturels et technologiques majeurs (http://www.georisques.gouv.fr/etat-des-risques-naturels-miniers-et-technologiques ). Les vendeurs et bailleurs de biens immobiliers, de toute nature, situés dans des zones couvertes par un ou des plans de prévention des risques (PPR), une zone de sismicité modérée ou forte, ou dans un secteur d’information sur les sols, ou dans une zone à potentiel radon de niveau 3 doivent informer au plus tôt leurs acquéreurs ou locataires potentiels de l’existence de ces servitudes. La liste des communes relevant de chaque catégorie est définie par un arrêté. Cette liste reprend les informations déjà accessibles au travers de la cartographie réalisée par l’IRSN et accessible via le lien suivant : www.irsn.fr/carte-radon .

Le fait que l’habitation dont vous envisagez l’acquisition soit localisée dans une commune à potentiel significatif ne signifie pas forcément qu’elle présente des concentrations en radon importantes. Elle a toutefois nettement plus de risque d’en présenter que la même maison située dans une zone à potentiel faible et cela justifie la réalisation d’un dépistage. C’est précisément le sens de l’obligation d’information des acquéreurs et locataires IAL. Une fois qu’un locataire ou un acquéreur sait que le bien qui l’intéresse est susceptible de présenter des concentrations élevées en radon, il est normal et même souhaitable qu’il souhaite en savoir plus et fasse en sorte de disposer d’une mesure.

Dans le cas d’une transaction immobilière où le temps est contraint, il existe des appareils grand public qui permettent aujourd’hui de répondre à des mesurages de courtes durées en fournissant une estimation de la concentration moyenne du radon sur une durée de un à quelques jours. Il est possible de les acquérir en ligne sur les sites des fabricants ou des sites de commerce en ligne. Leur coût est de l’ordre de 200€. Les concentrations en radon variant dans le temps, en fonction de la saison, des conditions météorologiques et du mode de vie et d’aération du logement, il faut bien garder à l’esprit qu’un mesurage effectué après quelques jours avec ce type de dispositif fournit une indication utile mais pas suffisante pour connaitre l’exposition moyenne reçue sur une durée de une ou plusieurs années. Seuls les dispositifs dits passifs permettent d'obtenir ce type d'information. Leur cout est de quelques dizaines d’euros (45 euros pour un kit permettant d’effectuer un mesurage dans 3 pièces) mais l'inconvénient est la durée du mesurage : il est recommandé de laisser le dispositif en place pendant 2 mois avant de le renvoyer au laboratoire du fournisseur pour analyse. Les fournisseurs de ces détecteurs sont indiqués sur le site de l'IRSN.

Je souhaite acheter un bien immobilier dans une commune à potentiel radon 3. Pouvez-vous me dire si des mesures de radon ont été réalisées dans les maisons aux alentours ? Et quels étaient les résultats ?

Les niveaux de radon observés dans l’habitat dépendent des caractéristiques géologiques et météorologiques mais aussi des caractéristiques constructives du bien et des conditions d'occupation du logement (gestion de l’aération dans l’habitat notamment). Vous transmettre des résultats des concentrations en radon des maisons situées aux alentours ne permet pas d’estimer le niveau potentiel de concentration en radon dans l’habitat en question. Ce n'est pas parce qu'une maison voisine présente de fortes concentrations en radon que la vôtre en présentera. Et inversement. C'est pourquoi, le seul moyen de connaître la concentration en radon du bien immobilier que vous envisagez d'acquérir est de faire des mesurages de radon. Pour cela, soit votre temps est contraint et dans ce cas vous pouvez utiliser des détecteurs électroniques "grand public" qui permettent aujourd’hui de répondre à des mesurages de courtes durées en fournissant une estimation de la concentration moyenne du radon sur une durée de un à quelques jours. Il est possible de les acquérir en ligne sur les sites des fabricants ou des sites de commerce en ligne. Leur coût est de l’ordre de 200 euros. Les concentrations en radon variant dans le temps, en fonction de la saison, des conditions météorologiques et du mode de vie et d’aération du logement, il faut bien garder à l’esprit qu’un mesurage effectué après quelques jours avec ce type de dispositif fournit une indication utile mais pas suffisante pour connaitre l’exposition moyenne reçue sur une durée de une ou plusieurs années. Seuls les dispositifs dits passifs permettent d'obtenir ce type d'information. Soit vous disposez de plus de temps, nous vous recommandons alors de poser vous-même des dispositifs dits passifs. Vous pouvez les acquérir auprès des fournisseurs listés sur le site IRSN. Leur coût est de quelques dizaines d’euros (45 euros pour un kit permettant d’effectuer un mesurage dans 3 pièces). Il est recommandé de laisser le dispositif en place pendant 2 mois avant de le renvoyer au laboratoire du fournisseur pour analyse.​

Je souhaite construire mon habitation dans une commune de potentiel radon de catégorie 3. Quelles sont les préconisations pour limiter mon exposition au radon? 

Votre commune étant en potentiel radon de catégorie 3, il est en effet souhaitable de prendre des dispositions pour prévenir l’entrée et l’accumulation de radon dans votre future maison. 
L’une de ces dispositions consiste à assurer l’étanchéité de l’interface avec le sol. Pour cela, une dalle béton est bien sûr préférable à un sol en terre battue.
Pour s’assurer d’un niveau d’étanchéité suffisant, il est conseillé de mettre en place un film anti-radon sous la dalle et de veiller à ce que les joints entre le sol et les murs soient eux-mêmes bien étanches.
Pour parer toute éventualité, il est également possible de mettre en place sous la dalle un matériau drainant et de prévoir la possibilité de brancher ultérieurement, si nécessaire, un système d’aspiration d’air (le dispositif correspondant est dénommé Système de Dépressurisation du Sol ou SDS). 
Autre point de vigilance : la ventilation de l’habitation. Si vous décidez d’aménager par exemple une salle de jeux pour enfants en sous-sol, il faudra veiller à ce qu’elle soit correctement ventilée et dotée d’un apport d’air extérieur.
Pour plus de détails sur les techniques de construction à adopter en  
présence de radon, nous vous invitons à consulter les sites internet du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA​) et JURADBAT.
N’hésitez pas à consulter également le site web IRSN pour des informations générales sur le radon et savoir comment réaliser un dépistage de votre future habitation. C’est un point important à prévoir à l’issue de vos travaux.

Dans le cas d'un projet de construction d'une habitation, est-il possible de mesurer le radon dans le sol ? Si oui, existe-t-il une modélisation permettant d'extrapoler les concentrations pressenties dans un bâtiment en projet à partir des données du sol ?

Prédire la concentration en radon dans un bâtiment à partir d’un mesurage dans le sol est extrêmement complexe. La concentration dépend en effet à la fois des caractéristiques du sol et des spécificités du bâtiment et de son utilisation. Pour être fiable, sa prédiction nécessiterait de prendre en compte un nombre important de mécanismes et de paramètres.
Recourir à ce type d’approche n’apparait pas utile dans la mesure où elle serait couteuse et fournirait un résultat aléatoire alors que la mise en œuvre de solutions préventives ne représente généralement qu’un surcout minime par rapport au cout de construction.
Les dispositions préventives peuvent être mises en œuvre dès lors qu’un risque de présence du radon est identifié dans la commune où la construction est prévue. Les communes concernées sont définies dans la carte du potentiel radon par communes accessibles sur le site de l’IRSN (www.irsn.fr/carte-radon ).
Les dispositions préventives portent notamment sur l’étanchéité de l’interface sol-bâtiment ; elles peuvent inclure l’installation d’une couche drainante sous le plancher bas et d’une réservation pour transformer ce drain en système de mise en dépression du sol (SDS) via l’installation d’un extracteur d’air. 
Nous vous invitons pour plus de précisions sur les techniques bâtimentaires les plus adaptées, à consulter les sites internet du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA) et JURADBAT. Nous vous préconisons cependant, une fois votre habitat terminé et habité, de faire des mesurages du radon dans les pièces de vie durant la saison hivernale. Ces mesurages pourront ainsi conforter, ou pas, les moyens mis en œuvre pour limiter l’entrée du radon dans votre habitat. 

Dans le cadre de la rénovation d'un bien immobilier situé dans une commune à potentiel radon de catégorie 3, quelles sont les techniques permettant de limiter mon exposition au radon issu du sol ?

Nous vous préconisons de faire dans un premier temps des mesurages de la concentration en radon pour identifier si oui ou non vous avez une problématique de radon dans votre habitat. De plus, ces informations vous seront essentielles si vous devez entreprendre des solutions de remédiation dès la mise en œuvre de vos travaux de rénovation.

Vous pouvez mesurer les concentrations en radon à l’aide de détecteurs passifs qu’il est possible de placer soi-même (les revendeurs de ces détecteurs sont indiqués sur le site de l’IRSN) : Analyse-radon (société Algade / Dosirad), Santé Radon (société Pe@rl) ou Radonova laboratories). Dans leur version dite passive (par opposition à électronique), le coût d’acquisition et de développement de ces détecteurs s’élève à quelques dizaines d’euros développement compris. Pour que ce mesurage soit représentatif, il doit être effectué dans les pièces de vie principales, sur une durée de plusieurs semaines (au moins 2 mois) et de préférence sur la période hivernale. A la suite de cela, vous aurez une information sur votre niveau d’exposition au radon.

Pour les éventuelles solutions de remédiation nous vous conseillons de poser vos questions aux experts du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA).
Pour plus d’informations vous pouvez consulter le site de l’IRSN.

Existe-t-il des professionnels pour mettre en œuvre des solutions de remédiation?

Pour obtenir une réponse sur les aspects techniques des travaux à engager, nous vous recommandons de vous rapprocher d’organismes tels que le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB​), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA). Ces aspects concernent en effet des domaines techniques qui sortent du champ de compétence de l’IRSN.

Je souhaite mettre en œuvre un puits canadien ou puits provençal dans mon habitation. Cela peut-il engendrer un risque d'exposition au radon?

L’installation d’un puits canadien ou provençal peut engendrer un risque radon dans votre habitat. Il faut être sûr de l'étanchéité du puits vis-à-vis du sol car les concentrations en radon dans le sol et en profondeur peuvent être significativement importantes et ensuite être réacheminées dans vos pièces de vie. L'IRSN n'est pas référent sur ce type d’installation, nous vous conseillons de poser vos questions aux experts du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA).

J'ai un vide sanitaire et des mesures supérieures à 300 Bq/m3 dans mon habitation. Que dois-je faire pour diminuer mon exposition?

La présence d’un vide sanitaire est un atout pour favoriser des concentrations faibles dans une habitation, mais il faut veiller d'une part à l’étanchéité de l’interface séparant la partie habitable et votre vide sanitaire et à la bonne ventilation de votre vide sanitaire. L'IRSN n'est pas compétent pour juger de l'efficacité de ce type d'installation, aussi nous vous invitons à consulter les sites internet du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA) et JURADBAT.​

Ma cuisine comporte des éléments en granit (plans de travail, table), suis-je plus exposé au radon ? 

La source principale du radon dans une habitation est le sol sous-jacent de la maison. Certains matériaux utilisés pour la construction ou l’aménagement d’un habitat, tel que certains granits, pourraient être  dans certains cas, une source secondaire du radon si ces matériaux sont plus particulièrement riches en uranium.
Afin de vérifier les concentrations en radon dans votre habitation, vous pouvez réaliser vous-mêmes un dépistage du radon. 
Vous trouverez sur notre site internet IRSN des compléments d’information sur le sujet mais aussi des liens vers les sites internet des fournisseurs de détecteurs radon.

J'habite dans une commune à potentiel radon de catégorie 3 et je possède un potager. Suis-je exposé au radon en consommant mes fruits et légumes ? 

Le risque d’exposition au radon due à l’ingestion d’aliments n’est pas avéré. Vous pouvez donc consommer les aliments provenant de votre jardin.
Nous vous invitons à lire les informations concernant le risque associé au radon sur le site internet de l'IRSN.
Pour rappel, le radon est un gaz radioactif naturel provenant du sol. L'exposition au radon et à des descendants peut entrainer un risque de cancer pulmonaire. On s’en préoccupe plus particulièrement dans les habitations et bâtiments, où nous passons la majorité de notre temps, et où le radon peut s'y concentrer jusqu'à des valeurs parfois élevées.
Les descendants du radon, également radioactifs, sont des éléments solides que l’on peut retrouver dans les poussières et sous forme de dépôt sur les aliments. Mais le risque associé est négligeable par rapport au risque lié à l’inhalation de ce gaz. ​

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