Portrait de femmes en science : Caroline, chargée d’évaluation de la maîtrise des risques spécialisée en incendie et explosion

  • Actualité

  • Institutionnel

10/02/2022

Dans le cadre d'un projet intitulé "Femmes En Sciences", l'Association Fédérative Nation​ale des Étudiant.e.s Universitaire Scientifique (AFNEUS) o​rganise son premier congrès "Femmes En Sciences" qui se tiendra les 18, 19 et 20 février à la Cité des Sciences à Paris. Au programme, conférences, rencontres...

Cet évènement vise à m​ettre en avant les femmes dans les carrières et les cursus scientifiques, déconstruire les préjugés et les stéréotypes de genre mais aussi à ​mettre en avant la diversité des métiers et des carrières scientifiques. ​



​L'IRSN, partenaire du projet, sera présent à cet événement avec un stand pour partager les expériences de ses collaboratrices. A cette occasion, nous vous proposons une série de portraits.


​Caroline

FES_Caroline.png 


Caroline réalise des expertises concernant la maîtrise des risques d'incendies et d'explosions dans les installations nucléaires pour l'IRSN. Un domaine plutôt réservé aux hommes ? Absolument pas ! Les préjugés peuvent avoir la vie dure.  A travers son parcours, Caroline nous montre combien ces métiers sont passionnants et inclusifs !

 

Votre parcours en quelques mots


J'ai obtenu un double diplôme : celui d'ingénieur de l'École Nationale Supérieure de Bourges axé sur la maîtrise des risques industriels et un master scientifique spécialisé dans l'ingénierie de la sécurité incendi​e de l'Université d'Ulster (Irlande du Nord). A l'issue de ces formations, j'ai occupé les fonctions de cheffe de projet en qualité d'ingénieur sécurité incendie pendant plusieurs années dans deux bureaux d'études du Royaume-Uni ainsi qu'en France. J'ai ensuite occupé un poste de chargée d'étude désenfumage au sein d'une entreprise de transports publics. Puis, J'ai intégré le Pôle Sûreté des installations et des systèmes Nucléaires de l'IRSN afin de réaliser des expertises concernant la maîtrise des risques d'incendies et d'explosions dans les installations nucléaires.



Un moment qui vous a rendu fière ?


A l'IRSN, à l'inverse de certaines expériences antérieures, le rapport femme-homme m'a toujours semblé sain et équilibré : absence de remarques sexistes ou non remise en cause de mes compétences du fait de mon genre par exemple. Bien au contraire, l'IRSN m'a permis, et ce dès mon embauche, de me sentir soutenue en tant que femme, notamment dans les étapes importantes qu'une femme peut rencontrer dans sa vie personnelle.  En outre, j'apprécie le fait qu'il y ait beaucoup de femmes à l'IRSN, notamment dans les postes à responsabilité et qu'elles soient visibles dans les médias en tant qu'expertes scientifiques reconnues. Être entourée et encadrée par des femmes volontaires et compétentes m'inspire et m'invite à dépasser certaines limites imposées par la société  et que nous intégrons malgré nous.


Que​​lles sont, selon vous, les idées reçues qui font que les femmes sont moins nombreuses dans les milieux scientifiques ?


J'ai entendu très souvent que certaines compétences sont censément masculines ou féminines, ce qui se transforme ensuite en préjugés de métiers prétendument réservés aux hommes ou réservées aux femmes. J'ai particulièrement entendu et éprouvé cela lorsque mon parcours s'est spécialisé dans les domaines techniques et scientifiques. Ces préjugés sont omniprésents, multiformes, parfois masqués mais souvent ouvertement dits et soutenus par la hiérarchie, et dans tous les cas préjudiciables. De nombreuses études ont montré que ces préjugés sont particulièrement dommageables et qu'ils influencent les choix de carrière, surtout dans une période où on cherche sa voie en tâtonnant. J'aimerais que les femmes n'aient plus à se justifier de choisir certaines filières scientifiques, qu'elles puissent s'y sentir à leur place, et qu'il ne soit pas attendu plus d'elles que de n'importe qui d'autre. C'est un sujet qui doit évoluer, et cela passe notamment par l'explicitation des mécanismes sous-jacents, la prise de conscience des dirigeants et également de toutes les personnes impliquées dans les cursus scolaires.


Retrouvez les autres portraits !​


​​​Aurélie Isambert, responsable de l'unité d'expertise en radioprotection médicale à l'IRSN


​Sonia Chuzel, physicienne​, chargée des méthodes et moyens d'analyse au Laboratoire de télédétection de l'IRSN