2.6

Des centrales et des hommes

Près de 30 000 PERSONNES travaillent dans les centrales nucléaires en France. Plus de 300 000 y sont liées, directement ou indirectement.

L’homme au coeur de la sûreté

Toutes sortes de métiers sont impliqués : robinetiers, ingénieurs, électriciens etc. La prise en compte des facteurs organisationnels, sociaux et humains est donc cruciale.

Management, formation, documents et méthodes de travail sont au coeur des préoccupations. Par exemple, chaque opérateur est formé pendant deux ans à la conduite des réacteurs et retourne chaque année en stage où il révise la conduite en cas d’accident.

Dans les centrales nucléaires, l’inspection du travail est assurée par l’ASN.

Opérateur au poste de contrôle
© IRSN Olivier Seignette/Mikaël Lafontan

La protection des travailleurs du nucléaire

Les travailleurs du nucléaire sont plus exposés aux rayonnements que les autres citoyens. La limite légale de dose de radioactivité qu’ils peuvent recevoir chaque année est fixée à 20 millisieverts au lieu de 1 millisievert pour le grand public.

Ils portent des dosimètres pour les avertir des doses ambiantes et calculer la dose reçue. Ils passent des visites médicales régulièrement.

Les études épidémiologiques faites sur la santé du personnel du CEA, d’EDF et d’Areva montrent qu’ils ont une santé équivalente à celle du personnel des grandes entreprises françaises

agents dans une centrale
© SIGNATURES - Jean-Marie HURON/IRSN

La sous-traitance

Les travaux réalisés sur les sites nucléaires sont assurés à 80 % par des prestataires. Par exemple, lors des travaux de maintenance sur une centrale, les « arrêts de tranche », environ un millier de personnes réalisent plus de 10 000 interventions, organisées et planifiées par EDF.

Les sous-traitants sont formés à la radioprotection. Les contrôles et les vérifications font partie des règles de qualité.

Opérateur au poste de contrôle

Les risques liés à la malveillance

Les installations nucléaires et les transports de substances radioactives peuvent être la cible d’actes de malveillance. Les installations sont protégées par :

  • la lutte antiterroriste, la sécurité des avions, les interdictions de survol des sites nucléaires.
  • le renforcement des infrastructures et bâtiments
  • la mise en place de procédures et moyens d’intervention permettant de limiter les conséquences possibles d’une attaque. Ces sujets sont examinés conjointement par l’ASN et le Haut fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de l’énergie, avec l’appui de l’IRSN.
© Graphix-Images - L. Zylberman

En débat

La sous-traitance

Les sous-traitants disent qu’ils sont exposés à 80% des doses reçues pendant la maintenance, alors qu’ils ne bénéficient pas du même suivi médical du fait de leurs nombreux déplacements, ni des mêmes avantages que le personnel des exploitants nucléaires pour lesquels ils travaillent.

Le nombre de niveaux de sous-traitance a inquiété les autorités : jusqu’à 7 niveaux de sous-traitance ont pu être rencontrés.

Les exploitants disent que les travaux sur les pompes, les vannes, les automatismes etc. demandent des savoir-faire que seuls des sous-traitants possèdent.

Depuis, des règles ont été imposées, notamment la sous-traitance a été limitée à 3 niveaux. De plus, l’exploitant doit conserver la maîtrise des opérations qu’il sous-traite.

agouti
80 % des incidents déclarés en France ont pour origine des défaillances humaines ou de l’organisation. Mais dans 100 % des cas le rôle de l’homme est déterminant pour comprendre et restaurer la situation.

BILAN SANTÉ DES TRAVAILLEURS

Le bilan sur le site de l'IRSN
menu