3.2

De l’incident à l’accident, un enchaînement redouté

L’ACCIDENT LE PLUS GRAVE qui puisse survenir dans une centrale est LA FUSION DU COMBUSTIBLE et le REJET DE PARTICULES RADIOACTIVES DANS L’ENVIRONNEMENT.

Quelle cascade d’événements faut-il pour déclencher une catastrophe comme celle de Fukushima ?

Une panne dans le circuit de refroidissement se produit.

Au moindre problème, la réaction en chaîne au sein du réacteur est arrêtée par des barres de contrôle.

Malgré tout, le combustible continue à chauffer et il faut impérativement le refroidir.

Une panne dans le circuit de refroidissement se produit. Au moindre problème, la réaction en chaîne au sein du réacteur est arrêtée par des barres de contrôle. Malgré tout, le combustible continue à chauffer et il faut impérativement le refroidir.
Les circuits de refroidissement de secours entrent en action (réservoir extérieur).
Les circuits de refroidissement de secours entrent en action (réservoir extérieur).
Les systèmes de refroidissement de secours ne fonctionnent plus parce qu’il n’y a plus d’eau ou plus d’électricité.
Les systèmes de refroidissement de secours ne fonctionnent plus parce qu’il n’y a plus d’eau ou plus d’électricité.

360 °C

La température du combustible monte. Les gaines en zircaloy se corrodent et dégagent de l’hydrogène. De la vapeur d’eau envahit le bâtiment du réacteur, qui monte en pression.

360 °C La température du combustible monte. Les gaines en zircaloy se corrodent et dégagent de l’hydrogène. De la vapeur d’eau envahit le bâtiment du réacteur, qui monte en pression.

2 000 °C

Les pastilles de combustible chauffent, fondent, et forment peu à peu un magma à plus de 2 000 °C, appelé le corium, qui peut percer la cuve et s’écouler dans le bâtiment du réacteur.
2000 °C Les pastilles de combustible chauffent, fondent, et forment peu à peu un magma à plus de 2 000 °C, appelé le corium, qui peut percer la cuve et s’écouler dans le bâtiment du réacteur.
Pendant la montée en température, l’hydrogène continue à être dégagé et les produits de fission s’échappent dans le bâtiment du réacteur. La pression monte. Il y a un risque de perte d’étanchéité.
Pendant la montée en température, l’hydrogène continue à être dégagé et les produits de fission s’échappent dans le bâtiment du réacteur. La pression monte. Il y a un risque de perte d’étanchéité.
La pression dans le bâtiment risquant de le faire exploser, on le dépressurise volontairement et des produits radioactifs sont alors dispersés, de façon contrôlée, dans l’atmosphère.
La pression dans le bâtiment risquant de le faire exploser, on le dépressurise volontairement et des produits radioactifs sont alors dispersés, de façon contrôlée, dans l’atmosphère.
En cas de perte d’étanchéité non anticipée et de dégradation du bâtiment, les produits radioactifs se dispersent dans l’atmosphère formant un panache invisible, emporté par le vent ou étalé sur le sol par la pluie.
En cas de perte d’étanchéité non anticipée et de dégradation du bâtiment, les produits radioactifs se dispersent dans l’atmosphère formant un panache invisible, emporté par le vent ou étalé sur le sol par la pluie.
Le magma peut percer la dalle du bâtiment du réacteur. Il peut alors atteindre le terrain sous la centrale, voire se répandre dans la nappe phréatique.
Le magma peut percer la dalle du bâtiment du réacteur. Il peut alors atteindre le terrain sous la centrale, voire se répandre dans la nappe phréatique.
© La-fabrique-créative/Bruno Bourgeois
agouti
Un accident grave, c’est quand des particules radioactives s’échappent en grande quantité dans la nature. Cela peut en produire en cas de surchauffe du combustible d’un réacteur nucléaire.
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