6.2

La radioactivité dans l’air

Notre atmosphère est traversée par des RAYONNEMENTS NATURELS venant du sol et de l’espace. On y trouve également des radionucléides artificiels issus des ACTIVITÉS HUMAINES.
La radioactivité dans l'air

La radioactivité naturelle dans l’air

Les rayons cosmiques

Nous recevons en permanence des rayonnements en provenance des confins de l’univers. Des dizaines de milliers de particules frappent chaque mètre carré de la terre, chaque seconde.

Au contact de notre atmosphère, ces particules cosmiques sont responsables de la formation d’éléments radioactifs comme le carbone 14 ou le tritium.

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La radioactivité artificielle dans l’air

Les installations nucléaires

Les installations nucléaires rejettent dans l’air des éléments radioactifs tels que le tritium, le carbone 14 ou l’uranium. Ces rejets gazeux sont mesurés par les exploitants, par l’IRSN, et contrôlés par l’ASN en regard des valeurs fixées par la réglementation. Leur impact sur l’environnement est surveillé par les exploitants et par l’IRSN.

Les essais nucléaires

Entre 1945 et 1980, plus de 500 tirs ont été réalisés dans l’atmosphère. Les radionucléides émis passent alors de quelques heures à quelques mois dans l’atmosphère avant de retomber au sol. Le césium 137, le strontium 90 et les isotopes du plutonium, de période plus longue, persistent encore dans l’air aujourd’hui en infime quantité notamment du fait de la remise en suspension de particules de sol.

Les doses dues aux essais nucléaires atmosphériques

nuage explosion nucléaireC’est en 1963 que les concentrations des radionucléides dans l’air ont été les plus élevées, entraînant les dépôts radioactifs les plus importants, notamment des dépôts de radionucléides de période courte à l’origine de l’exposition externe, ainsi qu’une contamination conséquente de la chaîne alimentaire, notamment par le césium 137 et le strontium 90. En France, la dose moyenne reçue par la population cette année là fut du même ordre de grandeur que celle de l’année 1986, due aux retombées de Tchernobyl, soit 0,3 millisievert.

Le radon

L’uranium naturellement présent dans les roches en France produit du radon, un gaz radioactif, qui s’échappe dans l’air. Les sols granitiques sont les plus concernés, comme en Bretagne et dans le Limousin.

Et en cas d’accident nucléaire ?

Lors d’un accident nucléaire, comme celui de Tchernobyl et de Fukushima, des produits de fission comme le césium, l’iode et le strontium peuvent être dispersés dans l’air. Le nuage radioactif va se déplacer au gré des vents, les radionucléides vont être déposés sur le sol, plus particulièrement par la pluie, le brouillard ou la neige.

La météo est donc déterminante lors d’un accident nucléaire.

En débat

Le nuage de Tchernobyl

« Le nuage s’est arrêté à la frontière » … C’est la phrase qu’ont mémorisée les Français. Ils reprochent le manque d’informations reçues à l’époque sur la contamination de la France et des denrées.

Le nuage radioactif a été suivi et analysé. Une coopération internationale a été mise en place pour étudier son parcours et ses retombées.

La reconstitution du nuage de tchernobyl

http://www.irsn.fr/tchernobyl-panache/

Modélisation des rejets de fukushima

http://www.irsn.fr/fukushima-modelisation/

agouti
Nous recevons continuellement des radiations en provenance de l’espace. Nos sols dégagent naturellement un gaz radioactif, le radon.
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