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Enhancing Nuclear Safety


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Evaluation ex vivo de la diffusion transcutanée du nitrate d’uranyle sur peau saine ou après abrasion

F. Petitot, A.M. Moreels et F. Paquet

6ème Colloque international de radiobiologie fondamentale et appliquée, Batz (France) 30 juin-4 juillet, in French

Summary

Le comportement biocinétique de l’uranium lors d’une contamination interne par blessure est très peu documenté. La CIPR n’a, actuellement, établi aucun modèle de contamination interne par blessure. L’objectif de ce travail est de modéliser la cinétique de transfert de l’uranium vers les compartiments cibles en fonction du type de blessure.

Les résultats présentés visent à évaluer la diffusion transcutanée du nitrate d’uranyle sur peau saine ou après une abrasion entraînant un retrait de la couche cornée. Afin de limiter le nombre des animaux utilisés et de pouvoir travailler sur différentes espèces animales, des cinétiques de diffusion transcutanée du nitrate d’uranyle ont été établies ex vivo dans différentes conditions. Ce modèle, fondé sur l’utilisation des cellules de diffusion de Franz, a été validé en tant que méthode alternative aux expérimentations animales au plan international (EVCAM, FDA). Les explants de peau utilisés proviennent de rats hairless  et d’oreilles de porc, dont les caractéristiques histologiques et de diffusion de xénobiotiques s’approchent le plus de celles observées pour la peau humaine. Les cinétiques de diffusion du nitrate d’uranyle ont été établies pour des contaminations continues d’une durée de 24 heures. Elles ont permis de calculer les flux d’uranium à l’état stationnaire au travers d’explants de peau pour les cas suivants : peau de rat hairless saine (0,81 ng.cm-2.h-1), peau de rat hairless sans couche cornée (42,58 ng.cm-2.h-1), peau de porc saine (18,24 ng.cm-2.h-1) et peau de porc sans couche cornée (31,18 ng.cm-2.h-1).

En conclusion, ces résultats préliminaires démontrent qu’une blessure très superficielle, telle qu’une abrasion entraînant un retrait de la couche cornée, augmente considérablement le risque d’incorporation de l’uranium dans l’organisme lors d’une contamination externe.

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