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Incident de transport de produits radiopharmaceutiques à l'aéroport de Roissy-CDG

 20/08/2002

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Le 17 août 2002 à 10h00, un colis éventré portant le trèfle indicateur de la présence de radioactivité et la mention « iode 131 » a été trouvé par 5 gendarmes sur une voie d’accès interne au terminal 2A de l’aéroport Roissy CDG. Ce type de source est notamment utilisé pour les irradiations médicales.


Rappel des circonstances de l’incident et premières observations


Près du lieu de l’incident, deux taches de contamination avec un débit de dose de 0,1 à 0,2 milligray par heure au contact ont été décelées par le SPR du CEA Saclay. Sur les talus bordant la voie ainsi qu’à l’entrée d’une bouche d’évacuation des eaux pluviales située à proximité, une contamination très hétérogène a été mise en évidence par l’IRSN, se manifestant par des débits de dose pouvant atteindre quelques milliers à quelques dizaines de milliers nGy/h (1 nGy est égal à 10-9 Gy ). Ces débits de dose sont à comparer au débit de dose naturel de 50 nGy/h. Dans un bâtiment de bureaux situé à une centaine de mètres du lieu de l’accident, les débits de dose mesurés sont proches des valeurs normalement mesurées dans l’environnement de la région parisienne mais l’influence de l’incident est toutefois perceptible. L’IRSN a effectué des frottis de surface et des prélèvements de terre pour caractériser plus précisément la contamination. La période radioactive de l’iode 131 -8 jours- et les premiers résultats de mesure enregistrés indiquent que les débits de dose les plus élevés devraient revenir à la normale dans un délais de 8 à 10 semaines maximum.


Caractéristiques du produit radioactif en cause


Les courtes périodes radioactives de ces produits nécessitent qu’ils soient fabriqués peu de temps avant leur utilisation. Cette contrainte multiplie le nombre de transports. Ces produits radiopharmaceutiques sont transportés de leurs lieux de production vers les hôpitaux par route, fer ou air et à plusieurs occasions dans le passé des incidents ont causé la dispersion d’éléments radioactifs.


Risques associés à l’iode


Dans ce type d’accident se traduisant par la dispersion d’un aérosol, le risque principal est un risque de contamination interne par inhalation. Les autres risques, exposition externe aux rayonnements, contamination superficielle de la peau sont secondaires. La thyroïde est l’organe qui concentre la plus grande part de l’iode inhalé, un tiers est rapidement stocké dans la thyroïde. Les deux autres tiers de l’iode inhalé sont éliminés rapidement par voie urinaire. La moitié de l’iode présent dans la thyroïde est ensuite progressivement éliminée tous les 7 jours.


Examens à réaliser en cas de suspicion de contamination


Lorsque des personnes peuvent avoir été contaminées, elles doivent être l’objet d’examens permettant de déterminer l’activité de l’iode 131 présent dans leur organisme et en particulier dans leur thyroïde. Pour cela, un examen anthropogammamétrique permettant de localiser la radioactivité gamma présente dans le corps, et des analyses de l’activité d’iode 131 dans les urines doivent être effectués. Les gendarmes qui ont découvert le colis ont été dirigés vers le SPRA (Service de Protection Radiologique des Armées).


Dès leur arrivée au SPRA à Clamart, un comprimé d’iodure de potassium leur a été administré (l’administration d’iode stable permet de limiter l’incorporation de l’iode radioactif dans la thyroïde), des examens anthropogammamétriques, des analyses d’urine ainsi que la spectrométrie des vêtements qu’ils portaient ont été réalisés. Les résultats de ces examens ont montré pour quatre des cinq gendarmes examinés une contamination de la thyroïde inférieure à 100 Bq d’iode 131 soit 1000 fois moins que lors d’un examen médical. Cette contamination correspond à une dose à la thyroïde inférieure à 0,05 milligray.


De même les pompiers qui sont intervenus sur la zone font l’objet d’examens effectués sur le site IRSN du Vésinet.


Il faut préciser qu’aucun cancer de la thyroïde attribuable à une irradiation interne par de l’iode 131 à des fins médicales n’a été observé chez l’adulte.


Dans ce type d’accident se traduisant par la dispersion d’un aérosol, le risque principal est un risque de contamination interne par inhalation. Les autres risques, exposition externe aux rayonnements, contamination superficielle de la peau sont secondaires. La thyroïde est l’organe qui concentre la plus grande part de l’iode inhalé, un tiers est rapidement stocké dans la thyroïde. Les deux autres tiers de l’iode inhalé sont éliminés rapidement par voie urinaire. La moitié de l’iode présent dans la thyroïde est ensuite progressivement éliminée tous les 7 jours. L’iode 131 est un radionucléide utilisé en médecine nucléaire dans les examens de l’activité thyroïdienne, le diagnostic et le traitement du cancer de la thyroïde ainsi que le traitement des hyperthyroïdies. Les activités d’iode 131 mises en jeu vont de 100 000 Bq pour un examen de la thyroïde à 5 GBq (5 milliards de becquerels) pour un traitement du cancer de la thyroïde. L’iode 131 est sous la forme d’iodure de sodium soit liquide en solution injectable, soit sous forme de poudre dans une gélule. Le colis accidenté contenait une gélule de 5 GBq d’iodure de sodium. Le colis expédié par CIS-bio international après être tombé d’un chariot transporteur, a été probablement écrasé par un autre véhicule provoquant la rupture du confinement de la gélule d’iode et la dispersion de la poudre qu’elle contenait par le vent et la pluie.

Rapidement, les pompiers et les gendarmes de l’aéroport ont déplacé le colis sur le bas côté de la voie, établi un périmètre de sécurité et une circulation alternée. Ensuite la Cellule mobile d’intervention radiologique de la Brigade des sapeurs pompiers de Paris, deux agents du Service de protection contre les rayonnements (SPR) du CEA Saclay et un agent de la société CIS-bio sont intervenus pour évacuer les débris du colis et établir l’étendue de la contamination. Le 19 août, cet incident a fait l’objet d’une inspection de la DGSNR (Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection - voir le communiqué de la DGSNR) et de mesures radiologiques – notamment de contamination – dans l’environnement du site par l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).


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