Exposition externe ou interne aux rayonnements ionisants: Réponses comportementales et neurochimiques

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 Habilitation à diriger des recherches (HDR) 

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HDR soutenue par Philippe Lestaevel du laboratoire de radiotoxicologie expérimentale (LRTOX)


Date et lieu de la soutenance

 

Mardi 31 mai 2011 à 09h30 à la salle des thèses de la faculté de Châtenay-Malabry (5, rue Jean-Baptiste Clément 92296 Châtenay-Malabry)

 

 

Jury

 

  • Mme Catherine Belzung Professeur d’Université (Tours)    Rapporteur
  • Mr Jean-Jacques Hauw  Professeur d’Université (Paris VI) Rapporteur
  • Mr François Coudoré     Professeur d’Université (Paris XI) Rapporteur
  • Mr Maâmar Souidi         Docteur d’Université (IRSN)         Examinateur
  • Mr Dominique Laurier    Docteur d’Université (IRSN)         Examinateur

 

 

Résumé

 

Les connaissances des effets des rayonnements ionisants en termes d’évaluation du risque concernent principalement le champ d’apparition des cancers. Il demeure aujourd’hui un déficit de connaissances sur l’existence d’effets biologiques et sanitaires autres que le risque de cancérisation. L’objectif de mes recherches est donc de mieux connaître la nature et l’importance de ces effets biologiques et notamment sur le système nerveux central, véritable centre de commande de l’organisme.
Les principaux résultats obtenus montrent qu’une exposition externe ou interne aux rayonnements ionisants entraîne des troubles de l’activité locomotrice, une diminution de la mémoire, une augmentation de l’anxiété ou des modifications du cycle veille-sommeil. Pour tenter d’expliquer ces effets observés, deux stratégies mécanistiques ont été envisagées et basées sur la modulation des neurotransmetteurs et la voie du stress oxydant. Des perturbations du système cholinergique et NO-ergique ont ainsi été mises en évidence après une exposition aux rayonnements ionisants. Nous avons également démontré l’importance du stress oxydant dans le mécanisme d’action des rayonnements ionisants au niveau cérébral. Ces travaux ont également montré que ces effets sont dépendants de la structure cérébrale (cortex > hippocampe), du modèle animal (post-natal > adulte), du temps d’exposition (sub-chronique > chronique) et de la dose.
Ces résultats démontrent donc la radiosensibilité du système nerveux central, même pour des faibles doses. Dans le futur, nous poursuivrons nos efforts dans la compréhension des mécanismes de la neuro-toxicité de ces rayonnements ionisants, avec notamment l’étude du rôle de la neurogénèse.


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