DATE ET LIEU DE SOUTENANCE
le 25 janvier 2008 à 14h30, à Strasbourg
Université L. Pasteur (ULP, Strasbourg I),
Centre de Géochimie de la Surface-CNRS,
amphithéâtre du 2ème étage
1 rue Blessig,
STRASBOURG
Résumé
Les recherches que j’ai menées sur la variabilité des dépôts atmosphériques accidentels et chroniques s’appuient sur les inventaires des sols français en radioéléments artificiels qui proviennent de deux sources : les retombées de l’accident de Tchernobyl et les retombées globales, consécutives aux tirs atmosphériques d’armes nucléaires. Mes recherches sur la variabilité des dépôts reposent sur l’hypothèse que les inventaires des sols constituent « l’empreinte » des dépôts atmosphériques, c'est-à-dire que les sols sont des collecteurs naturels des dépôts, accumulant les polluants de différentes sources, au fil du temps. La répartition verticale des radioéléments utilisés (essentiellement 137Cs, plutonium et 210Pb) dans les sols, qui montre que ces sols sont peu remaniés par l’érosion ou par l’homme, valide cette hypothèse.
Ainsi, au cours de mes recherches, la variabilité spatiale des inventaires des sols en radioéléments artificiels m’a permis d’évaluer l’hétérogénéité des dépôts atmosphériques et de discuter les paramètres environnementaux prépondérants, à l’origine de la variabilité des dépôts (trajectoire des masses d’air, importance des précipitations, nature de la végétation).