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Sécurité gérée et démonstration de sûreté dans les activités de manutention

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Laboratoire d'accueil : Laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales (LSHS)

Date de début de thèse : octobre 2012

Nom du doctorant : Jérémy Eydieux

 

 

Descriptif du sujet

 

Cette thèse se déroule en partenariat avec la chaire « REcherche en Sûreté Organisation Hommes » (RESOH) de l’École des Mines de Nantes. Cette chaire, dont l’IRSN est partenaire avec AREVA et DCNS, étudie les facteurs organisationnels et humains de la sûreté des industries à risques en privilégiant deux axes de recherche : les relations inter-organisationnelles, notamment à travers le développement des réseaux de sous-traitance et de co-traitance, et l’insertion de la sûreté dans l’ensemble des contraintes et des dispositifs de gestion liés à la recherche de compétitivité industrielle.

 

 

Contexte


La « sécurité gérée » peut se définir comme la capacité d’anticiper, de percevoir et de répondre aux défaillances imprévues par l’organisation. Elle repose sur l’expertise humaine, la qualité des initiatives, le fonctionnement des collectifs et des organisations, et sur un management attentif à la réalité des situations et favorisant les articulations entre différents types de connaissances utiles à la sécurité. Elle se distingue de la « sécurité réglée » qui se définit comme la capacité du système à éviter toutes les défaillances prévisibles par des formalismes, règles, automatismes, mesures et équipements de protection, formations aux "comportements sûrs", et par un management assurant le respect des règles. Les systèmes sûrs, qui sont parvenus à augmenter la sécurité réglée par la mise en œuvre de  prescriptions, ont dans le même temps négligé leur sécurité gérée, leur capacité adaptative de sécurité, qu’il leur faut parvenir à réintégrer car si la prescription est nécessaire à la sûreté, elle n’est néanmoins pas suffisante. En particulier, du fait de l’incomplétude de la prescription, les acteurs ont besoin de faire des ajustements locaux, et « l’ultra-sécurité » peut avoir des conséquences négatives sur la sûreté.

 

 

Objectif


Si les démonstrations de sûreté fournies par les exploitants du nucléaire et les évaluations de sûreté réalisées par l’IRSN en appui à l’ASN intègrent bien la sécurité réglée, la sécurité gérée pose quant à elle davantage de questions aux industriels. En particulier, jusqu’où aller dans l’explicitation de la sécurité gérée ? Comment accepter les zones d’ombres qui subsistent ? Aussi, la recherche vise à interroger l’intégrabilité de la sécurité gérée dans les démonstrations et les évaluations de sûreté. La thèse s’intéressera également au lien entre la sécurité gérée et les différentes formes de relation inter-organisationnelles, en prenant comme point de départ une activité à risques particulière : la manutention.

 

 

Méthodologie


La méthodologie qu’il est envisagé d’employer dans cette thèse est inductive et fondamentalement tournée vers le terrain. La collecte et l’analyse des données s’appuieront sur des méthodologies issues des sciences de gestion, mais aussi de la sociologie et de l’ergonomie, notamment les observations in situ et les entretiens semi-directifs. La recherche sera réalisée sur les sites industriels des partenaires de la Chaire, nucléaires et non nucléaires et portera dans un premier temps sur les activités de manutention.