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Thèses en cours

Étude des troubles cognitifs induits, à l'âge adulte, par l'exposition postnatale du cerveau de souris à des doses faibles ou modérées de rayonnements ionisants : rôle de la neurogénèse et du microenvironnement hippocampique

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Laboratoire d'accueil : ​​​Laboratoire de radiotoxicologie et radiobiologie expérimentale (LRTOX)

Date de début de thèse : octobre 2017

Nom de la doctorante : Céline SERRANO

 
Descriptif du sujet


 

Le scanner cérébral chez l’enfant est la procédure de diagnostic médical la plus fréquemment utilisée, mais reste néanmoins un examen dosant. Plusieurs études épidémiologiques suggèrent l’apparition de troubles cognitifs à l’âge adulte à la suite d’une exposition externe aux rayonnements ionisants, pour des doses inférieures à 2 Gy, lors du développement cérébral. Les troubles cognitifs font intervenir des mécanismes d’apprentissage et de mémoire. L’une des principales structures cérébrales qui sous-tend ces mécanismes est l’hippocampe dorsal. Au sein de l’hippocampe se trouve une région appelée gyrus denté, qui est un des lieux majoritaires de neurogenèse adulte. Le processus de neurogenèse fait part des mécanismes nécessaires lors de l’apprentissage et de la mémorisation.


L’objectif de cette thèse est d’étudier l’impact d’une irradiation postnatale à des doses faibles ou modérées sur le processus de neurogenèse et sur le microenvironnement hippocampique en lien avec l’apparition de troubles cognitifs.


Au sein du laboratoire, des modèles d’irradiation ont été mis en place au SARRP de manière à irradier le cerveau ou le gyrus denté de l’hippocampe dorsal, de souris mâles C57BL / 6. Les irradiations sont effectuées sur des souris âgées de 10 jours, avec une dose unique de 0.25, 0.5, 1 ou 2 Gy. Ces groupes sont comparés à des témoins non irradiés. Pour étudier les effets à long terme de ce type d’irradiation sur l’apparition des troubles cognitifs, un test comportemental nommé piscine de Morris, est effectué 3 mois après exposition. Ce test a pour but d’analyser la capacité d’apprentissage et la mémoire spatiale de souris exposées ou non. Quatre semaines avant le test comportemental, un marqueur de la prolifération cellulaire est injecté par voie intrapéritonéale aux souris afin de suivre la création des nouveaux neurones qui seront réquisitionnés lors de la tâche d’apprentissage. Des expériences d’immunohistochimie permettront de discriminer les différentes populations cellulaires caractéristiques des étapes de la neurogenèse. La prolifération des progéniteurs neuronaux, leur différenciation et leur survie lors de la migration ainsi que leur intégration au réseau préexistant seront ainsi étudiées. Enfin, nous chercherons également à caractériser les possibles modifications des différentes populations cellulaires de leur environnement proche appelé microenvironnement hippocampique.


Cette étude contribuera donc à l’amélioration des connaissances scientifiques sur les conséquences à long terme d’une exposition externe cérébrale postnatale à des doses faibles ou modérées de rayonnements ionisants, avec pour objectif une amélioration de la radioprotection de l’enfant.