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Toxicité et mode d'action du tritium seul et en mélange avec du cuivre sur l'algue verte Chlamydomonas reinhardtii


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Céline Réty a soutenu sa thèse le 4 juin 2010.

Type de document > *Mémoire/HDR/Thèse

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SECRE/LRE

Auteurs > RETY Céline

Date de publication > 06/12/2010

Résumé

Les rejets d’effluents liquides des Centres Nucléaires de Production d’Electricité (CNPE) sont constitués d’un mélange de substances stables et radioactives. L’exposition d’organismes à des substances en mélange peut faire l’objet d’interactions diverses, conduisant à une augmentation ou à une diminution des effets observés. Afin d’identifier de possibles interactions dans le cas de mélanges de substances caractéristiques (en termes de toxicité et de quantité) des rejets de CNPE, l’effet d’un mélange binaire composé de cuivre et d’HTO a été étudié sur le modèle d’algue unicellulaire Chlamydomonas reinhardtii. Dans un premier temps, la toxicité de l’HTO a été analysée. L’HTO s’est révélée être peu toxique envers notre modèle biologique. L’effet le plus sensible et le plus précoce est une augmentation du stress oxydant (dès 40 kBq mL-1 - 0.13 μGy h-1). Lors de l’exposition des cellules algales au mélange HTO/Cu, une interaction a été révélée au niveau du stress oxydant cellulaire, celui-ci étant supérieur à une simple addition de l’effet des deux substances. Cette interaction peut s’expliquer par une augmentation de l’internalisation du cuivre en présence d’HTO, mais aussi potentiellement par des interactions toxiques directes (notamment sur les processus de régulation du stress oxydatif). En conclusion, il a été démontré que l’effet de substances stables et radioactives en mélange peut être supérieur à l’addition. Bien qu’étant uniquement représentative du mélange binaire HTO/Cu, cette étude montre néanmoins de potentielles interactions entre substances stables et radioactives, à considérer lors de

l’évaluation des risques écologiques relatifs aux rejets de CNPE.