Pour être en mesure d'effectuer une expertise pertinente, l'IRSN développe ses propres programmes de recherche qui privilégient les collaborations nationales et internationales avec la création de partenariats et d'unités mixtes de recherche. L'Institut participe également à de nombreux programmes de recherche internationaux. Il s'agit pour l'IRSN d'anticiper les questions à venir sur l'évolution et la maîtrise des risques des activités nucléaires et de développer de nouveaux thèmes de recherche sur les accidents et la gestion de crise où l'IRSN apporte son concours aux pouvoirs publics.
Dans la page ci-dessous sont détaillés quelques programmes de recherche en cours et passés.
Les projets dans le domaine de la sûreté des installations nucléaires
Le projet Seth 2 : étude des phénomènes thermohydrauliques pour les besoins de la gestion des accidents
Le projet Thai (thermohydraulique, hydrogène, aérosols, iode), pour lever les incertitudes concernant la distribution, la combustion et la mitigation de l’hydrogène ainsi que celles concernant le comportement des produits de fission, notamment l’iode, et les aérosols.
Développement de la recherche européenne sur les réacteurs de génération IV, à gaz et à très haute température (VHTR, Very High Temperature Reactors).
Le programme expérimental Serena - Steam Explosion Resolution for Nuclear Applications – est un projet international coordonné par l’OCDE auquel participe l’IRSN en partenariat avec le CEA.
Le projet Bemuse (Best-Estimate Methods of Uncertainty and Sensitivity Evaluation - on parle aussi de méthodes Best-estimate) concerne l'évaluation des incertitudes et l'analyse de sensibilité. Bemuse est un projet international organisé par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) auquel participe l’IRSN.
Le projet Asampsa2 - Advanced Safety Assessment Methodologies: Level 2 Probabilistic Safety Assessment / Méthodologies avancées d’évaluation de sûreté : évaluations probabilistes de sûreté de niveau 2 - est coordonné par l’IRSN, et regroupe 21 organismes, issus de douze pays européens.
le Programme international Cabri (CIP) vise à étudier le comportement des crayons de combustibles et de leur gainage, lors d’un accident d’injection de réactivité (RIA) dans les réacteurs à eau sous pression (REP)
L'objectif du programme Terme source (International Source Term Programme - ISTP) est de réduire les incertitudes concernant l'évaluation des rejets de produits radioactifs dans l'environnement en cas d'accident de fusion du coeur d'un réacteur à eau. Autres programmes inclus : Epicur, Mozart, Chip, Becarre.
Le programme Phébus PF a pour objectif général de contribuer à réduire l'incertitude relative à l'évaluation des rejets de produits radioactifs en cas d'accident de fusion de coeur d'un réacteur à eau sous pression (REP), et d'accroître les capacités d'expertise et de gestion de crise de l'IRSN dans ce domaine.
Etude de l’effet du vent sur les rejets de contamination d’une installation nucléaire. Le programme Tivano (Transferts induits par le vent en régime accidentel et nominal) vise à qualifier le code de calcul CFX et le système de logiciels Sylvia, pour mieux intégrer les effets du vent dans le calcul des rejets.
Programme expérimental pour valider les codes de calculs de criticité concernant les matériaux de structure.
Les programmes dans le domaine de la radioprotection de l'environnement et de l'homme
Lancé en 2009, le programme pluridisciplinaire Rosiris vise à mieux connaître les mécanismes à l'origine des effets secondaires des radiothérapies.
Lancé en février 2011, le réseau d’excellence Strategy for Allied Radioecology (Star), coordonné par l’IRSN regroupe neuf partenaires européens. L'objectif est de mutualiser la connaissance, les infrastructures ainsi que les efforts de recherches des différents partenaires afin de créer une "véritable aire européenne de recherche en radioécologie".
Mené depuis 2008 jusqu'en 2012, le programme Disver (dispersion verticale) a pour objectif principal de valider, à l’aide de campagnes en mer, les calculs du modèle Mars. Co-développé par l’Ifremer et l’IRSN, ce modèle hydrodynamique tridimensionnel simule la dispersion de polluants solubles dans l’eau de mer.
Coordonné par le LRTE, le programme vise à définir les conditions optimales d’utilisations cliniques des cellules souches adultes dans le cadre de la prise en charge médicale de lésions tissulaires sévères.
Initié en 2001, Envirhom a pour objectif d’observer les effets des expositions chroniques à très faible niveau en associant les spécialistes de l’homme et de l’environnement. Il s’agit d’étudier les phénomènes d’accumulation des radionucléides sur des écosystèmes et des personnes.
Etude des phénomènes et des mécanismes de transfert des radionucléides dans les sols, les sous-sols et vers les écosystèmes.
Les conséquences pour l’homme et l’environnement d’une pollution d’origine industrielle, et notamment radioactive, sont plus ou moins pénalisantes en fonction de l’importance et de la nature de cette pollution, mais aussi des caractéristiques de l’environnement qui la subit. C’est à partir de ce constat que le projet Sensibilité (Sensib) a été lancé en 2004 au Laboratoire d'études radioécologiques en milieu continental et marin (LERCM) de l’IRSN. Voir aussi la description du projet Prime, partie de Sensib.
Le projet Extreme, lancé en 2005, est dédié à l’étude des transferts de matières (notamment des stocks de radioactivité artificielle) lors des des épisodes météo climatiques paroxystiques.
Deux projets nourrissent par leurs résultats le projet EXTREME : le projet Carma (fonctionnement hydro-sédimentaire de la région rhodanienne) et le projet Extrema (qui élargit le champ d’Extreme aux contaminants métalliques sur la zone côtière de la Méditerranée)
Le programme Tournemire regroupe toutes les expérimentations réalisées dans la station de Tournemire (Aveyron) et les interprétations correspondantes. Il s’agit d’un tunnel creusé dans une argilite très indurée, de propriétés voisines de celles du site sélectionné dans l’est de la France par l’ANDRA pour l’installation d’un laboratoire souterrain d’études.
La plate-forme expérimentale de Tchernobyl est une zone de 4 hectares située au voisinage d’une des anciennes tranchées creusées à la hate pour enterrer des terres et débris contaminés par l’accident et dotée des moyens nécessaires aux recherches sur la migration des radionucléides dans le sol et vers les plantes.
Programmes divers achevés
Programmes en sûreté nucléaire
Programmes en radioprotection de l'homme
Programme en radioprotection de l'environnement