SharePoint
Aide
Faire avancer la sûreté nucléaire

La Recherchev2

Publications

Le Tsunami de Cadix le 1er novembre 1755 : Analyse critique de comptes-rendus d'antonio De Ulloa et de Louis Godin


Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Titre de la revue : Comptes Rendus - Geoscience Volume : 340 N° : 4 Pagination : 251-261 Date de publication : 07/04/2008

Type de document > *Article de revue

Mots clés > séisme, sources documentaires, tsunami

Unité de recherche > IRSN/DEI/SARG/BEHRIG

Auteurs > BLANC Paul-Louis

Date de publication > 07/04/2008

Résumé

Au matin du 1ier novembre 1755, La ville de Lisbonne fut détruite par un séisme, auquel s'ajouta un tsunami d'une hauteur de 5 m, engloutissant la ville basse et le port, et un incendie allumé par l'effondrement de maisons sur leurs foyers domestiques, et qui fit rage pendant une semaine. Au contraire de Lisbonne, le port et la ville de Cadix, en Espagne, furent considérés comme miraculés, malgré les terreurs rapportées dans les témoignages : "la crue de la mer a fait craindre que la ville ne fut submergée" L'évaluation classique de la hauteur de la vague de tsunami y est de 19,5 mètres. L'étude d'une sélection restreinte de sources documentaires primaires, démontre que le tsunami fut beaucoup plus faible. Il est difficile d'établir comment les témoignages désormais classiques ont été altérés par rapport aux lettres originales, mais l'une des raisons en est que les secrétaires des institutions scientifiques ne faisaient imprimer que des versions abrégées - ou pire, synthétiques - des communications originales des membres. Le niveau moyen du sol à Cadix est de 11 m au dessus du niveau de la mer. Si la hauteur de la vague avait été proche de 19,5 m, l'engloutissement de Cadix aurait laissé son nom au tremblement de terre et au tsunami du 1ier novembre 1755, de préférence à la destruction de Lisbonne. A Cadix, l'impossibilité de reproduire des vagues de plus de 10 m de haut dans les expériences de modélisation conduites au cours des 10 ou 12 dernières années, ne résulte pas d'un défaut des modèles : au contraire, cela doit être porté au crédit de M.A. Baptista et de ses partenaires scientifiques. Le risque considérable de choisir des options susceptibles d'amener une distorsion des résultats vers des valeurs provenant en fait d'erreurs anciennes - simplement parce que ces valeurs semblent conformes aux données, a été évité.