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Les recherches sur la protection de l’environnement : situation actuelle et perspectives.


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JC Gariel Journées SFRP – Section Environnement Evaluation et surveillance des rejets radioactifs des installations nucléaires - 13/14 novembre 2002

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > radioprotection, modélisation en radioécologie, radioécologie en milieu contrôlé

Unité de recherche > IRSN/DEI/SECRE/LME, IRSN/DEI/SECRE/LRE

Auteurs > GARIEL Jean-Christophe

Date de publication > 14/11/2002

Résumé

La prise en compte l’environnement a évolué au cours de la mise en place du système de radioprotection de l’homme. Plusieurs périodes successives peuvent être distinguées notamment à travers les recommandations de la CIPR et les travaux de l’AIEA : · Jusqu’en 1991 , l’homme est la cible à protéger et l’environnement est considéré uniquement comme un vecteur de contamination vers l’homme qui utilise les ressources du milieu où il vit. · Sur la base des connaissances acquises en matière d’effets des rayonnements ionisants chez les organismes vivants, la CIPR postule que l’homme est l’être le plus radiosensible et que donc le protéger revient à protéger l’environnement (CIPR, 1991). · Dans les années qui suivent, ce postulat, sans être remis fondamentalement en cause, est discuté. Ainsi, en 1992, un « technical report » de l’AIEA indique que : « il n’existe pas d’évidence, à partir de la littérature scientifique, que des débits de dose inférieurs à 1 mGy/j affecteront des populations animales ou végétales ». Ce même rapport conclut cependant que « …quelques situations, telles que des cas d’exposition prolongée d’un groupe critique humain approchant 1 mSv/an, combiné avec l’existence de conditions écologiques spécifiques comme la présence d’espèces rares ou en danger ou des stress combinés, peuvent nécessiter des analyses spécifiques. » (AIEA, 1992). En 1996, un rapport à l’assemblée générale de l’UNSCEAR (UNSCEAR, 1996) conclut que « pour les espèces animales les plus radiosensibles, les mammifères, il existe peu d’indication que des débits de dose de 400mGy/h à l’individu le plus exposé affecteraient sérieusement la mortalité de la population. Pour des débits de dose d’un ordre de grandeur inférieur, la même conclusion pourrait être tirée en ce qui concerne les effets sur la reproduction. Pour les organismes aquatiques, la conclusion générale était que des débits de dose maximum de 400 mGy/h à une faible proportion des individus et, par voie de conséquence, un débit de dose moyen plus faible à l’autre partie de la population ne produirait pas de détriment au niveau de la population ». L’ensemble de ces discussions a, pour une part, son origine dans les conclusions de la conférence des Nations-Unies sur l’environnement et le développement (United Nations, 1992a). Le principe 4 de la déclaration de Rio indique ainsi que « …la protection de l’environnement constituera une partie intégrante du processus de développement et ne peut pas être considérée indépendamment de ce dernier ». Dans le même temps, la convention sur la diversité biologique (United Nations, 1992b) définit la protection de l’environnement comme « la préservation de la diversité génétique et biologique, des ressources biologiques et des habitats ». · Sur la base de ces constats et depuis quelques années, il apparaît au niveau international (AIEA, 1999, 2002) un consensus sur la nécessité de mettre en place un système de protection de l’environnement contre les effets des rayonnements ionisants. A noter qu’au niveau international, l’usage a fait que l’on parle de protection de l’environnement contre l’effet des rayonnements ionisants alors qu’il faudra prendre en compte la radiotoxicité et la chimiotoxicité des radionucléides. Ces deux notions ne peuvent être ignorées dans les cas d’exposition interne (ingestion). L’objectif de la présentation est de faire le point sur les réflexions et les travaux en cours, au niveau national et international, dans l’objectif de mettre en place un système de radioprotection de l’environnement. Pour cela, après avoir rappelé la place de l’environnement dans le système de protection aujourd’hui en place, les méthodes d’évaluation du risque à l’environnement (dit « risque écologique ») pour les radionucléides et les substances chimiques seront comparées. Enfin, les actions menées au niveau des organisations internationales seront passées en revue.

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