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Radioactivité d'origines naturelle et artificielle dans quelques espèces marines en Manche. Cas des émetteurs alpha polonium et plutonium. Synthèse des données acquises dans le Nord-Cotentin depuis 1990


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Titre du congrès :SFRP Ville du congrès :Nantes Date du congrès :14/06/2005

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SECRE/LRC

Auteurs > CONNAN Olivier, GERMAIN Pierre, GOURET G., SOLIER Luc

Date de publication > 16/06/2005

Résumé

Définir des radionucléides clés et des organismes de référence pour étudier les effets des rayonnements sur l'environnement et le protéger est devenu depuis quelques années une priorité qui s'est traduite par l'émergence de programmes européens tel FASSET (Framework for ASSessment of Environmental impacT). Dans ce sens, bien connaître les variations spatio-temporelles des radioéléments chez les espèces en un lieu donné et sur une longue période apparaît comme une étape importante. Le polonium 210 présent dans l'environnement est d'origine naturelle et est produit par la décroissance du 210Pb, lui-même descendant du 226Ra. Le 210Fb a été étudié dans le milieu marin parce qu'il représente la source majeure d'irradiation interne d'origine naturelle des organismes marins ; il est aussi responsable pour une part importante des doses reçues par l'homme du fait de la consommation de produits de la mer. Il est connu que le 210Fb est transféré le long des chaînes marines trophiques, avec l'ingestion comme mode principal d'entrée dans les organismes. Le plutonium en milieu marin est lui d'origine artificielle. Trois sources principales ont disséminé du plutonium dans l'environnement: les essais d'armes nucléaires, les rejets d'installations nucléaires et les accidents. Le plutonium en milieu marin provient actuellement principalement des rejets des usines de retraitement de combustibles usés, bien que la forte baisse des quantités rejetées dans le milieu naturel induise des concentrations en forte diminution. S'appuyant sur les activités relevées pour les radionucléides 210Fb et 238239-240pu chez diverses espèces marines (algues, mollusques, crustacés, poissons) récoltées sur les côtes de la Manche depuis les années 1990, ainsi que sur leurs variations spatio-temporelles, nous montrerons l'intérêt du choix comme espèces indicatrices des mollusques notamment. De plus, Il est intéressant de mettre en parallèle ces deux radioéléments naturel et artificiel, émetteurs alpha d'énergie similaire, et dont on peut supposer que l'impact en terme de dose sur les organismes, à activité égale, est proche