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Rapport final ANR Extrema


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Rapport final ANR Extrema / février 2012

Type de document > *Rapport/contribution à GT (papier ou CD-Rom)

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN/DEI/SESURE/LERCM

Auteurs > EYROLLE Frédérique

Date de publication > 01/02/2012

Résumé

Le projet Extrema coordonné par l’IRSN a été élaboré en multipartenariat en réponse à l’AAP de l’ANR émis en juin 2006 sur son programme VMC "Vulnérabilité Milieu et Climat". Il a été retenu pour financement par notification du 18 avril 2007 (Décision d’aide ANR-06-VULN-005) pour une durée initiale de 48 mois à compter du 1er janvier 2007. Le contrat a été prolongé de six mois sur demande du consortium (août 2010) et approbation de l’ANR (Décision modificative d’aide du 29 septembre 2010). Extrema a été labellisé et soutenu par deux pôles de compétitivité : Le pôle "mer Paca" à vocation mondiale ainsi que le pôle "Gestion des risques et vulnérabilité de territoires" à vocation régionale. Extrema a impliqué les équipes de l’IRSN, du Cefrem (UMR 5110), du Cerege (UMR 6635), de l’Ifremer (Centres de Toulon et Brest) et le Laboratoire d’Aérologie du Pôle d’Océanographie Côtière de l’Observatoire Midi-Pyrénées (UMR 5560).


Il avait pour objectifs d’acquérir des données à l’échelle du Golfe du Lion, depuis les bassins versants des fleuves côtiers du pourtour de la méditerranée Nord occidentale jusqu’aux canyons du milieu sous marin profond en marge du plateau continental, afin d’enregistrer les flux de matières et les flux de contaminants lors d’épisodes météo climatiques de grande ampleur. En effet, les travaux antérieurs des différentes équipes avaient souligné l’importance des évènements extrêmes dans le déplacement et le transfert des masses au sein des différents compartiments de la biogéosphère, ainsi que le poids de ces forçages dans les bilans matières réalisés à différentes échelles spatio-temporelles (Mermex group, 2011).


Le système côtier du Golfe du Lion a été choisi en raison de sa vulnérabilité à la fois aux épisodes météo climatiques de grande amplitude (poussières d’origine saharienne, crues du Rhône, tempêtes, épisodes de coulées d’eau dense (cascading) et convection au large) et aux sources de pollutions (radioactivité d’origine artificielle, métaux traces, composés organiques persistants). La mise en place et la consolidation d’observatoires en des points stratégiques du Golfe du Lion ont permis d’acquérir des données clés dans la compréhension des processus de transfert associés à ces épisodes extrêmes et pour le développement, la validation et l’utilisation de modèles hydro sédimentaires à différentes échelles d’espace et de temps (prodeltas/bassin méditerranéen occidental, évènementiel/inter annuel). Ce document constitue le rapport final du projet et présente de manière synthétique, tel que demandé par l’ANR, les principaux résultats marquants du projet.


Au terme du projet, les transferts de matière et de contaminants associés aux forçages climatiques prédéfinis ou à des forçages anthropiques (lâchers de barrages) ont été évalués. Les différents vecteurs de transfert inter compartiments et les dynamiques des principaux milieux d’accumulation (puits) ou d’alimentation (sources) tels que les poussières atmosphériques, les marges alluviales et dépôts d’inondation, les prodeltas et les canyons du milieu marin profond ont été caractérisés. Nos travaux ont permis de mettre en évidence qu’une modification significative à plus ou moins long terme de la distribution des polluants au sein de certains systèmes côtiers pourrait être liée à la réduction du cascading et de la convection. Une des conséquences majeures de ce changement abrupt serait une séquestration des polluants au niveau des plateaux continentaux, lieux privilégiés de la production primaire et siège de développement des ressources marines.