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Le biomarqueur d’atteinte par les rayonnements ionisants, un complément indispensable à la dosimétrie en situation accidentelle. Démarche et exemple appliqué au système digestif.


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Pascale Scanff, Stéphane Grison, Thibaut Marais et Nina M Griffiths Congrès SFRP, Tours, juin 2001

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés > radiobiologie digestive, acides biliaires, biomarqueurs

Unité de recherche > Laboratoire de recherche en pathologies radio-induites_(LRPAR)

Auteurs > GRISON Stéphane, SCANFF Pascale

Date de publication > 01/06/2001

Résumé

Lors d’une surexposition accidentelle aux rayonnements ionisants, il faut pouvoir évaluer, dans un minimum de temps, les dommages subis par la personne irradiée afin d’établir un diagnostic et de définir une thérapeutique adaptée. A cette fin, on a classiquement recours à la combinaison des dosimétries clinique, physique et biologique qui demeure toutefois insuffisante pour valider un diagnostic et choisir la meilleure thérapeutique possible car il existe une forte variabilité interindividuelle de la réponse de l’organisme à une irradiation, pour une dose donnée. En effet, la réponse au niveau cellulaire, mesurée notamment par la technique du dénombrement des aberrations chromosomiques, n’est pas représentative de la réponse au niveau d’un tissu, d’un organe et encore moins d’un système physiologique. En effet, les effets observés à l’échelle tissulaire ou à l’échelle de l’organisme résultent non seulement des effets au niveau cellulaire et aux pertes cellulaires mais également à des modifications de l’environnement cellulaire et tissulaire. C’est pourquoi, il semble tout à fait primordial de trouver des biomarqueurs qui permettent de mesurer l’étendue et la gravité des dommages au niveau des principaux systèmes physiologiques. Le système digestif est l’un des systèmes physiologiques pour lequel la recherche de ces biomarqueurs est d’autant plus capitale que ses dommages radio-induits peuvent compromettre le pronostic vital de la personne irradiée. Toutefois, cette recherche est compliquée par la plurifonctionnalité de ce système « multi-organes ». Un piste intéressante de biomarqueurs est à l’étude avec la mesure des taux d’acides biliaires dans le sang ou les fèces. En effet, les acides biliaires se retrouvent dans ces divers fluides biologiques en raison de leur recyclage entérohépatique. Toute atteinte de l’intestin entraîne des modifications de ce recyclage avec des modifications concomitantes des teneurs en acides biliaires dans ces divers fluides. En particulier, une malabsorption iléale des acides biliaires se traduit par une augmentation de leur concentration fécale. L’utilisation des variations des teneurs fécales et /ou plasmatiques des acides biliaires est un exemple d’index potentiel de l’atteinte radio-induite de l’intestin.