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Conséquences d’un traitement par l’interleukine-4 sur des souris irradiées corps entier


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A. Van der Meeren, M-H Gaugler, M-A. Mouthon
Congrès SFRP, Tours, juin 2001

Résumé

Les traitements mis en place dans le cadre des récents accidents d’irradiation ont montré que le traitement du syndrome hématopoïétique, bien que nécessaire pour lutter contre les infections et les hémorragies, n’était pas suffisant pour la survie à long terme. Les causes de décès de ces irradiés n’ont d’ailleurs pas été clairement élucidées et semblent consister en des défaillances multiples des organes. Par ailleurs, une réaction inflammatoire est classiquement observée après irradiation. La réponse inflammatoire constitue une réponse normale de l’organisme destinée à lutter contre une agression. Toutefois, si elle persiste dans le temps, cette réaction peut entraîner une cascade d’évènements dont certains sont néfastes pour l’organisme. Dans ce contexte, l’efficacité thérapeutique de l’interleukine-4 (IL-4) a été évaluée dans un modèle souris. En effet, cette cytokine possède des propriétés anti-inflammatoires. De plus, nous avons montré que l’IL-4 était capable, in vitro de limiter les dommages radio-induits de la cellule endothéliale, acteur privilégié de la réponse inflammatoire.
Des souris C57BL-6/J ont été irradiées corps entier à la dose de 8 Gy (0,25 Gy/min) par une source de 60Co (ICO 4000) puis traitées par le placebo ou par l’IL-4. Nous avons montré l’efficacité de l’IL-4 à limiter la réponse inflammatoire radio-induite dans les 24h suivant l’irradiation, par la diminution de l’afflux de leucocytes au niveau pulmonaire et la limitation du relargage de médiateurs de l’inflammation au niveau plasmatique. Par ailleurs, nous avons montré que 20% des animaux irradiés et traités au placebo survivaient au moins 30 jours alors que cette proportion passait à près de 80% lorsque les animaux étaient traités par l’IL-4. Par ailleurs aucune amélioration de la reprise hématopoïétique n’était observée chez les animaux traités par l’IL-4 en comparaison aux animaux injectés avec le placebo et ce, au niveau des cellules sanguines et au niveau des progéniteurs hématopoïétiques dans la moelle osseuse et la rate. Ces résultats remettent en question un des dogmes de la radiobiologie selon lequel la mortalité dans ces conditions (survie à 30 jours après irradiation corps entier) est due au syndrome hématopoïétique. Du fait des propriétés anti-inflammatoires de l’IL-4 nous pouvons poser l’hypothèse que la limitation de la réponse inflammatoire radio-induite pourrait être en partie responsable de l’amélioration de la survie des animaux irradiés.