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Reconstitution dosimétrique dans le cas d'irradiations localisées


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J.F. Bottollier-Depois, E. Gaillard-Lecanu, A. Roux, Q. Chau, F. Trompier Congrès SFRP, Tours, 19-21 juin 2001

Résumé

A la suite d'une irradiation localisée accidentelle, il est nécessaire de déterminer l'extension des tissus touchés ainsi que les organes, en particulier dans la partie située près de la source. A l'heure actuelle, les indicateurs biologiques ne permettent pas d'estimer avec suffisamment de précision l'hétérogénéité de la dose pour définir une stratégie thérapeutique. Une alternative consiste à réaliser un calcul afin de cartographier la dose dans les différentes régions d'intérêt de l'organisme. Notre technique, qui combine une conception assistée par ordinateur (CAO) et un calcul Monte-Carlo, permet d'estimer la distribution de dose dans un modèle anthropomorphe numérique. La CAO est utilisée pour modéliser l'accident, prenant en compte la morphologie du patient ainsi que la source et l'environnement. Le code Monte-Carlo effectue le transport des gamma dans l'espace 3D défini. Le calcul fournit la distribution de dose relative à une particule source, il est nécessaire de la normaliser pour donner la dose absolue. La solution est simple si l'on connaît l'activité de la source et la durée de l'exposition. En pratique, cette durée est souvent mal définie, voire inconnue. Une autre approche consiste à normaliser le résultat du calcul en un point où la dose absorbée est connue. Différentes méthodes d'ajustement sont proposées en fonction des informations disponibles à partir : des signes cliniques comme la limite de la nécrose radiologique où la dose est estimée à 25 Gy, la dose au corps entier définie par le dénombrement des aberrations chromosomiques au niveau des lymphocytes du sang circulant, et tout autre moyen donnant la dose absorbée en un point, par exemple la dosimétrie de l'émail dentaire par la technique de résonance paramagnétique électronique (RPE). Cette approche a été appliquée à la suite d'accidents radiologiques sur des patients qui présentaient des lésions sévères : Géorgie en 1997 avec une source de 137CS, Afrique du Sud en 1998 et Pérou en 1999 avec une source d'192Ir.