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Leçons tirées de l'envoi de résine dans le circuit primaire de la centrale de Fessenheim en janvier 2004. Conséquences pour la sûreté


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M. Georgescu,

Forum EUROSAFE, Berlin, 8-9 novembre 2004,

Rapport DSR 39

Type de document > *Rapport/contribution à GT (papier ou CD-Rom), *Congrès/colloque

Mots clés > sûreté, circuit primaire, réacteurs à eau sous pression (REP)

Unité de recherche > IRSN/DSR/SEREP

Auteurs > GEORGESCU Miora

Date de publication > 15/11/2004

Résumé

Le 24 janvier 2004, sur la tranche 1 de Fessenheim, un défaut de préparation a entraîné une erreur de lignage lors de la mise en service du déminéraliseur 0 TEP 05 DE. Cette erreur a eu pour conséquence l’injection de résines (environ 300 litres) de ce déminéraliseur dans le ballon du circuit de contrôle volumétrique et chimique (RCV) et ensuite dans le circuit primaire (RCP), via la soupape de protection des déminéraliseurs de déboratation du circuit de traitement des effluents primaires (TEP). L’incident a eu des conséquences réelles importantes sur l’installation : colmatage des filtres RCV, perte du débit d’injection aux joints des pompes primaires, déclenchement automatique d’une pompe primaire par « débit maximum au retour du joint n°1 », grippage d’une pompe de charge au niveau d’un palier hydrostatique, grippage des grappes bouchons dans leurs tubes guides, bouchage de tuyauteries de petit diamètre. Plus de 5 mois d’arrêt ont été nécessaires pour nettoyer les circuits, remettre en état des matériels et réaliser les contrôles et les essais des équipements potentiellement affectés par la présence de résines. Si un programme de surveillance renforcée, mis en place lors du redémarrage de la tranche, confirme jusqu’à présent l’absence de nocivité d’un reliquat de résines sur le fonctionnement de l’installation, il demeure néanmoins certain qu’une quantité résiduelle de résines subsiste dans certaines zones du circuit primaire et il reste à vérifier l’absence de nocivité chimique de ces dépôts à long terme dans des zones confinées potentielles, comme par exemple au niveau des barrières thermiques des pompes primaires. Enfin et de manière plus globale, cet incident met en exergue, à travers ces causes, l’importance de la préparation et du contrôle des activités d’exploitation normale, ainsi que la mise en place d’une modification non pardonnante qui permet l’orientation d’un circuit de traitement des effluents vers le circuit primaire.