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Mesure des odeurs par analyse sensorielle ou "olfactométrie"


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A. Marie Gouronnec, septembre 2001.

Type de document > *Rapport/contribution à GT (papier ou CD-Rom)

Mots clés > ventilation et filtration, olfactométrie

Unité de recherche > IRSN/DSU/SERAC/LECEV

Auteurs >

Date de publication > 01/09/2001

Résumé

Pour un être humain, l’odeur est le fruit de l’interaction de molécules chimiques avec son système olfactif, les molécules chimiques ayant été transportées dans l’air depuis leur point d’émission. Les milieux naturels ou les procédés utilisés sur les sites industriels peuvent entraîner l’émission dans l’atmosphère de rejets gazeux odorants de nature plus ou moins complexe. Dans certains cas, les odeurs émises peuvent générer des nuisances au niveau des populations riveraines. L’industriel responsable des émissions odorantes peut ainsi être amené, soit spontanément soit sous la pression de ses riverains et/ou de l’administration (voir synthèse des textes législatifs dans les tableaux 1 .a à 1.e en annexe), à contrôler ces émissions, voire à désodoriser ces rejets avant leur émission dans l’atmosphère.
Tant le contrôle des émissions d’odeur que la désodorisation nécessite d’analyser les effluents gazeux. Deux approches sont alors possibles : l’analyse olfactométrique et/ou l’analyse physico- chimique. La première relève de l’analyse sensorielle, tandis que la seconde fait appel à des méthodes d’analyses plus classiques. 
L’analyse physico-chimique permet d’identifier la composition du mélange odorant, qualitativement et quantitativement ; ceci est indispensable lorsque l’on veut désodoriser par exemple, car, dans ce cas, il faut tout d’abord savoir quelles sont les molécules à éliminer. L’analyse olfactométrique permet d’appréhender l’odeur de façon globale puisqu’elle prend en compte les molécules chimiques à l’origine de l’odeur ainsi que le système physiologique sans lequel il n’y aurait pas perception de cette odeur. Ce type d’analyse rend en particulier compte de la grande sensibilité des systèmes olfactifs humains, lesquels perçoivent souvent des signaux chimiques correspondant à des concentrations moléculaires si faibles que les analyseurs chimiques courants ne les détectent pas. L’analyse olfactométrique permet également d’intégrer les propriétés de la muqueuse olfactive pour les mélanges de molécules odorantes ; en effet, lorsque la muqueuse est soumise à un mélange de molécules, il peut y avoir inhibition ou exacerbation des signaux d’odeur que l’on aurait obtenus à partir des molécules prises isolément. On voit donc que les deux types d’analyses sont complémentaires puisque l’une permet de connaître ce dont est composé le mélange étudié, alors que l’autre permet de répondre à la question : « y-a-t-il émission d’odeur et, si oui, combien ? )