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Irradiation des organes à risque digestifs en radiothérapie abdomino-pelvienne : doit-on avoir une action préventive ?


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Titre du congrès :RMRA07 Congrès International Radiations Médicales : Recherche et Applications Ville du congrès :Marrakech Date du congrès :04/04/2007

Type de document > *Congrès/colloque

Mots clés >

Unité de recherche > IRSN

Auteurs > BENDERITTER Marc, FRANCOIS Agnès, JULLIEN Nicolas, MILLIAT Fabien

Date de publication > 06/04/2007

Résumé

Aujourd'hui, le nombre de personnes traitées par radiothérapie et vivant de nombreuses années après est en augmentation constante. Aussi, la gestion des effets secondaires tardifs des radiothérapies devient une priorité. Améliorer la qualité de vie des patients et limiter les possibles impacts cliniques mais aussi psychologiques et sociaux des séquelles des radiothérapies motivent les recherches mécanistiques et pré-cliniques dont l'objectif est de prévenir et/ou de traiter les pathologies associées à l'irradiation thérapeutique des tissus sains digestifs. Notre recherche a pour objectif de comprendre la physiopathologie intestinale radio-induite afin de trouver la meilleure solution thérapeutique capable d'intervenir sur les nombreux acteurs cellulaires et moléculaires en cause afin de protéger l'homéostasie tissulaire face aux rayonnements ionisants. Les atteintes précoces après irradiation des tissus sains digestifs sont essentiellement muqueuses et caractérisées par une inflammation plus ou moins sévère et l'apparition d'ulcères. L'expression clinique consiste en des épisodes diarrhéiques et des douleurs abdominales. Les séquelles chroniques sont essentiellement des fibroses tissulaires, responsables de désordres cliniques liés à un durcissement, une perte de flexibilité et de fonctionnalité de la paroi intestinale pouvant aboutir à une occlusion fonctionnelle ou mécanique du tube digestif. Histologiquement, le tissu irradié est atrophique, plus ou moins envahi de fibroblastes et l'architecture normale est progressivement remplacée par des dépôts de collagéne pauvrement vascularisés. L'activation fibroblastique et le dépôt de matrice extra¬cellulaire sont caractéristiques de la réponse tissulaire post-traumatique et la fibrose radique peut être comparée à un processus cicatriciel chronique auto-entretenu. Face à la difficulté d'obtenir une réversion des lésions fibro-atrophiques radio-induites, la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques précoces pour limiter les dommages aigus aux tissus sains apparaît incontournable dans la gestion future des séquelles des radiothérapies.