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État de la modélisation pour simuler l’accident nucléaire de la centrale Fukushima Daiichi


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​Pollution atmosphérique / N° 217, janvier-mars 2013

Résumé

​Le 11 mars 2011, le tremblement de terre du Tohoku a déclenché un tsunami qui a dévasté la côte Pacifique du Japon et engendré l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi. Trois des cœurs des six réacteurs ont fusionné, entraînant d’importants rejets radioactifs. Deux ans après l’accident de Fukushima, de nombreuses incertitudes demeurent et limitent encore la connaissance de l’événement. L’article présente d’abord l’approche menée dès le début de l’accident pour comprendre son déroulement. Le transport des rejets atmosphériques est simulé et les résultats sont comparés aux observations. Quatre phases principales de rejet ont été identifiées. Deux d’entre elles n’ont pas eu de conséquences importantes sur le sol japonais puisque le panache radioactif est parti vers l’océan. Une troisième phase de rejet a causé la contamination principale au nord-ouest de l’installation nucléaire. La dernière phase de rejet a contribué à la contamination des sols au sud de l’installation et, plus particulièrement, de la région de Tokyo. De nombreuses incertitudes caractérisent encore le terme source de l’accident. Une nouvelle méthode basée sur la modélisation inverse et l’utilisation des mesures de débit de dose a été développée. Les résultats très prometteurs montrent comment la démarche mise en œuvre permet d’améliorer l’estimation du terme source. L’approche développée est parfaitement adaptée à une utilisation opérationnelle et devrait contribuer à améliorer la réponse de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire en cas d’accident nucléaire.