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RST 2008 - Le conseil scientifique

Une année 2008 particulièrement riche en réflexions stratégiques nationales et internationales sur l’environnement et l’énergie

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Après une année 2007 de transition, marquée par le remaniement de sa composition et le lancement de nouvelles actions, le conseil scientifique de l’IRSN a en 2008, en sus de ses activités récurrentes, concrétisé les rapports de deux évaluations ciblées et poursuivi un certain nombre de réflexions stratégiques.

Le conseil a tenu deux sessions plénières (mai et novembre) et a été appelé, conformément à son mandat, à donner son avis sur le rapport annuel et sur le rapport scientifique et technique de l’IRSN. Les membres du conseil scientifique se sont également impliqués au cours de cette année dans les activités de l’Institut, notamment par leur participation aux commissions d’audition des candidats aux thèses (juin et septembre), aux Journées des thèses (en septembre à Vogüé) et à la Journée scientifique de l’Institut (novembre).  


Parmi les évaluations ciblées arrivées à terme et publiées, la première, intitulée « Recherches en radiopathologie et thérapie des personnes irradiées », avait pour objet d’évaluer les activités de recherche du Laboratoire de radiopathologie (LRPAT) et du Laboratoire de thérapie cellulaire et de radioprotection accidentelle (LTCRA). Il s’agissait essentiellement de faire le point sur les acquis scientifiques, les résultats les plus marquants obtenus, les compétences particulières et originales, les programmes de recherche, les activités internationales, les collaborations, l’organisation, les ressources humaines, en relation avec la mission, les capacités de communication et la visibilité, les problèmes éventuels, ainsi que l’évolution et les perspectives des laboratoires.  
La commission d’évaluation était composée de la manière suivante : 
  • trois membres du conseil scientifique : Dietrich Averbeck (pilote de l’évaluation), Pierre Laroche, Ethel-Esther Moustacchi ; 
  • six membres extérieurs : Pr Wolfgang Sauerwein, Universität Essen, Allemagne ; Pr Jacques Balosso, CHU Grenoble ; Pr Luc Rochette, LPPC, Dijon ; Pr Jacqueline Godet, Ligue contre le cancer ; Pr Norbert-Claude Gorin, Saint-Antoine, Paris ; Pr Jean-Philippe Peyrat, Centre Oscar Lambret, Lille ; 
  • Alain Biau, Directeur d’évaluation et d’animation scientifique à l’IRSN, agissait comme coordinateur IRSN de l’évaluation. Le « correspondant représentant l’entité évaluée » était Marc Benderitter (DRPH/SRBE/LRPAT).
Une version définitive du rapport a été adoptée lors de la session plénière du 13 novembre 2008.


La deuxième de ces évaluations, « Place des essais globaux dans la simulation des accidents de réacteur », avait pour mission : 
  • de prendre connaissance des travaux menés par le groupe international d’experts PHÉBUS (GEP). Ce groupe a examiné les besoins de réalisation d’essais en pile, en particulier dans le réacteur expérimental PHÉBUS, autour des problématiques Accidents graves (par rapport au thème Terme source) et Accident de perte de réfrigérant primaire – APRP ; le GEP a également examiné les besoins futurs pour les réacteurs de 4e génération (GEN IV) et a émis un rapport final comprenant ses recommandations, basées sur trois rapports de synthèse correspondant aux thèmes cités ;
  • d'évaluer la nécessité de disposer du réacteur d’essais CABRI pour qualifier les modèles de comportement d’un cœur de REP lors d’un accident de réactivité (RIA) ; 
  • d'évaluer la pertinence des axes de R&D mis en œuvre à l’IRSN et combinant simulation numérique détaillée, expérimentation à effets séparés, analyses « phénoménologiques » et expérimentation dite globale. Cette évaluation a été limitée aux thèmes Accidents graves et Comportement du combustible en APRP et en RIA.
La question sous-jacente était de savoir dans quelle mesure le développement et la qualification des outils de simulation nécessitent encore le recours à des installations et à des compétences expérimentales devenues très coûteuses. L’évaluation devait en particulier analyser le positionnement de l’IRSN et de ses outils dans le cadre européen et international.
La commission d’évaluation était composée de la manière suivante : 
  • cinq membres du conseil scientifique : George Yadigaroglu (pilote de l’évaluation), André Pineau, Michel Quintard, Bernard Sevestre, Victor Teschendorff ;
  • eux membres extérieurs : Ray Ashley, AVN, Belgique ; Arthur Motta, Pennsylvania State University, États-Unis.
    Dominique Gobin, Directeur scientifique, a assumé le rôle de coordinateur IRSN de l’évaluation. Le « correspondant représentant l’entité évaluée » était Jean-Claude Micaelli (DPAM).
    Le rapport de la commission a été examiné et validé lors de la séance du conseil scientifique de mai 2008.
Enfin, et toujours concernant le programme des évaluations ciblées, une évaluation concernant le « Vieillissement des matériaux des réacteurs », décidée lors de la séance du 14 novembre 2007, a débuté au cours du deuxième semestre 2008. Une première réunion tenue en octobre a permis d’affiner le cadrage et le processus de l’évaluation ; il a été décidé de répartir les travaux en trois sousgroupes (les matériaux métalliques, les bétons et les polymères).
Une évaluation sur le thème générique de « Méthode d’évaluation du risque aux écosystèmes » a également été programmée, pour un démarrage dans le courant de l’année 2009.


Au cours de cette année 2008, l’activité du conseil a été particulièrement riche, dans un contexte marqué par d’importantes réflexions stratégiques nationales et internationales sur l’environnement et l’énergie, et donc la place du nucléaire (Grenelle de l’environnement, projets de réacteurs de nouvelle génération, ITER, actualité sur l’environnement et le nucléaire…).
Dans ce contexte, l’IRSN élabore sa stratégie, avec notamment la mise en place du Plan à moyen et long termes (PMLT). Le conseil scientifique s’est inséré dans cette démarche. Cette question de l’élaboration du PMLT, et plus généralement des programmes de l’Institut, a fait apparaître la nécessité d’une discussion sur la façon dont l’IRSN réfléchit à ses évolutions stratégiques et oriente ses recherches. La question relative à l’élaboration du PMLT a été mise à l’ordre du jour du conseil scientifique du 13 novembre 2008 et fera l’objet d’une réévaluation en 2009.  

Les mandats des conseillers scientifiques ayant une durée de cinq ans, sept d’entre eux arriveront à échéance en juin 2009. Un premier bilan montre que cette structure a prouvé sa capacité à apporter un regard critique et constructif, via les séances plénières et par un dialogue avec les intervenants IRSN, sur l’activité de l’Institut. Les dispositifs d’évaluation mis en place ont montré également leur efficacité dans une activité d’évaluation ciblée sur des questions scientifiques bien délimitées. La présence d’évaluateurs extérieurs dans ces commissions pilotées par le conseil scientifique a renforcé l’indépendance et la rigueur aussi bien que la qualité de ces évaluations. Ces deux volets de l’activité du conseil scientifique répondent à l’évidence aux missions du conseil scientifique. L’année 2009 devrait être l’occasion d’une réflexion sur ce bilan et sur les moyens susceptibles d’améliorer encore l’action du conseil scientifique par rapport aux missions qui lui sont confiées dans le décret du 22 février 2002 relatif à l’IRSN.

 

Michel Quintard
président du conseil scientifique,
Institut de mécanique des fluides de Toulouse