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Les sites radiocontaminés

Les étapes d’intervention de l’Institut

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Etape 1 : Diagnostic 

Modélisation du diagnostic. @ArtPresse/IRSN
Les experts mènent une enquête documentaire et un travail de terrain pour réaliser un diagnostic de site. Ils commencent par rassembler des informations permettant d’identifier les zones potentiellement polluées ainsi que la nature et l’ampleur de cette radiocontamination.

Les étapes suivantes : recherche des zones présentant un débit de dose plus élevé que la référence locale à l’aide d’une sonde reliée à un GPS (outil Socrate), prélèvements complémentaires d’échantillons. Au terme de cette dernière étape, la pollution est localisée et caractérisée.

 

 

Modélisation de l'évaluation. @ArtPresse/IRSN

Etape 2: Évaluation

À partir du niveau de contamination obtenu lors du diagnostic, il est possible d’évaluer les doses reçues par les riverains ou les usagers du site.

Les experts de l’Institut utilisent des profils d’individus préétablis ou s’appuient sur les réponses à des questionnaires envoyés aux personnes concernées permettant de connaître le comportement des populations installées sur le site ou aux alentours. Le résultat de l’évaluation des expositions est analysé en référence aux valeurs réglementaires en vigueur.  

 

Etape 3 : Proposition de gestion


Modélisation de la proposition de gestion. @ArtPresse/IRSN

Cette dernière étape n’est jamais réalisée par les seuls experts de l’Institut mais émerge d’une concertation avec les autres acteurs impliqués dans la gestion des sites radiocontaminés, notamment les pouvoirs publics, l’ASN ou l’Andra. 

En fonction de leur expertise, ces acteurs sont appelés à donner un avis de gestion aux décideurs (collectivités territoriales ou propriétaires privés) quant aux possibilités de réhabilitation d’un site : niveau d’assainissement, possibilité de construction de logements, etc.).   

 

    

Le poids de l’histoire

La mémoire des activités polluantes d’un ancien site industriel ou de recherche est d’une importance capitale. C’est elle qui permet aux experts en charge du diagnostic puis de la gestion de la radiocontamination de localiser très précisément les sources de pollution encore présentes sur ces sites. Le radium, par exemple, une fois enfoui dans la terre à quelques centimètres de profondeur, ne présente pas de danger direct et immédiat. Les risques peuvent apparaître en cas d’excavation incontrôlée, ce qui arrive lorsque l’histoire d’un site est oubliée.

« En cas de soupçons, avant le diagnostic, nous (re)construisons la mémoire des sites radiocontaminés. Nous jouons les détectives en collectant toutes sortes d’indices », indique Roselyne Améon, spécialiste du radon à l’IRSN. « Nous récupérons tous les écrits et toutes les photos qui ont un rapport avec le site, les cahiers de laboratoires, les coupures de presse, les actes de vente pour connaître le nom des différents propriétaires et nous récoltons des témoignages auprès des populations. »

Lorsque bâtiments ou terrains restent aux mains d’un même propriétaire ou ont servi aux mêmes activités tout au long de leur vie, l’histoire est facile à reconstituer. En revanche, tout se complique lorsque le site a changé d’affectations ou de propriétaires. Les scientifiques doivent alors déployer un arsenal technologique important et coûteux pour pister les sources de contamination sans indications précises. 

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