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Site de la société Orflam-Plast à Pargny-sur-Saulx (Marne)

Les investigations menées par l’IRSN en 2009

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La société Orflam-Plast, implantée à Pargny-sur-Saulx, dans la Marne, a fabriqué de 1932 à 1967 des pierres à briquet à partir du cérium extrait du minerai de monazite. Son procédé d’extraction chimique a entraîné une production importante de résidus solides à base de sel de thorium, qui ont été utilisés comme remblais et disséminés autour de l’usine.

En 2009, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a sollicité l’aide de l’IRSN pour réaliser des investigations radiologiques dans l’environnement de l’usine sur des zones suspectées d’être polluées par des dépôts de résidus d’exploitation.

Des cartographies radiologiques de surface ont été réalisées avec le dispositif Socrate (relevé de cartographie du débit de dose) sur la zone de la peupleraie et sur les berges de l’étang de la Grévière (Figures VII.2 et VII.3). Le débit d’équivalent de dose moyen mesuré à 50 cm du sol sur la peupleraie est de 1 μSv/h, soit 10 à 15 fois la valeur habituelle dans l’environnement hors influence de ce site. Les valeurs maximales obtenues sur trois points sont de l’ordre de la vingtaine de μSv/h. Pour ce qui concerne l’étang de la Grévière, deux zones marquées présentent un débit d’équivalent de dose moyen de quelques μSv/h. La valeur maximale mesurée est de l’ordre d’une vingtaine de μSv/h.

Soixante échantillons de terre ont été prélevés entre 25 et 50 cm de profondeur sur ces deux zones, puis caractérisés in situ dans un des véhicules laboratoires de l’IRSN. Leur niveau d’activité massique en 228Ac, pris comme indicateur du marquage par le 232Th, est compris entre quelques dizaines de Bq/kg et quelques dizaines de MBq/kg (soit 15 000 fois la valeur naturelle du sol de la région).

Concernant le milieu aquatique,18 échantillons ont été prélevés (eaux, sédiments, végétaux aquatiques) en 12 points répartis autour de l’étang de la Grévière et de l’ancienne usine (Figure VII.4). Des poissons ont également été pêchés dans l’étang de la Grévière et dans la Saulx en amont et en aval de l’usine. Les résultats de ces analyses indiquent un marquage en radionucléides de la chaîne du thorium et de l’uranium dans deux sédiments provenant de l’étang, jusqu’à des niveaux 50 fois plus importants que l’activité mesurée aux autres points (entre 10 et 80 Bq/kg sec de 232Th) de l’étang et de la Saulx. Les eaux de l’étang de la Grévière ne sont en revanche pas marquées par ces radionucléides, principalement à cause de la faible solubilité du thorium dans l’eau. Les niveaux d’activité mesurés dans les végétaux ne se distinguent pas des niveaux moyens observés dans des végétaux aquatiques prélevés sur le territoire français. Enfin, les poissons prélevés ne présentent pas de marquage significatif provenant de la contamination des sédiments de l’étang dans lequel ils évoluent.


Figure VII.3 Cartographie du débit de dose mesuré à proximité de
l’étang de la Grévière et dans la peupleraie.

Cartographie du débit de dose mesuré à proximité de l’étang de la Grévière et dans la peupleraie.

 

Figure VII.4 Carte de situation des prélèvements réalisés en avril 2009.

Carte de situation des prélèvements réalisés en avril 2009.

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