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La surveillance radiologique de l'environnement

Eléments méthodologiques pour le choix des stations de surveillance

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Les principes généraux d’échantillonnage sont similaires à ceux utilisés pour la caractérisation de toute contamination. Ils s’appuient sur les guides et normes établis notamment dans le cadre du Bureau de normalisation des équipements nucléaires (BNEN de l’AFNOR). Dans le domaine de la surveillance radiologique de l’environnement, le recours à des bioindicateurs de contamination qui facilitent l’identification et la quantification du marquage concerné est nécessaire.

Sur un plan méthodologique, l’un des éléments essentiels qui conditionne la représentativité et la validité des mesures est la stratégie d’échantillonnage adoptée. Dans ce document, l’environnement est présenté comme un ensemble de compartiments (terrestre, atmosphérique, aquatique continental et marin), également appelés milieux. Pour chaque compartiment étudié, il convient de définir les critères de choix de l’implantation des stations.

 

Principes de localisation des stations de prélèvements

Compartiments terrestre et atmosphérique

Le choix des stations de prélèvement est effectué en tenant compte des conditions de dispersion des rejets atmosphériques de l’installation nucléaire surveillée. Ainsi, autour des installations nucléaires, sur des secteurs sous l’influence des vents dominants, des stations de prélèvement d’aérosols atmosphériques et des collecteurs d’eau de pluie sont systématiquement disposés.

Dans la mesure du possible, les prélèvements de lait sont également effectués dans des exploitations agricoles implantées à proximité de l’installation, sous les vents dominants. En complément, certaines agglomérations font également l’objet d’une surveillance radiologique afin d’évaluer l’exposition des populations dans des sites très urbanisés, qu’ils soient proches ou non de sites nucléaires ou industriels.

Tableau I.3 - Critères stratégiques associés au choix des matrices
prélevées dans le compartiment terrestre
.

Critères stratégiques associés au choix des matrices prélevées dans le compartiment terrestre.

 

Compartiment aquatique continental

Dans ce compartiment, l’implantation des stations de prélèvement tient compte de la présence d’installations nucléaires. Les échantillons d’eau, de flore et parfois de faune sont prélevés à la fois en amont et en aval hydraulique des r ejets d’effluents liquides d’un site surveillé pour déterminer, par comparaison des résultats, la contribution effective de cette installation. 

Tableau I.4 - Critères stratégiques associés au choix des matrices
prélevées dans le compartiment aquatique continental.

Critères stratégiques associés au choix des matrices prélevées dans le compartiment aquatique continental.

 

Compartiment marin

L’implantation des stations tient compte de la localisation des sources potentielles de rejets et de leurs conditions de dispersion en mer (courantologie, marnage…). Le milieu marin proche des installations  nucléaires situées sur le littoral de la Manche et de la mer du Nord subit les courants des marées, entraînant un déplacement des masses d’eau de l’ouest vers l’est.

La localisation des prélèvements est conditionnée par le f ait que l’ouest de la Manc he constitue l’amont, et la mer du Nord l’aval des rejets des installations situées sur cette façade maritime. En Méditerranée, c’est le courant Ligure d’est en ouest qui influe de façon prédominante sur le transport et la dispersion  des rejets associés, pour l’essentiel, aux eaux du Rhône. Des prélèvements d’eau de mer, de sédiments, de faune et de flore aquatiques sont réalisés à l’est et à l’ouest du delta du Rhône, en tenant compte du courant Ligure. 

Tableau I.5 Critères stratégiques associés au choix des matrices
prélevées dans le compartiment marin

Critères stratégiques associés au choix des matrices prélevées dans le compartiment marin

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