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Constats radiologiques régionaux de l'environnement

Constat radiologique Nord Normandie

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L’objectif du constat radiologique Nord Normandie, qui a débuté fin 2014 est de réaliser un référentiel actualisé des niveaux de radioactivité dans l’air, l’eau et les sols de ce territoire.

Le constat Nord Normandie s'étend :

  • Pour la partie terrestre, sur dix départements (Aisne, Calvados, Eure, Manche, Nord, Oise, Orne, Pas-de-Calais, Seine-Maritime et Somme) ;
  • Pour la partie marine, sur l’ensemble de la Manche et le sud de la mer du Nord.

La façade littorale comprend quatre centrales nucléaires (Gravelines, Palluel, Penly et Flamanville), l’usine de traitement des combustibles usés de La Hague, le port militaire de Cherbourg, le centre de stockage de déchets radioactifs de faible et moyenne activité de la Manche et la société de maintenance nucléaire (Somanu) à Maubeuge. Aux rejets de ces installations dans les milieux marin et atmosphérique  s’ajoutent ceux des installations étrangères situées de l’autre côté de la Manche comme l’usine  de traitement de combustibles usés de Sellafield au Royaume-Uni.

Le territoire comprend enfin des centres de médecine nucléaire et des sites industriels générant des déchets à radioactivité naturelle renforcée.

Pour ce constat, l’IRSN va réaliser plus de 300 prélèvements et 500 analyses dans les milieux terrestre, atmosphérique et aquatique. Dans le plan de prélèvement  sont intégrés les produits de la mer et les denrées agricoles caractéristiques de la région


Carte des prélèvements réalisés dans le cadre du constat Nord Normandie

IRSN_Constat-Nord-Normandie-prelevement.jpg Cliquez sur la carte pour agrandir


Étude du milieu terrestre

À compter de 2016, plusieurs dizaines de points de prélèvements permettront d’affiner la connaissance des niveaux de radioactivité des sols et des différentes denrées agricoles caractéristiques de la région (pommes de terre, betterave industrielle, pommes, céréales, oléagineux ou encore du lait et des produits laitiers).


Étude du milieu atmosphérique

Des mesures en continu sont réalisées à partir de Téléray, le réseau de mesure en permanence de la radioactivité de l’air. Au total, 42 balises Téléray sont réparties sur les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Oise, de la Somme et de la Seine- Maritime.

Grâce au réseau OPERA-AIR, des prélèvements d’aérosols, d’eaux de pluie et de gaz sont effectués à proximité des installations nucléaires. Aujourd’hui, cette surveillance est réalisée à partir de 3 préleveurs moyen débit (80 m3/h) à Gravelines (Nord), Villeneuve d’Ascq (Nord) et Penly (Seine-Maritime). Un préleveur supplémentaire sera prochainement installé  à Paluel, en Seine-Maritime.

En complément à cette surveillance régulière dont les données vont être analysées dans le cadre du constat, des prélèvements et des analyses supplémentaires vont être réalisées dans le compartiment atmosphérique :

  • un préleveur d’aérosols grand débit (300m3/h) sera installé à proximité de la centrale de Gravelines afin d’obtenir des mesures très bas niveaux sur les radionucléides rejetés par cette centrale ;
  • Des piégeurs passifs seront également utilisés pour collecter le tritium atmosphérique ce qui permettra d’obtenir un maillage fin des niveaux de tritium autour des sites rejetant ce radionucléide ;
  • Une étude portant sur la remise en suspension  des radionucléides rejetés par voie liquide en mer sera également réalisée près de l’installation de La Hague.


Réseau de surveillance régulière de l’environnement
Réseau de surveillance régulière de l’environnement


Étude du milieu aquatique

Le constat a débuté à la fin 2014 par l’étude du milieu aquatique. L’IRSN a analysé à cette occasion près de 150 échantillons de sédiments, eau, faune et flore. Un premier rapport, publié en juillet 2015, décrit la méthodologie déployée pour ce milieu.

Lire le rapport PRP-ENV/SESURE/2015-01 - Constat radiologique Nord-Normandie : Rapport méthodologique relatif aux compartiments aquatiques continental et marin (PDF, 6,1 Mo)

Dans le milieu aquatique continental, les mesures réalisées ont pour principal objectif d’établir un référentiel des niveaux de radioactivité dans les rivières ne faisant pas l’objet d’une surveillance systématique et d’acquérir des données autour de centres de médecine nucléaire ou de sites industriels renforçant la radioactivité naturelle situées près du réseau hydrographique.

En zone côtière, l’étude du milieu aquatique vise à compléter les données obtenues dans le cadre de la surveillance régulière des centrales nucléaires. Ainsi les prélèvements portent sur des denrées présentant un intérêt socio-économique ou sont effectués dans des zones qui ne font pas l’objet d’une surveillance de routine.

En mer, l’étude porte sur l’acquisition de données récentes en Manche et en mer du Nord afin de détecter des traces potentielles des rejets radioactifs des centrales nucléaires et des usines de traitement de combustibles usés de La Hague (Manche) et de Sellafield (Royaume-Uni).


 Une participation active des citoyens et des partenaires

Les acteurs locaux (élus, acteurs socio-économiques ou associatifs) accompagnent l’IRSN dans la réalisation du constat.

Réunis au sein d’un groupe de suivi, ils examinent le projet, émettent des avis et propositions d’évolution, participent aux campagnes de prélèvements comme observateur et donnent leur avis sur la restitution des résultats.

Par exemple, le groupe de suivi a obtenu :

  • la prise en compte des crustacés en baie du Mont-Saint-Michel et dans l’estuaire de l’Orne ;
  • une nouvelle campagne de prélèvement de sédiments de dragage en amont et aval de Rouen avec le Grand Port Maritime de Rouen
  • des prélèvements d’eau de surface à proximité des anciens sites de stockage de phosphogypses  à Wattrelos, dans le Nord.

Pour la partie aquatique, des campagnes sont réalisées en partenariat avec l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer), le Groupe d'Étude des Milieux Estuariens et Littoraux (GEMEL), l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (Onema) et l’Agence de l'Eau Seine Normandie (AESN).

D’autres acteurs collaborent à la réalisation du constat : la Direction Générale de l’ALimentation (DGAL), la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), l’association de surveillance de la qualité de l’air ATMO Nord-Pas-de-Calais ainsi que les exploitants – notamment, Areva, EDF et la Marine nationale.

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