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Impact de l’accident de Fukushima en France

La surveillance du couvert végétal en France mise en place suite à l’accident de Fukushima

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Dès l’annonce de l’arrivée de gaz et de particules radioactifs en provenance du Japon, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) a organisé un suivi des retombées en France métropolitaine. Des volontaires ont prélevé de l’herbe de façon méthodique et régulière en divers points du territoire national afin de l’analyser. L’objectif était de savoir si la chaîne alimentaire pouvait être affectée (figure III.14).

Prélèvement d’herbe réalisé par l’Acro dans le cadre de la surveillance du couvert végétal en France.

Figure III.14 - Prélèvement d’herbe réalisé par l’Acro dans le cadre de la surveillance
du couvert végétal en France mise en place suite à l’accident de Fukushima.

Une première campagne de prélèvement a été réalisée entre le 27 et le 31 mars 2011 (figure III.15). En raison de la présence d’iode radioactif (iode 131) dans le couvert végétal en certains lieux, une seconde campagne a été organisée une semaine plus tard. Celle-ci a confirmé la présence d’iode 131 sur pratiquement l’ensemble du territoire français à des niveaux supérieurs à ceux mesurés lors de la première campagne.

Évaluation de la contamination de l’herbe en iode 131 entre le 27 mars et le 13 avril 2011.

Figure III.15 - Évaluation de la contamination de l’herbe en iode 131
entre le 27 mars et le 13 avril 2011.

Compte tenu de la situation au Japon et afin de suivre l’évolution de ces niveaux de contamination, une troisième campagne s’est déroulée du 8 au 13 avril. Durant cette troisième semaine, du césium 134 a été détecté dans le Puy-de-Dôme et en Gironde. Tout comme l’iode radioactif, le césium 134 (et très vraisemblablement le césium 137 associé) provient des rejets de la centrale de Fukushima. Une quatrième campagne a été organisée au mois de mai 2011. Les résultats ne révélaient plus la présence d’iode 131 et du césium 137 était présent sur un seul site.

 

Pourquoi s’intéresser à l’herbe ?

Le couvert végétal, notamment l’herbe, est concerné au premier plan par les dépôts atmosphériques. Son analyse radiologique par spectrométrie gamma renseigne bien souvent mieux sur la situation globale que l’analyse directe de la masse d’air.

Contrôler l’herbe qui sera broutée par les vaches, les brebis…, c’est la possibilité de savoir si la chaîne alimentaire (la viande et le lait en particulier) pourra être concernée. Contrôler l’herbe, c’est aussi la possibilité d’en savoir plus sur le niveau de contamination éventuel des légumes-feuilles, comme par exemple les salades.

En conclusion, organiser un contrôle du couvert végétal, c’est accéder à la connaissance de ce qui est réellement « retombé » et permettre d’estimer préventivement le risque lié à la consommation de divers produits alimentaires.

 

Quelles mesures de protection ?

Les niveaux de contamination qui ont été mesurés au cours de cette évaluation sont restés faibles, n’appelant pas de mesures de restriction à la consommation. L’Acro a simplement conseillé de laver les légumes-feuilles même si l’efficacité de cette action reste limitée. Toutefois, cette contamination, aussi faible soit-elle, n’est pas normale et ne doit pas être banalisée.

Les prélèvements ont été réalisés par des bénévoles issus des rangs associatifs selon une approche stricte et codifiée pour permettre des analyses fiables. Sur le terrain, un endroit assez éloigné des arbres, haies, maisons a été privilégié. Pour chaque site, la collecte a concerné un nombre d’unités surfaciques suffisant pour couvrir les besoins pour l’analyse. Au sein du laboratoire Acro, les échantillons frais ont fait l’objet d’une analyse qualitative et quantitative par spectrométrie gamma, réalisée le plus rapidement possible.

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