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Risque sismique et installations nucléaires

Les séismes en France métropolitaine

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En France métropolitaine, les séismes résultent pour la plupart du rapprochement lent (quelques mm par an) entre la plaque africaine (ou nubienne) et la plaque eurasienne. La majeure partie de ce rapprochement - dit aussi convergence - est absorbée au niveau du contact entre les deux plaques, au Maghreb : c’est pourquoi cette région est une des plus sismiques de la région méditerranéenne comme l’attestent les séismes d’El Asnam en 1980 (magnitude 7), d’Alger-Boumerdès en 2003 (magnitude 6,7) ou d’Al Hoceima en 2004 (magnitude 6,4).

Une petite fraction de la convergence est aussi absorbée à l’intérieur de la plaque Eurasie, et en particulier en France métropolitaine. Même si plus diffuse et moins forte qu’au Maghreb, la sismicité de France métropolitaine apparaît concentrée dans certaines parties du territoire.

 

Catalogues de données de sismicité en France

Données instrumentales

Les séismes actuels (mesurés par les réseaux d’instruments) sont répartis le long de zones de failles et de plissements héritées de temps géologiques très anciens (quelques centaines à quelques dizaines de millions d’années). Les zones les plus actives sont les Pyrénées, les Alpes, le Jura et le Fossé rhénan. On trouve également une sismicité notable dans le Massif Armoricain et le Massif Central. En revanche, les Bassins Parisien et Aquitain présentent eux une activité sismique très faible. Au total, le territoire compte depuis 1980 une dizaine de séismes de magnitude supérieure ou égale à 5. 

Sismicité en France entre 1963 et 2007 

Figure 1 : Sismicité en France entre 1963 et 2007. Les localisations épicentrales et les magnitudes (supérieures à 3) ici présentées sont celles calculées par le CEA et le RéNaSS.
 

Données historiques

Les données historiques de la base nationale SISFRANCE montrent une répartition similaire de la sismicité, avec des épicentres plus nombreux dans les Pyrénées, les Alpes, le Fossé rhénan et le sud du Massif armoricain. Dans cette base, on compte un peu moins de 200 séismes ayant causé des dégâts aux bâtiments, avec des intensités épicentrales supérieures ou égales à 7.

Sismicité en France métropolitaine de 217 av. JC à 2007 

Figure 2 : Sismicité en France métropolitaine de 217 av. JC à 2007. Les localisations épicentrales et les intensités macrosismiques associées (supérieures à III) ici présentées sont celles du catalogue SisFrance version 2000 (IRSN/EDF/BRGM). L’intensité 9 sur l’échelle MSK 1964, intensité macrosismique épicentrale maximale reportée en France, correspond à des destructions de nombreuses constructions quelquefois de bonne qualité, et à des chutes de monuments et de colonnes.

A l’échelle de l’Europe, la France Métropolitaine est une région à sismicité modérée, qui a cependant connu plusieurs séismes destructeurs dans le passé, comme en témoignent les archives historiques :

  • Le séisme de Bâle (près de la frontière entre la France et la Suisse) de 1356
  • Le séisme de Bigorre en 1660
  • Le séisme de Remiremont de 1682
  • Le séisme de Bouin de 1799
  • Le séisme ligure de 1887, produit en mer près de la côte ligure italienne
  • Le séisme de Lambesc de 1909.

 

Données « préhistoriques »

Les quelques données témoignant de séismes très anciens proviennent d’investigations géologiques. Celles-ci consistent pour l’essentiel en la recherche de l’émergence à la surface terrestre des failles ayant causé des séismes forts (typiquement de magnitude supérieure à 6). Lorsque la rupture sur la faille atteint la surface lors d’un séisme, elle a un impact (plus ou moins) important sur le paysage (voir par exemple l’escarpement créé lors du séisme de Chi-Chi à Taiwan). Avec le temps, la marque laissée est érodée et/ou enfouie sous les sédiments, mais les géologues, par une étude minutieuse des sédiments dans des tranchées creusées à cet effet, peuvent reconnaître le séisme et caractériser certains de ses aspects.

De telles études ont été menées en France et dans ses régions limitrophes, par exemple dans le Fossé rhénan (faille d’Achenheim près de Strasbourg, ou faille de Bâle au-delà de la frontière suisse), en Provence (faille de la Moyenne Durance, faille de la Trévaresse) ou en Languedoc (faille de Nîmes). Les interprétations tirées de ce type d’étude ne sont généralement pas univoques et un comité d’expert (dont fait partie l’IRSN) mandaté par le Ministère de l’Environnement établit une base de données hiérarchisée de ces données (www.neopal.net).

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