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Fukushima en 2016

État des installations de la centrale de Fukushima Daiichi en 2016

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L’IRSN publie sur cette page ses notes d'information sur l’état des installations de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et les travaux qui y sont menés à partir des informations qui sont rendues publiques.

 

Actions de maîtrise des installations

Les réacteurs 1, 2 et 3 sont maintenus à une température comprise entre 20° et 50°C par une injection d’environ 5 m3/h d’eau douce par réacteur. Si besoin, une injection d’azote est effectuée dans les enceintes de confinement et les cuves des réacteurs pour maintenir leur inertage et éviter ainsi tout risque de combustion d’hydrogène. Les piscines d’entreposage d’éléments combustibles sont refroidies en circuit fermé ; les températures dans les piscines sont inférieures à 30° C.

L’IRSN relève l’importance des moyens déployés par l’exploitant de la centrale Tepco pour la maîtrise des installations, dans un contexte toujours difficile lié à une connaissance encore limitée de l’état des installations, à une accessibilité réduite dans les bâtiments accidentés, à des conditions d’interventions contraignantes et au niveau de fiabilité actuel de certains moyens mis en œuvre.

Télécharger la note Situation en mars 2016 des installations (PDF, 375 Ko)

 

Plan de reprise de contrôle des installations

En 2016, les actions de nettoyage du site se poursuivent pour permettre la réalisation du plan de reprise de contrôle des installations en 3 étapes :

  • retrait des combustibles présents dans les piscines– à partir de 2017 pour la piscine du réacteur n°3, à partir de 2020 pour celles des réacteurs n°1 et n°2 ;
  • retrait des combustibles dégradés des réacteurs n°1 à 3 entre 2020 et 2025. Cet échéancier reste très dépendant du programme de recherche et des connaissances acquises sur l’état des installations ;
  • démantèlement complet des installations, avec un objectif de 30 à 40 ans.

 

En 2015, Tepco ajusté le calendrier d’exécution de la première étape. Pour la piscine du réacteur n°3, le début de reprise du combustible a été reporté de fin 2015 à fin 2017. Au préalable, l’exploitant a engagé la construction d’une structure recouvrant le bâtiment du réacteur. En 2015, un pont de manutention a néanmoins été extrait de la piscine, une étape importante pour permettre l’évacuation des combustibles.

Tepco a également reporté la reprise du combustible dans les piscines des réacteurs n°1 et n°2 vers 2020. Sur le réacteur n°1, d’importants travaux sont encore à mener : l’actuel bâtiment de protection doit être déposé afin de permettre le retrait des débris ; un nouveau bâtiment sera alors construit pour la reprise du combustible.

L’IRSN souligne que les délais annoncés sont à considérer comme des ordres de grandeur et que d’importantes opérations de caractérisation approfondie de l’état des installations et des travaux de recherche sont encore à réaliser.

L’IRSN relève toutefois l’importance des moyens mis en œuvre par Tepco pour tenir l’échéancier global annoncé.

Télécharger la note Situation en mars 2016 des installations (PDF, 375 Ko)

 

Action de maîtrise des rejets

Des rejets diffus dans l’environnement subsistent du fait des dégradations très importantes subies par les barrières de confinement, en particulier la présence d’eaux radioactives dans les sous-sols des bâtiments.

Tepco poursuit ses actions en vue de maîtriser ces rejets avec la mise en place de  structures couvrant les bâtiments des réacteurs endommagés et de barrières enterrées pour gérer les eaux souterraines. Les volumes d'eau accumulés dans les réservoirs d’entreposage et les sous-sols des bâtiments atteignent au début 2016 près de 900 000 m3.

 

Gestion des eaux radioactives

En 2015, une étape importante a été franchie dans la décontamination de l’eau. Depuis mai 2015, environ 600 000 m3 d’eau a été traité par le système de retrait des radionucléides ALPS (cf. schéma ci-dessous) et environ 150 000 m3 a été traité partiellement (retrait du césium et du strontium, avant traitement complet à venir). Les résidus ont conduit à remplir presque 3 000 conteneurs de déchets radioactifs qui sont entreposés sur le site.

Cheminement des eaux accumulées à Fukushima Daiichi 

Le traitement des eaux présent sur le site n’est qu’une première étape en attendant une autorisation de rejet des eaux traitées, eaux contenant encore une radioactivité résiduelle (essentiellement du tritium). Cette situation oblige Tepco à entreposer des volumes d’eau sans cesse croissants. Les capacités de stockage atteignent aujourd’hui environ 1 000 000 m3.

Enfin, suite aux fuites constatées dans la zone de stockage, Tepco a décidé de remplacer certains types de réservoirs par des réservoirs soudés et a engagé un vaste programme d’amélioration des zones de rétention. Ces évolutions, associées au renforcement de la surveillance, améliorent la gestion des entreposages d’eaux. 

Télécharger la note Gestion des eaux radioactives provenant des réacteurs accidentés (PDF, 413 Ko)

 

Eaux souterraines sous le site

Début 2016, il apparaît que les dispositions mises en œuvre par Tepco permettent de contenir l’essentiel de la pollution des eaux souterraines sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi.

Pour appréhender les sources de pollution radioactive de la nappe sous le site, il convient de distinguer trois zones.

La zone du canal d'amenée

Cette zone est située à proximité immédiate du port. Peu après l’accident, des eaux fortement radioactives issues des bâtiments des réacteurs ont rempli diverses tranchées et galeries puis se sont déversées dans le port.

Avec la vidange des galeries, la mise en place de deux barrières étanches et les pompages de l’ordre de 100 m3/jour, Tepco considère avoir réussi à réduire au minimum les relâchements diffus d’eaux souterraines contaminées vers l’Océan Pacifique.

La zone des bâtiments nucléaires

Les sous-sols de ces bâtiments sont remplis d’eaux de refroidissement des réacteurs, fortement radioactives (de l’ordre de 70 000 m3). De plus, ils subissent des entrées d’eaux importantes (environ 200 m3/jour) en provenance de la nappe.

Après une année de fonctionnement, Tepco a estimé à l’été 2015 que les puits de pompage en amont - les « groundwater bypass » (cf. schéma ci-dessous) - ont réduit les infiltrations dans les bâtiments de 400 à 300 m3/jour. Selon les déclarations de Tepco à la fin 2015, la mise en service des pompages dans les puits de drainage – les « subdrains » - autour des bâtiments a également permis de réduire les infiltrations de 300 à 200 m3/jour. 

Pour la congélation des terrains, un test a montré des résultats encourageants. Mais, depuis ​​août 2015 et le début de la saison pluvieuse, l’augmentation des apports en eaux souterraines a conduit à une remontée de la température dans tous les forages.

Effets des dispositifs de pompage des eaux contaminées 

La zone d’entreposage

Créée après l’accident pour gérer les eaux fortement radioactives, cette zone de réservoirs occupe une surface cinq fois plus importante que celle des bâtiments nucléaires. A ce jour, environ 750 000 m3 d’eaux radioactives y sont entreposés.

La mise en œuvre de traitements des eaux a permis de diminuer leur contenu radiologique. Depuis la mise en service du « groundwater bypass », la plupart des eaux souterraines polluées issues de cette zone est captée par ce dispositif. Seul le tritium reste détectable. 

 

Télécharger la note Eaux souterraines sous le site (PDF, 1 Mo)

 

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