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1986-2011 - L'accident de Tchernobyl et ses conséquences pour l’environnement et la santé

1986-2011 - L'accident de Tchernobyl et ses conséquences pour l’environnement et la santé

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Introduction

​​​​(Mise à jour) Pour un bilan actualisé en 2016, lire notre dossier « Tchernobyl, 30 ans après l'accident nucléaire »​​

​L’accident de Tchernobyl survenu le 26 avril 1986 entraîne d’importants rejets radioactifs dans l’atmosphère, qui se dispersent au gré du trajet des masses d’air. Le panache radioactif ainsi formé finit par couvrir une bonne partie de l’Europe au cours des journées suivant l’accident.

Les particules radioactives transportées dans les masses d’air finissent par retomber au sol sous forme d’un dépôt sec lorsque les particules sont à proximité du sol et sous forme de dépôt humide, sous l’effet de la pluie ou de la neige contaminée par les éléments radioactifs de l’air. Ces dépôts recouvrent aussi bien les végétaux, la terre qui les supporte, les plans d’eau mais aussi les surfaces bâties et les lieux de vie. Lorsque le dépôt est formé par les pluies, il se distribue au gré du ruissellement. 

Les dépôts les plus importants se forment au voisinage immédiat de la centrale accidentée, sur un territoire devenu une zone d’exclusion, où retombent des particules de combustible nucléaire projetées lors de l’explosion. C’est également dans cette zone que sont enfouis ou entreposés des débris ou des matériels contaminés issus des interventions sur le réacteur accidenté.

Les particules plus volatiles et plus fines sont transportées sur de plus grandes distances et forment des dépôts radioactifs d’importance variable sur une bonne partie de l’Europe. Ce sont les 3 pays riverains de la centrale qui présentent les dépôts les plus intenses sur de vastes territoires. En France, c’est principalement l’Est du pays qui reçoit des dépôts radioactifs, beaucoup plus faibles, mais très variables en fonction de l’importance des pluies.

Les retombées radioactives au sol entraînent la contamination des végétaux (plantes cultivées, herbe, forêts) et, par conséquent, des denrées alimentaires produites sur les territoires contaminées. Les années suivantes, sur ces mêmes territoires, le césium persistant dans les sols continue de contaminer certains produits agricoles et naturels. En France, une contamination temporaire de certaines productions végétales et animales est observée en 1986. Elle est encore aujourd’hui mesurable dans les sols et occasionnellement dans certains produits naturels comme les champignons de forêt.

L’exposition aux substances radioactives et aux rayonnements émis par l’accident a été importante pour le personnel, les intervenants sur le site accidenté et les populations vivant sur les territoires les plus touchés. Les conséquences sanitaires provoquées par cette exposition sont difficiles à évaluer avec certitude. Le nombre de cancers de la thyroïde a été multiplié par cent chez les enfants du sud de la Biélorussie ; cette épidémie est clairement reliée à l’exposition importante à l’iode 131 en 1986.

En ce qui concerne la mortalité due à l’accident, le bilan reste aujourd’hui incertain, au-delà des victimes dénombrées immédiatement après l’accident. La grande dispersion des estimations publiées reflète l’incertitude élevée qui caractérise ce sujet.

En France, les doses reçues par la population en 1986 sont très faibles. C’est plus particulièrement la thyroïde qui est exposée, par ingestion d’iode 131 présent dans les aliments au cours des 3 mois qui suivent la date de l’accident. Ce sont les enfants qui vivent dans l’Est de la France en 1986, territoire le plus touché par les retombées, qui reçoivent les doses les plus élevées.  

(Dernière mise à jour : Avril 2016)