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Visites décennales

Les travaux à Fessenheim ont duré cinq mois

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Bilan. La troisième visite décennale du réacteur numéro 1 de la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, s’est achevée en mars 2010. Cinq mois de travail pour les ingénieurs et ouvriers sur le site, mais également pour l’IRSN, l’ASN et la CLIS.

Vérification d'une des trois pompes d'injection haute pression.©Noak/Le bar Floréal/IRSNLa centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, abrite le premier réacteur de puissance de 900 MWe construit en France. Entre 2009 et 2010, il a connu sa troisième visite décennale, aussi appelée VD3.

Pour un site comme celui de Fessenheim, c’est un événement. Au cours de ce que les spécialistes appellent aussi la "visite complète", l’ensemble de l’installation est examiné, y compris dans les conditions de fonctionnement réelles. « Pour réaliser ce travail approfondi et tous les travaux prévus, l’exploitant a mobilisé jusqu’à deux mille personnes par jour sur le site de Fessenheim », raconte Olivier Klein, inspecteur de l’ASN en charge du suivi de cet arrêt.

Bien sûr, les améliorations de sûreté génériques, qui concernent l’ensemble des réacteurs du palier 900 MWe, ont été mises en œuvre. Mais le réacteur numéro 1 de Fessenheim, comme le numéro 2, possède ses particularités. Ce qui justifie d’y mener aussi certains travaux adaptés à lui seul. D’autant plus que, en tant que tout premier réacteur de ce type en France, il constitue presque un palier à lui tout seul. 

Les différents intervenants de l'inspection contrôlent la matériel du chantier dans la zone BR.©Noak/Le bar Floréal/IRSNDurant les cinq mois qu’ont duré les travaux, la sûreté de l’installation a fait l’objet d’une surveillance de la part de Fabienne Rousseaux, ingénieure chargée du site à l’IRSN. « Au cours du chantier, j’ai été avisée par l’exploitant d’environ deux cents ‘écarts aux exigences définies dans le cadre de l’exploitation’, par exemple un simple boulon desserré ou la vibration anormale d’un moteur. »

Le travail de Fabienne Rousseaux : hiérarchiser ces écarts pour identifier les plus sérieux, étudier les solutions proposées par EDF et fournir un avis technique à l’ASN, afin que celle-ci puisse statuer sur les actions correctrices à entreprendre. C’est ainsi que, après la découverte d’un écart, décision a été prise de changer une série de relais électriques intervenant dans le pilotage du réacteur. 

 

Un rapport en 2011

Vérification de l'absence de contamination avant la sortie de zone controlée.©Noak/Le bar Floréal/IRSNC'est en 2011 que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a transmis au gouvernement un rapport de synthèse afin que celui-ci prenne la décision d'autoriser - ou non - le réacteur à continuer de fonctionner jusqu'à la visite décennale suivante. Pour cela, l'autorité a pris l'avis technique d'EDF, de l'IRSN, mais aussi de la commission locale d'information et de surveillance (CLIS).

La CLIS de Fessenheim est une instance pluraliste pilotée par le conseil général du Haut-Rhin pour informer les citoyens et permettre la concertation avec les dirigeants de la centrale.

« Grâce à un accord entre EDF, l’ASN et le conseil général du Haut-Rhin, nous avons pu dépêcher des scientifiques [ndlr : retenus à la suite d’un appel d’offres] afin qu’ils rendent compte du déroulement de la visite décennale », note Jean-Paul Lacote, membre du bureau de la CLIS de Fessenheim. « EDF a fait preuve de transparence en nous donnant accès aux documents que nous avons demandés », reconnaît Monique Sené.

Mais la scientifique, présidente du Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire et mandatée par la CLIS, regrette de ne pouvoir fournir qu’un avis parcellaire sur la mise en œuvre des travaux de la troisième visite décennale, faute de temps et de moyens.

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