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Le démantèlement de Chooz A

Sous-traitance : la nécessaire vigilance

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À Chooz A comme ailleurs, EDF fait réaliser une grande partie des opérations de démantèlement par des entreprises spécialisées. Des choix stratégiques qui impliquent une concertation et une organisation minutieuses.

Pour le démantèlement de la centrale de Chooz A, EDF est le maître d’ouvrage. Il fait appel à des prestataires spécialisés, comme Onet pour la déconstruction de la caverne des auxiliaires, Areva pour la décontamination des générateurs de vapeur, ou encore Westinghouse pour la déconstruction de la cuve. Une trentaine de salariés d’EDF sont présents sur le site durant le démantèlement, et tout autant de prestataires s’activent, chaque équipe étant dévolue à une opération bien spécifique.

Bien que disposant d’une entité dédiée à la déconstruction EDF n’est pas  un spécialiste des procédés de décontamination, ce qui peut justifier qu’il sous-traite ces opérations auprès de spécialistes. Mais il est évident que cela génère des risques et une surveillance adaptée des prestataires est nécessaire, que ce soit en termes de suivi et de contrôle des opérations. Dans tous les cas, EDF reste le premier responsable de la sûreté de l’installation.

Une complexe coordination des équipes

EDF s’est fixé des garde-fous : par exemple, trois niveaux de sous-traitance maximum sont autorisés. Pour autant, dans la pratique, la sous-traitance sur le site de Chooz A implique de rester vigilant, que ce soit en termes de maîtrise des risques (veiller à ce qu’une équipe A n’entrepose pas temporairement des déchets à côté de la zone de travail d’une équipe B, ce qui génèrerait une exposition aux rayonnements ionisants inutile), d’organisation du chantier (faire attention à ce qu’une équipe d’une entreprise A ne travaille pas en dessous d’une zone de manutention d’une charge lourde sur laquelle opère une équipe B) ou encore de gestion de l’information.

Pour répondre aux nombreuses questions posées par l’IRSN durant l’instruction du dossier transmis à l’appui de la demande d’autorisation de réaliser la décontamination des générateurs de vapeur, EDF a dû se retourner vers le titulaire du contrat concerné.

Par aexemple, « l’IRSN nous a interrogés sur le nombre de cycles de lavage prévus, la description précise des produits utilisés… Nous avons donc dû transmettre la requête à notre prestataire, Areva, qui n’avait alors pas encore totalement défini son protocole », reconnaît Sophie Maurel, pilote du référentiel de sûreté de Chooz A pour EDF.

Cet exemple souligne combien la question de la sous-traitance croise celle de l’ajustement des calendriers : « Nous devons transmettre à l’IRSN différents documents au moins un an avant d’entreprendre les travaux, si bien que nos prestataires, qui n’en sont alors qu’à la phase d’étude du scénario, ont parfois des difficultés à nous répondre », ajoute-t-elle.


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