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Le transport de matières radioactives

Flux et modalités de transports de substances radioactives en France

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​En France, les transports de substances radioactives à usage civil représentent environ 6 % des transports de matières dangereuses, soit 980 000 colis par an. Ils concernent une grande diversité de substances, de formes physiques et chimiques variées, de quantités de radioactivité et de types de conditionnement.

Le principal mode de transport des colis de substances radioactives est le transport routier : environ 96% des colis sont transportés exclusivement par route. Les 4% de colis restants font l’objet de transports combinés, notamment par route et air (3% des colis) et par route, mer et rail (1% des colis).

 

Moyen de transport utilisé et fréquence des événements
(flux en nombre, fréquence en % sur la période 2014-2015)

Transports de combustibles nucléaires
Contrôle d’un conteneur de combustibles d’une centrale nucléaire à l’aide d’un radiamètre et d’une sonde téléscopique. (© Laurent Zylberman/Graphix-Images/IRSN)

Chaque étape du cycle du combustible nucléaire nécessite le transport de matières radioactives, d'une installation à une autre. De nombreux produits radioactifs sont également utilisés pour les besoins de l'industrie (contrôles de soudure, mesures de niveau, traçages, stérilisation, contrôles de présence de plomb dans les peintures…), de la médecine (radiologie, radiothérapie, stérilisation…) ou dans les laboratoires de recherche (datation, traçages, analyses non destructives…).

  • Le cycle du combustible nucléaire : 114 000 colis par an.

Cela comprend les transports de minerai d’uranium, d’hexafluorure d’uranium, d’assemblages combustibles neufs ou irradiés, de plutonium issu du traitement des combustibles irradiés, des déchets ainsi que d’outillages et de matériels contaminés dans les réacteurs EDF. Ces transports sont principalement réalisés dans des colis industriels et des colis de type B. 

  • La médecine : 260 000 colis par an.

Cela concerne les transports de sources radioactives pour la radiothérapie ou de solutions pour les examens réalisés par scintigraphie. Ces transports sont principalement expédiées par voie routière ou aérienne dans des colis exceptés et des colis de type A. 

  • L’industrie non nucléaire et contrôles techniques : 530 000 colis par an.

Il s’agit des transports de sources scellées pour les irradiateurs industriels, notamment à des fins de stérilisation pour les industries pharmaceutique et agro-alimentaire. Sont également concernés des appareils de mesure, à savoir les gammagraphes pour l’aéronautique, l’automobile et la métallurgie (colis de type B), les gamma-densimètres pour le BTP (colis de type A) et les analyseurs de plomb pour des diagnostics dans le domaine de l’immobilier (colis exceptés). 

  • La recherche : 19 000 colis par an.

Cela correspond aux transports de sources radioactives destinées à la recherche en biologie cellulaire et de matériaux activés ou d’éléments combustibles irradiés pour des centres de recherches nucléaires et des universités. Ces transports sont principalement réalisés dans des colis exceptés ou des colis de type A.

 

Répartition par secteur d'activité concerné et fréquence des événements
flux en nombre, fréquence en % sur la période 2014-2015)

Différents types de colis

Un colis de substances radioactives peut mesurer de 10 centimètres à 8 mètres de long, et peser de quelques kilos à plus de 100 tonnes. Il est conçu pour que les risques radiologiques soient maîtrisés en situation normale ou lors d’un accident. Par ailleurs, le colis est soumis à des épreuves destinées à démontrer sa résistance. Ces épreuves sont d'autant plus sévères que les risques sont élevés.

 

Répartion par type de colis et fréquence des événements
(flux en nombre, fréquence en % sur la période 2014-2015)

La réglementation distingue plusieurs types de colis en fonction de la quantité de substances radioactives à transporter (l’activité du contenu) et de leur dilution dans l’ensemble des matières à transporter (l’activité massique du contenu). Ces seuils d’activité dépendent des conséquences radiologiques potentielles et de la forme physique de la matière (solide, liquide ou gazeuse).

 

A gauche, emballages étanches appartenant à la classe de colis type A dans lesquels sont conditionnées les piluliers contenant les sources radioactives (© Arnaud Bouissou/MEDDE/IRSN). A droite, appareil destiné à réaliser des contrôles non destructifs par radiographie, les gammagraphes sont régulièrement transportés. Pour ce faire, l’expéditeur utilise un colis de type B (© Nedim Imré/IRSN).

Par exemple, le colis de type B (60 000 colis par an en France) est utilisé pour le transport de substances fortement radioactives, à savoir quand la dose reçue, par irradiation, contamination et inhalation, est de 50 mSv pour une personne située, pendant 30 minutes, à 1 mètre de la matière non emballée. Par ailleurs, le colis de type B doit résister à des situations accidentelles telles qu’un feu de 800° C pendant 30 minutes, une chute de 9 mètres, une perforation avec un poinçon de 1 mètre ou encore une immersion jusqu’à 200 mètres pour les colis les plus radioactifs. Ces essais sont réalisés par les industriels et expertisés par l’IRSN.

 

Type de colis à utiliser en fonction des substances radioactives

 

A contrario, compte tenu de la quantité  limitée de radioactivité transportée, les colis « exceptés » (460 000 colis par an), ceux de type A (300 000 colis par an) et les colis industriels IP (100 000 colis par an) ne sont pas soumis aux épreuves accidentelles. Ainsi, le seuil de résistance est limité aux situations de routine (vibrations, variations de température, etc.) pour les colis « exceptés » et aux incidents (forte pluie, chute de 1,2 mètre, empilement) pour les colis de type A et IP.

Enfin, les colis de type C, conçus pour le transport aérien de grandes quantités de substances radioactives, doivent être conçus pour résister à des épreuves de sévérité renforcée par rapport à celles applicables aux colis de type B. Toutefois, il n’existe pas, en France, de modèle de colis de type C agréé pour le transport de substances radioactives dans le domaine civil. 

 

Épreuves réglementaires par type de colis

Exceptés

Type A et IP

Type B

Type C

  

 

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