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Radiologie et scanner

Une brochure pour faire avancer la prévention sur les radiographies et les scanners

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L’IRSN et l’Association d’aide aux victimes d’accidents médicaux (Aviam) ont travaillé à l’élaboration d’un document rappelant aux patients et aux professionnels de santé que les radios et scanners ne sont pas des examens anodins.

Deux années, une quinzaine de réunions et l'investissement d'une trentaine de personnes auront été nécessaires à la rédaction de la brochure « Radiographie et scanner : posons-nous les bonnes questions », sous l’égide de l’IRSN et de l’Association d’aide aux victimes d’accidents médicaux (Aviam). Représentants de sociétés savantes, de professions de santé et associations de patients y ont participé. « Ce groupe de travail est né dans le cadre d’une collaboration lancée il y a trois ans entre l’Institut et les associations de santé », se souvient Marie-Solange Julia, présidente de l’Aviam. « L’IRSN souhaitait en effet s’investir dans un projet avec ces dernières pour faire avancer la prévention. Très engagés sur cette thématique, nous avons naturellement répondu présents. »

Le sujet du radiodiagnostic et des rayonnements ionisants s’est vite imposé : l’idée est de sensibiliser patients et professionnels du milieu aux risques liés à ce type d’examens pour éviter des actes non justifiés. « Pour choisir les messages à diffuser, un sondage a été réalisé auprès de patients, relayé par les différents partenaires du groupe de travail », rapporte la présidente. « À elle seule, l’Aviam a recueilli environ 700 réponses. Elles étaient souvent les mêmes, à savoir qu’une grande majorité des patients n’avait jamais reçu d’information lors de leurs radios ou scanners. Certains en faisaient pourtant souvent. »

Une fois les messages essentiels définis, il a fallu choisir la manière de les présenter. C’est le format journal qui a été retenu, pour une lecture facilitée. Les mots ont été judicieusement choisis, pour exposer les risques sans inspirer de craintes inutiles, tout en utilisant un vocabulaire accessible à tous. « Depuis l’été 2012, le document est en ligne sur les sites de l’IRSN et de l’Aviam », indique Marie-Solange Julia. « Nous le diffusons via notre réseau. Il commence à être distribué dans les salles d’attente de certains services hospitaliers d’imagerie médicale. » Le résultat, dont elle est fière, représente, selon elle, « une belle preuve de ce que peuvent faire ensemble deux organisations aussi différentes que l’IRSN et l’Aviam ».

Hausse des actes de scanographie en France

Hausse des actes de scanographie en France. © Hervé Bouilly/IRSN

Sur cinq ans, alors que le nombre d’actes de radiographie est stable,
il en est nette augmentation pour les scanners.

 

Sensibiliser à un examen indolore et à un risque « invisible »

« La brochure est très bien accueillie, autant par les patients que par le personnel médical », témoigne Stéphanie Fargues, manipulatrice radio au CHU de Toulouse (Haute-Garonne). « Pour les patients, nombreux, qui ne sont pas au courant des risques liés aux rayonnements ionisants reçus lors des radios ou scanners, ce document informe sans toutefois effrayer. Et pour ceux qui savent qu’il y a des risques mais qui n’en mesurent généralement pas l’ampleur, il détaille les doses reçues par type d’examen. Il rappelle que, lorsque ce dernier est justifié, les bénéfices l’emportent largement sur les risques. »

Pour tous, cette brochure constitue un bon support pour ouvrir le dialogue avec le professionnel de santé. « Ce sujet nécessite d’en parler régulièrement », estime Stéphanie Fargues. « Les radios et scanners sont des examens indolores, ne provoquant ni gêne ni douleur. Beaucoup de patients en déduisent qu’ils sont anodins. Il faut bien l’avouer, même nous, professionnels de santé, avons du mal à intégrer ce risque ‘invisible’. Nous devons continuellement être sensibilisés à la radioprotection par des discours, certes répétitifs, mais indispensables. »

Les messages retenus par les patients après lecture ? « Ne pas demander d’examens inutiles, mais faire confiance à son médecin », relaie Stéphanie Fargues. Dans une société où les malades accordent de moins en moins de crédit à l’examen clinique – et parfois même aux médecins eux-mêmes –, il est de bon ton de rappeler que « les radios et scanners, ce n’est pas automatique ».

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