SharePoint
Aide
 

La surveillance des travailleurs

Rapport travailleurs : Le bilan restructuré en enrichi grâce à la concertation

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :

Depuis l'édition 2010 publiée en 2011, le rapport annuel de l'IRSN sur la radioprotection des travailleurs est « plus pratique, plus facile à utiliser au quotidien » dixit les médecins du travail et les personnes compétentes en radioprotection (PCR).

Une appréciation largement dûe à la participation de professionnels extérieurs pour sa réalisation : des utilisateurs potentiels des données publiées avaient ainsi été conviés par l’IRSN à participer à sa conception. 

 

Une expertise plurielle

Le groupe de travail représente l’ensemble des secteurs et intervenants. On dénombre :

  • pour les secteurs : 7 représentants du secteur nucléaire, 3 de l’industrie non nucléaire, 4 du médical, 3 de la recherche et 1 de la défense ;
  • parmi les intervenants : 2 médecins du travail, 2 PCR, 4 représentants des travailleurs, 3 représentants des employeurs, 2 institutionnels et 2 partenaires publics.

 

Interrogé fin 2009 sur le rapport qui venait d’être publié, le groupe de travail a formulé trois critiques majeures. Des informations lui paraissaient manquer (par exemple, un découpage par secteurs d’activité qui permet une utilisation plus aisée par les médecins du travail). D’autres ont été jugées trop succinctes (dans la recherche, séparer les utilisateurs de sources scellées ou non, pour identifier les groupes les plus à risque). D’autres, considérées comme peu utiles (le détail des laboratoires ayant réalisé les analyses). 

« Dans le médical, le rapport ne distinguait pas radiologies diagnostique et interventionnelle », témoigne Isabelle Fitton, PCR à l’hôpital européen Georges-Pompidou (Paris) et membre du groupe de travail. « Entre un radiologue qui interprète des examens et un radiologue interventionnel exposé quotidiennement aux rayonnements, car positionné au plus près du tube de rayons X lors des opérations, le risque n’est pas le même. Le rapport devait évoluer vers des sous-groupes pour plus de précision. »

 

Version 2010 revue et corrigée

Dont acte en 2010. « Les secteurs sont mieux différenciés, surtout au niveau du médical », déclare Christine Gauron, conseiller médical en radioprotection à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS).

« Le rapport s’est aussi enrichi d’une partie sur la radioactivité naturelle. En revanche, pour le secteur industriel, nous ne disposons toujours pas de données par secteurs d’activité, ni par métiers », reconnaît Juliette Feuardent, ingénieure radioprotection chargée de la coordination de ce rapport à l’IRSN. « Pour y parvenir, nous avons diffusé, dès 2009, une nomenclature des secteurs et des métiers. » Mais cela nécessitera l’adhésion des laboratoires assurant la surveillance individuelle : or, en janvier 2011, alors que débutait la collecte des données du rapport 2010, quatre des huit laboratoires ne transmettaient toujours pas leurs données classées par secteurs. 

Mais « la démarche est engagée, et c’est le principal », résume Isabelle Fitton. « En attendant, la structure du rapport a été revue pour faciliter sa consultation et la recherche de données, et le contenu complété par des exemples d’actions menées par l’IRSN qui précisent nos messages de prévention ».

À terme, Isabelle Fitton compte utiliser ce rapport lors des formations du personnel, afin de replacer les données dosimétriques de l’hôpital Georges-Pompidou dans la perspective des statistiques nationales. Un rapport que, jusque-là, elle n’utilisait jamais.

   

Les dates clés du groupe de travail.©Emapress 

Page 1 de 234