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Bilan 2016 de l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France
Date de publication : 12/09/2017

 

​​L’IRSN publie son bilan 2016 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants en France. Il confirme l'augmentation régulière du nombre de travailleurs suivis et la stabilité de l'exposition individuelle moyenne sur les cinq dernières années.

 

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Infographie: Bilan 2015 de l'exposition des travailleurs
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Le nombre de travailleurs suivis en 2016 sur l’ensemble de ces domaines, soit 372 262, est en légère augmentation (+ 1,8 %) par rapport à 2015. Les effectifs des différents domaines restent globalement stables ou en légère augmentation.


La dose collective  qui est la somme des doses individuelles reçues par les travailleurs suivis, s’établit pour 2016 à 63,2 homme.sievert (h.Sv), contre 61,9 h.Sv en 2015, en lien avec l’augmentation de l’effectif suivi et reste dans la moyenne des valeurs observées sur ces cinq dernières années.

L’exposition externe individuelle moyenne est stable à 0,17 millisievert (mSv) contre 0,17 mSv en 2015 et 0,16 mSv en 2014.


Environ 96 % des travailleurs suivis ont reçu une dose annuelle inférieure à 1 mSv. Parmi les 14 218 travailleurs ayant reçu une dose supérieure à 1 mSv, 2 703 travailleurs ont reçu une dose supérieure à 5 mSv, soit 0,7 % de l’ensemble des travailleurs suivis (chiffre identique à celui de 2015). Seul un travailleur du domaine de l’industrie non nucléaire a eu une dose annuelle enregistrée supérieure à la limite réglementaire fixée par le code du travail (20 mSv).


Ces tendances générales masquent des disparités importantes :

  • Le domaine médical et vétérinaire, qui regroupe la majorité des effectifs suivis (61 %), présente une dose individuelle moyenne calculées sur l’effectif exposé de 0,33 mSv, valeur stable par rapport à 2015.
  • Les travailleurs du nucléaire et de l’industrie non nucléaire, qui représentent 30 % des effectifs suivis, reçoivent des doses plus élevées en moyenne (respectivement 1,15 mSv et 1,36 mSv sur l’effectif exposé), mais également stables par rapport à 2015.
  • Dans le domaine de la recherche, la dose individuelle moyenne calculée sur l’effectif exposé est de 0,24 mSv.

 

Exposition interne limitée

 

Le nombre de cas de contamination interne reste faible et les expositions qui en résultent limitées : en 2016, cinq travailleurs du domaine nucléaire ont reçu une dose engagée[3]  supérieure à 1 mSv. La plus forte dose engagée enregistrée est de 19,4 mSv estimée pour un travailleur exerçant dans le secteur des installations de recherche liées au nucléaire, la seconde de 15,5 mSv pour un travailleur prestataire exerçant dans le secteur de la logistique et de la maintenance du nucléaire.    

 

Bilan de l'exposition à la radioactivité naturelle

 

En 2016, le bilan dosimétrique des personnels navigants de l’aviation civile, exposés au rayonnement cosmique, porte sur 19 875 travailleurs, dont ceux d’Air France. Les doses individuelles sont calculées à partir des plans de vol, à l’aide du système informatique SIEVERT  développé par l’IRSN. La dose individuelle moyenne sur l’année (2,0 mSv) varie peu par rapport aux années précédentes, de même que la proportion de personnels navigants ayant reçu une dose annuelle supérieure à 1 mSv (82% en 2016 contre 81 % en 2015). La dose individuelle maximale s’élève à 5,2 mSv.


Concernant le radon présents dans les cavités et ouvrages souterrains ou les matériaux contenant naturellement des radionucléides non utilisés pour leurs propriétés radioactives (matériaux dits NORM), le bilan de la surveillance individuelle en 2016 porte sur 462 travailleurs pour ce qui concerne l’exposition externe et sur 249 travailleurs pour l’exposition interne. Les doses individuelles moyennes calculées sur les effectifs exposés sont respectivement égales à 0,13 mSv et 0,44 mSv.


Toutefois, le bilan ne peut pas être considéré comme exhaustif pour les expositions au radon d’origine géologique. En effet, d’après les rapports de dépistage du radon sur les lieux de travail reçus par l’IRSN, la concentration de radon observée dans un certain nombre de ces lieux nécessiterait la mise en œuvre d’une surveillance individuelle, ce qui n’est pas systématiquement le cas.


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