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Risque de cancer et exposition aux rayonnements ionisants résultant d’examens diagnostiques par scanographie durant l’enfance

  

Le 7 juin 2012 est parue dans la revue The Lancet une publication scientifique présentant les premiers résultats d’une étude britannique visant à étudier la relation entre le risque de cancer et l’exposition aux rayonnements ionisants résultant d’examens diagnostiques par scanographie durant l’enfance. Parmi les examens utilisant les rayonnements ionisants à des fins diagnostiques, la scanographie, plus irradiante que l’imagerie conventionnelle, est de plus en plus utilisée, notamment chez les enfants. Ces derniers présentent une radiosensibilité plus importante que les adultes.

 

Sur la période considérée par l’étude britannique, les auteurs suggèrent que 2 à 3 examens par scanographie du crâne pourraient tripler le risque de tumeurs cérébrales chez les enfants âgés de moins de 15 ans au moment de l’examen, et que 5 à 10 examens par scanographie du crâne  pourraient tripler leur risque de leucémie.

 

Ces résultats d’excès de risque de développer des leucémies ou des tumeurs cérébrales suite à des scanographies répétées durant l’enfance doivent être relativisés en prenant en compte le bénéfice apporté par ce type d’examens. Les résultats de cette étude britannique, qui est une première, doivent être confirmés par l’extension du suivi et confrontés à ceux d’autres études actuellement en cours en Europe.

 

Ainsi en France, une étude coordonnée par l’IRSN, « Cohorte Enfant Scanner », est en cours pour suivre plus de 90 000 enfants ayant eu, avant l’âge de 10 ans, au moins un examen par scanographie dans l’un des 20 centres hospitaliers universitaires répartis sur l’ensemble du territoire. 

 

Le projet européen EPI-CT qui intègre la cohorte britannique, la cohorte française ainsi que 7 autres cohortes européennes, vise lui à analyser l’incidence de cancers parmi un million d’enfants ayant bénéficié d’examens par scanographie. Il permettra de mieux quantifier le risque observé de tumeurs cérébrales dans l’étude britannique, notamment en fonction de l’âge de l’enfant au moment de l’examen. Les premiers résultats sont attendus à l’horizon 2016.

 

Dans l’attente des résultats des différentes études en cours, les résultats publiés par l’équipe britannique soutiennent les recommandations précédemment émises par l’IRSN dans le domaine de la radioprotection des patients, notamment en faveur d’un renforcement de la justification de chaque examen diagnostique par scanographie et de l’optimisation des paramètres techniques des appareils de scanographie afin de réduire les doses délivrées pour chacun de ces examen.

 

En savoir plus :

 

 

 

 

  • Consulter le site internet du projet européen EPI-CT (Epidemiological study to quantify risks for paediatric computerised tomography and to optimise doses - Étude épidémiologique visant à quantifier les risques liés aux examens pédiatriques par scanner et à optimiser les doses reçues)

 

  • Consulter les Niveaux de référence diagnostiques en pédiatrie (arrêté du 24 octobre 2011)

  •  

     

    Exposition des enfants aux rayonnements ionisants liée aux actes diagnostiques en 2010 en France

     

    L’exposition de la population pédiatrique française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical a été caractérisée pour l’année 2010 à partir des données de l’Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (EGB) de l’Assurance maladie (CNAM-TS), échantillon représentatif d’environ 1 % de la population française, incluant plus de 100 000 enfants de 0 à 15 ans.

     

    Environ 600 actes diagnostiques ont été réalisés pour 1000 enfants : 55 % sont des actes de radiologie conventionnelle, 42 % des actes de radiologie dentaire. Les examens scanographiques sont peu fréquents (environ 2 %). La médecine nucléaire et la radiologie interventionnelle représentent moins de 1 % des actes effectués.

     

    Les enfants ayant bénéficié du plus grand nombre d’actes sont les enfants de 10 à 15 ans et ceux de moins d’1 an. Peu de différence existe entre l’exposition des filles et celle des garçons. Chez l’adolescent, les radiographies dentaires et des membres sont les actes les plus fréquents. Chez le bébé, les radiographies du thorax et du pelvis constituent l’essentiel des actes pratiqués. Les examens scanographiques de l’enfant concernent essentiellement la tête et le cou.

     

    En 2010, un enfant sur trois a été exposé aux rayonnements ionisants à des fins diagnostiques. Les valeurs moyenne et médiane de la dose efficace sont estimées respectivement à 0,65 mSv et 0,025 mSv pour l’ensemble des enfants exposés. Elles sont respectivement de 5,7 mSv et 1,7 mSv pour les enfants ayant bénéficié d’au moins un acte scanographique (1 % de la population étudiée).

     

    Télécharger le rapport IRSN PRP-HOM 2013-003 « Exposition des enfants aux rayonnements ionisants liée aux actes diagnostiques en 2010 en France »