Programme "accidents graves" Phébus PF

La Recherche

 Programmes de recherche 

 Programme "accidents graves" Phébus PF 


Fermer

Envoyer à un ami

Les coordonnées que vous indiquez dans cette page sont à usage unique et ne sont pas conservées.

Emails de vos destinataires :  

Signez avec votre nom :  

Précisez votre adresse email :   

Joindre un message :

Souhaitez-vous recevoir une copie de ce mail ?

Envoyer

Annuler

Fermer

Archiver un article

Vous n'êtes pas authentifié sur le site.

Email :

Mot de passe :

Fermer

WP_IMPRIMER_TITLE

WP_IMPRIMER_MESSAGE

Retour

Ok

Fermer

Authentification

Email :

Mot de passe :


Le programme "accident grave" Phébus PF a pour objectif général de contribuer à réduire l'incertitude relative à l'évaluation des rejets de produits radioactifs en cas d'accident de fusion de coeur d'un réacteur à eau sous pression (REP), et d'accroître les capacités d'expertise et de gestion de crise de l'IRSN dans ce domaine. Pour cela, des essais visant à reproduire les phénomènes physiques majeurs qui gouvernent la fusion d'un coeur de réacteur à eau sous pression, le transfert des produits de fission depuis le combustible jusqu'à l'enceinte de confinement et leur devenir dans celle-ci, ont été réalisés dans un dispositif expérimental représentatif d'un REP et implanté dans le réacteur Phébus. Menés en collaboration avec de multiples partenaires français et étrangers (EDF, Commission européenne, Etats-Unis, Canada, Japon, Corée du Sud, Suisse) ces essais sont au nombre de 5.


Objectifs

Un premier groupe de 3 essais (FPT-0, FPT-1 et FPT-2) a permis d’étudier l’effet du taux d’irradiation et de l’environnement (oxydant ou réducteur) sur la dégradation du combustible, le relâchement et le transport des produits de fission (PF) ainsi que leur comportement dans l’enceinte de confinement. Ces trois essais ont été réalisés avec une barre de commande en alliage Ag-In-Cd représentative des REP de type Westinghouse dont il a été montré l’influence sur le comportement des produits de fission.

Un autre essai (FPT-4) a concerné la phase ultime de l’accident, avec l’étude du relâchement des produits de fission peu volatils et des transuraniens à partir d’un lit de débris et d’un bain de combustible fondu.

Le cinquième essai (FPT-3), a déterminé l’influence d’une barre de commande en carbure de bore (B4C) matériau utilisé dans les REP plus récents mais aussi dans les réacteurs à eau bouillante en service en Europe, et certains réacteurs de type soviétique en service dans l’Europe de l’Est sur la dégradation du combustible et le comportement des PF.

Les résultats des essais Phébus PF sont une source importante d’amélioration de la simulation des accidents de fusion de coeur. Les logiciels développés à l'IRSN dans ce domaine (codes Icare/Cathare et Astec) en sont les premiers bénéficiaires.

 
Déroulement d’un essai


Un essai se déroulait en deux phases successives :

  • Une phase " dégradation ", d’une durée de quelques heures, au cours de laquelle, par augmentation de la puissance du coeur PHEBUS, la température du combustible d’essai augmente jusqu’à la liquéfaction et la délocalisation des matériaux (entre 2300 et 2500°C), entraînant le relâchement des produits de fission et leur transport dans le circuit et dans l’enceinte de confinement. A la fin de cette phase, le réacteur Phébus est arrêté.
  • Une phase " enceinte ", d’une durée de quelques jours, au cours de laquelle sont mesurées les grandeurs d’intérêt pour la compréhension des phénomènes de transport, de dépôts des matériaux ainsi que de la chimie de l’iode dans le circuit et dans l’enceinte de confinement.


L’analyse et l’interprétation des résultats d’un essai durent environ 5 ans.


Tomographies et radiographie numerique de la grappe du combustible apres essai ©IRSN


Publications

En savoir plus

Documents

Fermer

Accès refusé

Pour accéder à ce contenu identifiez vous