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Les unités de recherche

Laboratoire d'épidémiologie des rayonnements ionisants (Lepid)

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Dernière mise à jour en août 2015

 

Crée en 1991, le Laboratoire d’Epidémiologie des rayonnements ionisants de l’IRSN (LEPID) est intégré dans le Service de Radiobiologie et d’Epidémiologie (SRBE) du Pôle « radioprotection, environnement, déchets et crise ». Il est situé à Fontenay-aux-Roses, en région parisienne.

 

Les recherches menées par le LEPID visent à améliorer, par le suivi épidémiologique de cohortes et d’analyses statistiques, les connaissances sur les effets sanitaires des rayonnements ionisants chez l’homme, notamment dans le cadre d’expositions chroniques à faibles doses, qu’elles soient d’origine professionnelle, médicale ou environnementale. Ces recherches contribuent à la mission d’expertise de l’IRSN en matière de radioprotection de l’homme.

 

Sommaire

 

 

 

Contexte et thématiques de recherche

 

Un accroissement du nombre de cancers dans des populations exposées à des niveaux de doses élevés de rayonnements ionisants a été observé dans de nombreuses études épidémiologiques. Ces études ont permis d’identifier les types de cancers pour lesquels le rôle des rayonnements ionisants est reconnu (Tableau 6 de la sécurité sociale : leucémie, sarcome osseux et cancer broncho-pulmonaire), ceux pour lesquels leur rôle est soupçonné (liste de 18 cancers établie pour indemniser les vétérans des essais nucléaires), d’estimer le délai de latence entre l’exposition et l’observation d’un excès de cancer, et de caractériser la relation entre la dose et le risque.


Sur la base des connaissances issues de l’épidémiologie et de la radiobiologie, un système de radioprotection a été élaboré au niveau international (CIPR) pour gérer la protection des différentes populations exposées (patients, travailleurs, population générale). Ce système de radioprotection est remis à jour périodiquement sur la base d’une analyse par les experts (UNSCEAR) des publications scientifiques parues dans les domaines de l’épidémiologie, la radiobiologie et la radiopathologie. Néanmoins, de nombreuses incertitudes persistent encore aujourd’hui quant à la quantification des effets sanitaires résultant des expositions aux rayonnements ionisants, en particulier pour ce qui concerne les expositions chroniques aux faibles doses.


L’objectif principal des travaux du LEPID est d’améliorer les connaissances sur les effets sanitaires des expositions aux rayonnements ionisants à faibles doses. Ces travaux visent à évaluer la validité des hypothèses sous-jacentes au système de radioprotection actuel, et contribuent à son évolution.

 
En complément de cet objectif principal, trois objectifs spécifiques, présentant un intérêt majeur en radioprotection, sont particulièrement ciblés :

  • les effets sanitaires des contaminations internes, notamment chroniques : par rapport à une exposition externe, les contaminations internes, par ingestion ou inhalation, entraînent une exposition hétérogène des organes et une irradiation persistant après la fin de l’exposition du fait de l’incorporation des radionucléides. Si l’on dispose aujourd’hui de connaissances établies sur les effets des expositions externes aux rayonnements ionisants, les effets de contaminations internes, notamment chroniques, sont beaucoup moins bien connus. Cette thématique conduit à des activités transverses avec le Service de Dosimétrie Interne (SDI).
  • les effets sanitaires des expositions durant l’enfance : les résultats de la littérature indiquent une sensibilité accrue des enfants aux expositions aux rayonnements ionisants (pour une même dose, la relation dose-effet apparaît plus forte si cette dose est reçue durant l’enfance qu’à l’âge adulte). Néanmoins, peu d’études sont disponibles aujourd’hui sur les effets d’expositions (médicales et environnementales) à faibles doses durant l’enfance. Cette thématique conduit à des activités transverses avec l’Unité d’Expertise Médicale (UEM).
  • les effets non-cancer : l’ensemble du système de radioprotection actuel est fondé sur l’estimation du risque de cancer radio-induit. Néanmoins, plusieurs études récentes suggèrent un accroissement de la fréquence de certaines pathologies non cancéreuses à des niveaux de doses relativement faibles (quelques centaines de milliSieverts). La vérification de ces observations sur d’autres populations est un enjeu majeur pour la connaissance des effets des rayonnements ionisants (en particulier pour les maladies cardio-vasculaires et les cataractes) et pour la radioprotection. Cette thématique conduit à des activités transverses avec le Laboratoire d’Evaluation de la Dose Interne (LEDI) du SDI et le Service de Dosimétrie Externe (SDE).

 

    Ces trois thématiques s’appuient aussi sur les 3 autres laboratoires de recherche expérimentale du SRBE : le laboratoire de dosimétrie biologique (LDB), le laboratoire de radiopathologie et de thérapie expérimentale (LRTE) et le laboratoire de radiotoxicologie expérimentale (LRTOX).

     

     

Axes de recherches

 

    Les activités de recherche du LEPID sont organisées en trois axes principaux.


    Études en milieu professionnel

     

    Mineurs d’uranium :

  • Projet européen EuroMiners ;
  • Projet international EuroCan Miners.

 

Travailleurs du nucléaire pour le volet exposition externe :

 

Travailleurs du cycle du combustible pour le volet contamination interne :

 

Études en milieu médical

 

  • Cohorte Enfant-Scanner sur le risque de cancer radio-induit chez les enfants exposés à des scanners à des fins diagnostiques ;
  • Cohorte Coccinelle sur les enfants exposés lors d’interventions en cardiologie interventionnelle ;
  • Étude transversale O’Cloc sur le risque de cataracte radio-induite chez les cardiologues interventionnels ;
  • Étude cas-témoins O’RICAMs sur le risque de cancer chez les personnels médicaux exposés aux rayonnements ionisants ;
  • Projet européen Epi-CT, qui regroupe 9 cohortes nationales sur des enfants exposés à des scanners à des fins diagnostiques ;
  • Projet européen DoReMi à l’intérieur duquel le task 7.4 et le projet ELDO portent sur le risque de cataracte radio-induite, en particulier chez les cardiologues interventionnels.

 

Études en population générale

 

  • Veille scientifique sur les risques sanitaires à proximité des sites nucléaires ;
  • Participation à l’étude GEOCAP, coordonnée par l’Inserm, pour l’évaluation du risque de leucémie infantile associé à l’exposition environnementale aux rayonnements ionisants ; 
  • Participation à l’étude ELFE, coordonnée par l’Inserm et l’INED, pour la reconstruction des expositions aux rayonnements ionisants durant l’enfance.

 

Le LEPID s’est également doté d’un axe de recherche transverse, relatif, d’une part, à la gestion des bases de données et, d’autre part, à l’application et au développement de méthodes statistiques adaptées pour la modélisation de données épidémiologiques complexes (données manquantes, censurées, facteurs d’impact corrélés, erreurs de mesure d’exposition,…), l’estimation de risques sanitaires radio-induits ou encore pour la prise en compte de sources d’incertitude potentielles dans le cadre de l’estimation ou de la prédiction de risques sanitaires radio-induits. 
 

 Spécialités et chercheurs

 

Dominique Laurier (PhD, HDR), épidémiologiste, chef de laboratoire

Sophie Ancelet (PhD), statisticienne/modélisatrice

Hélène Baysson (PhD), épidémiologiste

Marie-Odile Bernier (MD), épidémiologiste

Sylvaine Caër-Lorho (M1), épidémiologiste

Enora Cléro (PhD), épidémiologiste

Sophie Jacob (PhD), épidémiologiste

Olivier Laurent (PhD), épidémiologiste

Klervi Leuraud (PhD), épidémiologiste

Estelle Rage (PhD), pharmacien, épidémiologiste

Éric Samson (M2), épidémiologiste

 

 

Partenariat et réseaux de recherche

 

Collaborations principales

 

À l'IRSN : LDB, LRPAT, LRTOX, LEDI, UEM, SDE, BRN.

 

En France :

  • Services de Santé au Travail des exploitants nucléaires (AREVA, CEA, EDF…)
  • Hôpitaux
  • Sociétés savantes (SFIPP, SFC, SFR…)
  • Équipes de recherche en santé publique ou épidémiologie (CESP Inserm U1018 équipe « Epidémiologie environnementale des cancers », CIRC, INRS, InVS…)
  • Registres de cancer

 

À l’étranger :

  • Unités de recherche en radio-épidémiologie : HPA (Grande-Bretagne), BfS et HMGU (Allemagne), NRPI (République Tchèque), STUK (Finlande), CREAL (Espagne), SCK-CEN (Belgique), RIVM (Pays-Bas), URCRM (Russie), CNSC (Canada) … 
  •   

Environnement universitaire

 

Équipe d’accueil et membre de l’équipe pédagogique de l’Ecole de Santé Publique Paris-Sud – Paris-Descartes (ED 420).