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Le démantèlement des centrales et des installations nucléaires

Le démantèlement des centrales et des installations nucléaires

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Introduction

A la fin du fonctionnement d'une installation nucléaire, son arrêt définitif puis son démantèlement ont trois objectifs : arrêter l’installation, évacuer les substances dangereuses et les déchets présents ainsi que retire les matériels présents dans l'installation, et enfin assainir les locaux et les sols, voire déconstruire les bâtiments.

 

Piscine du réacteur de Chooz A (Ardennes) utilisée pour le démantèlement de la cuve et des internes
Visite technique dans le cadre de l'instruction de l'étape 1 de démantèlement de l’installation nucléaire Chinon A3 (Indre-et-Loire) (© Laurent Zylberman/Graphix-Images/IRSN)

Le cycle de vie d'une installation nucléaire comprend trois grandes phases, associées à des autorisations réglementaires spécifiques :

  • la conception et la construction (décret d'autorisation de création) ;
  • le fonctionnement  (autorisation de mise en service) ;
  • le  démantèlement (prescrit par un décret particulier).

 

Phase de vie de l’installation, le démantèlement peut parfois être plus long que la durée de fonctionnement et il nécessite une organisation adaptée, différente de l’exploitation. Il doit ainsi être anticipé afin d’en maîtriser tous les aspects en matière de sûreté, de radioprotection des travailleurs et de protection de l’environnement. Enfin, au cours d’un démantèlement, la configuration de l’installation et donc les risques évoluent en permanence.

Lire la page Qu'est-ce que le démantèlement des installations nucléaires ?

 

Certains risques diminuent (dégagement thermique, criticité, ampleur des rejets radioactifs en situations accidentelles...) voire disparaissent, alors que d’autres peuvent être accentués (dissémination, incendie, manutention, concomitance des chantiers...) ou apparaître (liés aux procédés spécifiques de démantèlement, d’assainissement et de démolition). C’est pourquoi un examen de sûreté est réalisé à chaque étape du démantèlement afin d’assurer la maîtrise des risques des opérations.

La conservation des connaissances acquises lors du fonctionnement de l’installation constitue un enjeu important car elle permet de se forger l’image la plus correcte possible de l’état de l’installation avant d’engager les opérations de démantèlement. Pour cette raison, le démantèlement doit être engagé rapidement après l’arrêt définitif afin de bénéficier de la présence du personnel ayant connu la phase de fonctionnement.

Le démantèlement rapide permet également de réduire au plus tôt le niveau de risque que présentent les installations, en évacuant les matières radioactives susceptibles d’engendrer les conséquences radiologiques les plus importantes en cas d’accident.

Lire la page Démantèlement : une expertise en trois temps

 

Robotique utilisée sur le chantier de démantèlement du réacteur de Chooz A
Pilotage à distance des opérations de démantèlement de cuves contaminées de la caverne des auxiliaires du réacteur EDF de Chooz A (Ardennes) (© IRSN/Dureuil)

Avec l’arrivée en fin de vie de nombreux réacteurs en exploitation, se pose à présent la question de leur démantèlement de manière rapprochée.  Dans l’hypothèse d’un arrêt définitif des réacteurs à une cadence similaire à celle de leur mise en service, leur démantèlement nécessiterait d’engager simultanément des capacités techniques, humaines et financières très importantes.

L’autre enjeu sera lié aux capacités des industriels à évacuer et entreposer les combustibles usés afin de permettre la mise en œuvre au plus tôt des opérations de démantèlement. Ainsi, l’IRSN a élaboré une démarche d’évaluation des flux annuels de combustibles usés et des déchets radioactifs. En 2015, elle a été appliquée sur le parc EDF de 58 réacteurs à eau sous pression en exploitation.

Lire la page Réacteurs en exploitation : se préparer au démantèlement à grande échelle

 

La mise en œuvre des projets de démantèlement a d’ores et déjà incité les acteurs de la filière nucléaire à initier des programmes d’études afin d’améliorer les techniques disponibles pour préparer puis mener à bien les opérations de démantèlement. L’IRSN réalise également des études et des recherches en lien avec les besoins d’expertise de sûreté dans le domaine.

Lire la page Démantèlement : l’innovation facilite les chantiers ?

 

Réglementation et principes du démantèlement en France

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a inscrit dans le code de l’environnement le principe du démantèlement immédiat des installations nucléaires, à savoir un démantèlement le plus tôt possible après l’arrêt définitif de l’installation. Par ailleurs, elle distingue plus nettement :

  • l’arrêt définitif de l’installation, qui relève de la responsabilité de l’exploitant et doit faire l’objet d’une déclaration à l’Autorité de sûreté nucléaire ;
  • le démantèlement de l’installation, dont les modalités doivent être approuvées par l’État sur la base d’un dossier proposé par l’exploitant.

 

Ainsi, l'exploitant doit désormais présenter un « plan de démantèlement » dès la demande d’autorisation de création d'une installation nucléaire. Il permet de vérifier dans la durée que les dispositions retenues par l'exploitant sont cohérentes avec les conditions générales envisagées pour son démantèlement ultérieur. De telles vérifications ont été faites durant la construction du réacteur de type EPR sur le site de Flamanville.​

 

(Dernière mise à jour : février 2018)