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Questions :

  • Un travailleur du domaine médical peut-il être amené à dépasser les limites d’exposition réglementaires ? Lire la réponse
  • Quels sont les examens diagnostiques qui contribuent le plus à la dose au patient et à la population ? Lire la réponse
  • Un examen radiologique ou de médecine nucléaire peut-il entrainer la survenue d'un cancer ? Lire la réponse
  • Un patient peut-il devenir stérile après un examen de radiodiagnostic ? Lire la réponse
  • Une patiente doit-elle arrêter d'allaiter après un examen radiologique ? Lire la réponse
  • Existe-t-il une limite de dose pour les patients ? Lire la réponse
  • Existe-t-il un nombre limite d'examens utilisant les rayonnements ionisants pouvant être réalisés chez une même personne ? Lire la réponse
  • Est-ce que des examens répétés pour le même patient augmentent le risque lié aux rayonnements ionisants ? Lire la réponse
  • Quelles recommandations peuvent aider les professionnels de santé à justifier un examen utilisant les rayonnements ionisants et à éviter des expositions inutiles ? Lire la réponse
  • Quels effets indésirables peuvent découler des actions mises en place pour réduire la dose ? Lire la réponse
  • Quelles sont les mesures de précaution recommandées pour les personnes accompagnant les enfants lors d'examens radiologiques ou scanographiques ? Lire la réponse

 

 

Un travailleur du domaine médical peut-il être amené à dépasser les limites d’exposition réglementaires ?

Les doses reçues par le personnel exposé dans le domaine médical sont généralement faibles et il est improbable que les limites annuelles règlementaires basées sur les coefficients de risque de la CIPR 103 (tableau ci-dessous) soient atteintes.

 

Toutefois, pour certains examens utilisant la radioscopie, les doses reçues par le personnel peuvent être potentiellement élevées. C’est le cas en particulier de certaines procédures de radiologie interventionnelle (cardiologie, neuro-radiologie…), pendant lesquelles les durées de scopie peuvent être très longues (>1 h) ou si les dispositifs de radioprotection appropriés ne sont pas utilisés. Pour ces procédures, l’exposition des mains doit particulièrement être surveillée, de même qu’en médecine nucléaire et en curiethérapie.

 

RECOMMANDATIONS CIPR 103 et réglementation française

 

Risque présumé

CIPR Publication 103

Travailleurs 4,1x10-2 Sv-1 cancer
0,1x10-2 Sv-1 effets héréditaires
Public 5,5 x 10-2 Sv-1 cancer
0,2 x 10-2 Sv-1 effets héréditaires
Embryon fœtus Non déterminé

 Limites travailleurs

Réglementation française

Basées sur les effets stochastiques 20 mSv/an (dose efficace)
Basées sur les effets déterministes 150 mSv/an au cristallin et 500 mSv/an à la peau, aux mains et aux pieds (dose équivalente)

 Limites public

Réglementation française

Basées sur les effets stochastiques 1 mSv/an (dose efficace)
Basées sur les effets déterministes 15 mSv/an au cristallin (dose équivalente) et 50 mSv/an à la peau, aux mains et aux pieds (dose équivalente)

 

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Quels sont les examens diagnostiques qui contribuent le plus à la dose au patient et à la population ?

La part du scanner dans la dose collective de la population est plus élevée que celle de la radiologie conventionnelle, et augmente régulièrement du fait d’un recours croissant à cette technique. Actuellement le scanner représente environ 10% des actes mais près de 50% de la dose à la population due aux activités médicales.

 

La dose au patient en scanner est un problème particulièrement important en pédiatrie. Certaines études montrent que des établissements utilisent les mêmes paramètres pour les enfants que pour les adultes : or la dose délivrée à un enfant de 1an lors d’une procédure scanographique est, à paramètres techniques identiques, 2,5 fois supérieure à celle d’un adulte. 

 

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Un examen radiologique ou de médecine nucléaire peut-il entrainer la survenue d'un cancer ?

La quasi-totalité des examens radiologiques ou de médecine nucléaire réalisés selon les guides de bonnes pratiques conduisent à des doses efficaces inférieures, voire très inférieures, à 100 mSv. L'excès de risque de cancer pour des doses inférieures à 100 mSv est discutable à cause du manque de données mettant en évidence cet effet dans les études épidémiologiques. L'excès de risque ne peut être déduit que de la relation linéaire sans seuil entre dose et effet. Cependant, plusieurs examens, en particulier scanographiques, réalisés chez le même patient peuvent entrainer des doses efficaces de 100 mSv ou plus. 


La CIPR a estimé que le risque de cancer mortel radio-induit pour une population adulte est de l'ordre de 5%/Sv ou (en utilisant l'hypothèse de la relation linéaire sans seuil pour l'extrapolation aux faibles doses) de 0,005%/mSv. Les risques liés aux rayonnements ionisants doivent être comparés au risque de cancer mortel spontané (20%) et à l'incidence naturelle du cancer (40%) (tableau ci-dessous). Avec la mise en évidence récente de la radiosensibilité du tissu mammaire, une attention particulière doit être portée aux examens réalisés chez de jeunes patientes. Tout doit être mis en œuvre pour utiliser des protocoles basse-dose.


ESTIMATION DU RISQUE (âge et sexe non pris en compte) CHEZ L’ADULTE EN FONCTION DE LA DOSE EFFICACE

(N.B. Les estimations de risque ne sont applicables qu'à un groupe et non à un individu)

 Dose efficace (mSv)   Estimation du risque de cancer mortel par examen* Estimation du risque spontané de cancer mortel 

 1 mSv 

 0,005 % 

 20%

 2 mSv 

 0,01 % 

 20%

 3-5 mSv 

 0,015-0,025 % 

 20%

 10 mSv 

 0,05 %

 20%

 25 mSv 

 0,125 %

 20%

* L'incidence du cancer radio-induit ou spontané est à peu près deux fois plus élevé que le risque mortel.

 

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Un patient peut-il devenir stérile après un examen de radiodiagnostic ?

Les gonades sont des organes radiosensibles. La stérilité est permanente chez l'homme pour des doses de 3,5 à 6 Gy*, de 2,5 à 6 Gy* pour la femme. Comme les examens diagnostiques induisent des doses 100 à 1000 fois plus faibles au niveau des gonades, ils n'entrainent pas de risque de stérilité.

 

* 1 Gy (gray) = 1000 mGy (milligray).

 

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Une patiente doit-elle arrêter d'allaiter après un examen radiologique ?

Non. La patiente peut continuer à allaiter normalement après l'examen. Un fois que l'examen est réalisé, la patiente n'est plus exposée aux rayonnements ionisants et ne présente pas de risque d'exposition pour les autres.

 

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Existe-t-il une limite de dose pour les patients ?

Les limites de doses ne s'appliquent pas aux procédures médicales car le bénéfice attendu pour le patient justifie la réalisation de l'examen. Lorsque celui-ci est justifié, la procédure doit être optimisée. Cela signifie que la dose doit être aussi faible que possible sans perte d'information diagnostique.

 

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Existe-t-il un nombre limite d'examens utilisant les rayonnements ionisants pouvant être réalisés chez une même personne ?

Non, mais chaque examen doit être médicalement justifié. Il n'y a pas de limite en nombre d'examens, de la même façon qu'il n'y a pas de limites de doses dans le cadre des expositions médicales.

 

Néanmoins, chaque examen doit être justifié par une analyse bénéfice / risque. Le risque augmente avec le nombre d'examens. Si un nombre important d'examens doit être réalisé, alors le processus de justification doit prouver que le bénéfice dépasse largement le risque engendré par la répétition des examens. Des questions peuvent se poser lorsque la justification n'est pas strictement médicale pour un cas particulier. Cela peut arriver lors de programmes de dépistage non validés ou dans des centres de médecine du sport par exemple. Dans de telles circonstances une attention particulière doit être portée au protocole de justification.

 

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Est-ce que des examens répétés pour le même patient augmentent le risque lié aux rayonnements ionisants ?

Oui. Les effets des rayonnements ionisants se cumulent. Toutefois, les mécanismes de réparation de l'organisme sont efficaces et l'espacement des examens par des temps significatifs permettent de minimiser les effets.

A l'heure actuelle il n'y a pas de méthode formalisée d'enregistrement et de suivi des doses reçues par les patients, comme cela existe pour le personnel. Il est recommandé aux patients, dans leur propre intérêt, d'informer leur médecin de tout examen radiologique antérieur et de demander au radiologue ou au médecin nucléaire des informations dosimétriques associées à leur examen (Arrêté du 22 septembre 2006 relatif aux informations dosimétriques devant figurer dans un compte rendu d'acte utilisant les rayonnements ionisants).

 

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Quelles recommandations peuvent aider les professionnels de santé à justifier un examen utilisant les rayonnements ionisants et à éviter des expositions inutiles ?

Tout examen utilisant les rayonnements ionisants doit être justifié. Pour cela, le demandeur peut s’appuyer sur le guide du bon usage des examens d’imagerie (www.sfrnet.org et www.sfmn.org).

 
D’une façon générale, il doit s’assurer que le même type d’examen n’a pas été récemment réalisé, qu’un examen n’utilisant pas les rayonnements ionisants (ultrasons, IRM) ne peut pas lui être substitué et que le bénéfice est largement supérieur au risque. Un examen justifié ne doit pas être refusé pour des raisons de radioprotection.

 

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Quels effets indésirables peuvent découler des actions mises en place pour réduire la dose ?

L'optimisation en radioprotection consiste à réduire l'exposition des patients au minimum requis pour atteindre l’objectif diagnostique ou thérapeutique. En aucun cas la réduction de la dose ne doit compromettre l'information clinique et le résultat de l'examen. Si cet aspect est négligé, les effets indésirables seront une perte de qualité et d'information.

 

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Quelles sont les mesures de précaution recommandées pour les personnes accompagnant les enfants lors d'examens radiologiques ou scanographiques ?

Les recommandations de base préconisent la présence des parents plutôt que du personnel dans la salle d'examen pendant la réalisation de l'examen.. Lorsque les parents accompagnent l'enfant pendant l'examen, ils doivent être équipés de protections appropriées.

 

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