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Nouveau cahier partenaire dans Pour la science. La filtration des aérosols radioactifs : un problème de taille

06/12/2022


La plupart des activités industrielles produisent des aérosols. Dans les installations nucléaires, ils peuvent être radioactifs. Le dernier niveau d’épuration de l’air est assuré par des filtres de très haute efficacité (THE), qui doivent rester opérationnels y compris en cas d’incendie. Ce douzième cahier partenaire avec le magazine Pour la science présente comment l’IRSN modélise la physique des aérosols et le risque de colmatage des filtres.

Page 1 PLS 12.JPGEn mars 2020, la pandémie de Covid-19 nous a rappelé que la filtration d’aérosols, en l’occurrence des gouttelettes, n’avait rien de trivial. Dès mi-mars, l’IRSN a été un des laboratoires sollicités par l’Afnor pour évaluer le degré de protection offert par les masques en tissu. Pourquoi l’IRSN ? En raison de ses compétences reconnues en matière de filtration d’aérosols.

Que l’on s’intéresse à un masque anti-Covid ou un filtre très haute efficacité homologué pour le nucléaire, il s’agit dans les deux cas d’étudier un média poreux destiné à bloquer des particules, pour protéger nos poumons dans le cas de la pandémie, empêcher la dispersion d’aérosols radioactifs dans le cas du nucléaire. Depuis une vingtaine d’années, l’IRSN décrypte la physique des aérosols pour comprendre les risques de colmatage des filtres de très haute efficacité. Après avoir proposé une approche empirique, basée sur des expériences réalistes, les chercheurs ont développé un modèle phénoménologique dans le but d’évaluer les performances des filtres en toute situation.

Les cahiers partenaires de l'IRSN avec le magazine Pour la science traitent de la diversité des sujets de la recherche de l'Institut. Cette année, le premier, édité en Mars, concernait les nouvelles thérapies cellulaires pour traiter les dommages dus à de fortes irradiations. Le second, édité en Juin, se penchait sur les recherches de l’IRSN sur le risque de feux électrique dans les installations nucléaires. Enfin le troisième, édité en Septembre, l’étude des anomalies de la trajectoire des radionucléides dans les sédiments au travers d’archives sédimentaires.