Programmes de recherche

Le projet COSEA

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Recherche en sciences humaines

le projet COSEA

​Le projet de recherche en sciences humaines "Co-activité et sûreté en acte" (COSEA) vise à analyser au plus près des situations concrètes de chantier sur lesquels des équipes de cœurs de métier différents se retrouvent à travailler en même temps, c'est-à-dire en situation de co-activité, et ce dans des contextes très contraints (souterrain, etc.) et présentant des enjeux de sécurité. L'objet de ce projet est le chantier de prolongement de la ligne de métro 14 de la RATP, que l'IRSN suit et observe avec Science Po.

le projet COSEA

Recherche en sciences humaines

le projet COSEA

​Le projet de recherche en sciences humaines "Co-activité et sûreté en acte" (COSEA) vise à analyser au plus près des situations concrètes de chantier sur lesquels des équipes de cœurs de métier différents se retrouvent à travailler en même temps, c'est-à-dire en situation de co-activité, et ce dans des contextes très contraints (souterrain, etc.) et présentant des enjeux de sécurité. L'objet de ce projet est le chantier de prolongement de la ligne de métro 14 de la RATP, que l'IRSN suit et observe avec Science Po.

Délimiter l'espace

​La co-activité est mouvante et en mouvement ; elle est situationnelle. Ce qui se passe en surface peut affecter la logique des flux sous terre.

Le découpage du chantier en « lots » dessine les risques techniques aux interfaces. De ce fait, penser la co-coactivité revient à penser les interfaces et les logiques de flux entre territoires.

​Naissance d'un chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Délimiter l'espace

Délimiter l
​Naissance d'un chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

​La co-activité est mouvante et en mouvement ; elle est situationnelle. Ce qui se passe en surface peut affecter la logique des flux sous terre.

Le découpage du chantier en « lots » dessine les risques techniques aux interfaces. De ce fait, penser la co-coactivité revient à penser les interfaces et les logiques de flux entre territoires.

​Délimiter l'espace : définir le stockage en surface pour approvisionner le sous-sol.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Délimiter l'espace : définir le stockage en surface pour approvisionner le sous-sol.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Un chantier dans la ville.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Un chantier dans la ville.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Une ville dans le chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Une ville dans le chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Délimiter les espaces entre les différentes activités du chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Délimiter les espaces entre les différentes activités du chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

​(c) Gwenaële Rot / Science Po.

​(c) Gwenaële Rot / Science Po.

Des dispositifs provisoires tels que des bâches ou des grilles sont prévus pour cloisonner les espaces et les risques au fil de l’avancement du chantier. Cependant la nécessité du passage des flux (piétonnier, matériels…) oblige à aménager un passage entre ces frontières.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
Des dispositifs provisoires tels que des bâches ou des grilles sont prévus pour cloisonner les espaces et les risques au fil de l’avancement du chantier. Cependant la nécessité du passage des flux (piétonnier, matériels…) oblige à aménager un passage entre ces frontières.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Une grille marque la séparation entre le métro à quai en Gare de Saint-Lazare (au fond à droite de l’image) et la zone chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Une grille marque la séparation entre le métro à quai en Gare de Saint-Lazare (au fond à droite de l’image) et la zone chantier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Habiter l'espace

​Il ne s’agit pas seulement pour les acteurs de « voir » les espaces, mais aussi de se les approprier.

Les infrastructures de vie (les utilités, tout comme les moyens de prévention) facilitent l’accompagnement des situations de co-activité. Il est donc préférable que ce soient les habitants (entreprises y travaillant) et non de simples visiteurs (prestataires externes) qui prennent soin de ces infrastructures.

De plus, la socialisation aux espaces de travail doit être pensée : repérer, habiter (perception et appropriation) et vivre (intégration des règles et des codes) de manière durable (avec des identités, des rites, une fierté du travail).

​La vie sous terre.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Habiter l'espace

Habiter l
​La vie sous terre.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

​Il ne s’agit pas seulement pour les acteurs de « voir » les espaces, mais aussi de se les approprier.

Les infrastructures de vie (les utilités, tout comme les moyens de prévention) facilitent l’accompagnement des situations de co-activité. Il est donc préférable que ce soient les habitants (entreprises y travaillant) et non de simples visiteurs (prestataires externes) qui prennent soin de ces infrastructures.

De plus, la socialisation aux espaces de travail doit être pensée : repérer, habiter (perception et appropriation) et vivre (intégration des règles et des codes) de manière durable (avec des identités, des rites, une fierté du travail).

​Pièce de survie.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Pièce de survie.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Voir l'espace.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Voir l'espace.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​S'approprier l'espace.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​S'approprier l'espace.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Rituels en tunnel - 
Dans la tradition des milieux souterrains, une statuette de Sainte-Barbe est installée à l’entrée de chaque tunnel en construction afin, originellement, qu’elle intercède auprès de Dieu pour mettre les mineurs à l'abri des accidents.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Rituels en tunnel - 
Dans la tradition des milieux souterrains, une statuette de Sainte-Barbe est installée à l’entrée de chaque tunnel en construction afin, originellement, qu’elle intercède auprès de Dieu pour mettre les mineurs à l'abri des accidents.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Discuter l'espace

​L’espace de travail est aussi habité par la mise en récit que l’on fait de lui.
La narration constitue une activité organisatrice susceptible de véhiculer des obligations implicites, notamment autour de la co-activité. L’isolement du chantier est à prendre en compte comme facteur favorisant l’élaboration de normes implicites, et la question de l’arbitrage des situations de co-activité est à poser dans un contexte où la majorité des acteurs ont intérêt à y recourir.

​(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Discuter l'espace

Discuter l
​(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

​L’espace de travail est aussi habité par la mise en récit que l’on fait de lui.
La narration constitue une activité organisatrice susceptible de véhiculer des obligations implicites, notamment autour de la co-activité. L’isolement du chantier est à prendre en compte comme facteur favorisant l’élaboration de normes implicites, et la question de l’arbitrage des situations de co-activité est à poser dans un contexte où la majorité des acteurs ont intérêt à y recourir.

​De la surface, superviser le sous-sol.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​De la surface, superviser le sous-sol.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Synchroniser les temporalités

​Une sorte d’hypocrisie temporelle du chantier s’installe entre les plannings rationnels et rationalisés et la manière dont les choses devraient arriver, niant la réalité des imprévus.

Cela permet de maintenir un objectif idéal partagé quant à la date de mise en service du métro, alors même que l’ensemble des parties prenantes sait que celle-ci sera difficilement tenable.

Le risque est cependant de créer une opacité des activités en cours sur le chantier, nuisible à leur ordonnancement et ajustements en contexte.

​Arrivée du tunnelier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

Synchroniser les temporalités

Synchroniser les temporalités
​Arrivée du tunnelier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

​Une sorte d’hypocrisie temporelle du chantier s’installe entre les plannings rationnels et rationalisés et la manière dont les choses devraient arriver, niant la réalité des imprévus.

Cela permet de maintenir un objectif idéal partagé quant à la date de mise en service du métro, alors même que l’ensemble des parties prenantes sait que celle-ci sera difficilement tenable.

Le risque est cependant de créer une opacité des activités en cours sur le chantier, nuisible à leur ordonnancement et ajustements en contexte.

​Le tunnelier.
(c) Gwenaële Rot / Science Po.
​Le tunnelier.
(c) Gwenaële Rot / Science Po.
​Apporter les éléments de revêtement du tunnel
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Apporter les éléments de revêtement du tunnel
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​​Dans le sillage du tunnelier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​​Dans le sillage du tunnelier.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Relier les tunnels entre eux.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Relier les tunnels entre eux.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Le sol est fait.
​(c) Gwenaële Rot / Science Po.
​Le sol est fait.
​(c) Gwenaële Rot / Science Po.
​Aménagements.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Aménagements.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Rails.
(c) Gwenaële Rot / Science Po.
​Rails.
(c) Gwenaële Rot / Science Po.
​Gare.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN
​Gare.
(c) Elsa Gisquet / Médiathèque IRSN

​Bifurcation.
​(c) Gwenaële Rot / Science Po.

​Bifurcation.
​(c) Gwenaële Rot / Science Po.