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Constats radiologiques régionaux de l'environnement

Constat radiologique Quart Nord-Est

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Le constat Nord-Est a été entrepris par l’IRSN entre 2010 et 2013. Il a pour objectifs :

  • de caractériser le bruit de fond radiologique de la région Nord-Est, en dressant un bilan des connaissances acquises et en les complétant, notamment dans des zones et sur des matrices environnementales ne faisant pas l’objet d’une surveillance radiologique environnementale régulière, comme par exemple les denrées alimentaires spécifiques de la région ;
  • de préciser le marquage radiologique environnemental résiduel lié aux retombées anciennes des essais nucléaires atmosphériques menés de 1945 à 1980 et de l’accident de Tchernobyl survenu le 26 d’avril 1986, mais également celui imputable aux rejets actuels ou historiques des quatre principales installations nucléaires de cette région ;
  • d’obtenir une image des marquages environnementaux résultants des rejets des principaux centres hospitaliers pratiquant le radiodiagnostic et la radiothérapie ;
  • de préciser l’impact de l’industrie horlogère implantée principalement sur le bassin versant du Doubs, notamment l’origine des niveaux élevés de tritium régulièrement mesurés en milieu aquatique en aval de ces industries ;
  • de disposer d’un état radiologique environnemental régional de référence permettant d’établir des comparaisons en cas d’incident ou d’accident nucléaire susceptible d’affecter la région Nord-Est.


Ce constat s’étend sur treize départements, comptant près de 7 700 communes : les Ardennes (08), la Côte-d’Or (21), le Doubs (25), le Jura (39), la Haute-Marne (52), la Meurthe-et-Moselle (54), la Meuse (55), la Moselle (57), le Bas-Rhin (67), le Haut-Rhin (68), la Haute-Saône (70), les Vosges (88) et le Territoire-de-Belfort (90).

Trois Centres nucléaires de production d’électricité (CNPE) d’EDF et un site du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) sont implantés dans la zone d’étude. Le fonctionnement normal de ces sites industriels génère des effluents radioactifs gazeux et liquides dont les rejets sont encadrés par des autorisations délivrées par les pouvoirs publics, destinées notamment à préciser les conditions de rejets et permettant d’assurer que l’exposition des populations environnantes susceptibles d’être les plus exposées aux rejets, appelés « groupes de référence » soit aussi faible que possible et reste, en tout état de cause, inférieure à 1 mSv/an.

Des centres hospitaliers présents dans les villes de la région qui pratiquent le radiodiagnostic et la radiothérapie, conduisent au marquage de l’environnement par l’iode 131, en raison de sa demi-vie de 8 jours (relativement longue). Ce radionucléide est détecté en aval des stations de traitement et d’épuration des eaux, réceptacles des rejets liquides de ces centres. Les activités les plus élevées sont en général mesurées lorsque les eaux assainies des stations de traitements sont rejetées dans les petits cours d’eau où la dilution est moins importante que dans les grands fleuves. C’est ce qui est observé à l’aval des agglomérations de Dijon, Nancy et Épinal ;

Des ateliers d’horlogerie française et suisse, implantés plus particulièrement sur le bassin versant du Doubs, au sein majoritairement de trois agglomérations : Besançon et Morteau en France ainsi que La Chaux-de-Fond en Suisse, marquent l’environnement par le tritium. Il reste détectable de façon très nette dans le milieu aquatique et ce jusqu’à l’aval du Rhône, bien que ce radionucléide ne soit plus utilisé par l’industrie horlogère depuis le début des années 2000.

 

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Télécharger le rapport « Constat radiologique Nord-Est » (pdf) 

Télécharger le Rapport IRSN DEI/SESURE 2011-11 « Constat radiologique régional "Quart Nord-Est" - Objectifs et méthode » (pdf)