​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​2011-2015, L'initiative de Dialogues à Fukushima​​FOCUS - Les leçons de Tchernobyl

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Les leçons de Tchernobyl

Retour d’expérience de Biélorussie et de Norvège

​​​Le 26 avril 1986, le bâtiment du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl est soufflé par une puissante explosion qui répand dans l’atmosphère une masse sans précédent de matières nucléaires.​

En quelques jours, le panache d’air contaminé s’étale, au gré des vents, sur la majeure partie du continent européen. Dans de nombreux pays, en particulier en Biélorussie toute proche comme en Norvège pourtant beaucoup plus éloignée, la pluie et la neige précipitent au sol d’importantes quantités de radioéléments. Dans ces pays, les résidents sont fortement impactés.​

Retour d’expérience de Biélorussie et de Norvège

Les leçons de Tchernobyl

Retour d’expérience de Biélorussie et de Norvège

​​​Le 26 avril 1986, le bâtiment du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl est soufflé par une puissante explosion qui répand dans l’atmosphère une masse sans précédent de matières nucléaires.​

En quelques jours, le panache d’air contaminé s’étale, au gré des vents, sur la majeure partie du continent européen. Dans de nombreux pays, en particulier en Biélorussie toute proche comme en Norvège pourtant beaucoup plus éloignée, la pluie et la neige précipitent au sol d’importantes quantités de radioéléments. Dans ces pays, les résidents sont fortement impactés.​

​​​Biélorussie : encourager l’esprit d’auto assistance

En Biélorussie, de nombreuses personnes évacuées au moment de l’accident ont été réinstallées ailleurs, à titre temporaire ou définitif. En dépit d’une forte mobilisation des autorités et des experts, la situation de la population restée dans les territoires contaminés continuera de se détériorer au cours des années suivantes, en raison de l’effondrement du régime soviétique.

À partir des années 1990, la communauté internationale se mobilise au service des populations touchées. C’est dans ce contexte que des experts étrangers se joignent aux autorités et aux experts locaux, dans le cadre d’initiatives visant à la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés en s’appuyant sur l’implication directe des habitants dans la gestion quotidienne de leur situation radiologique.

​​Prof. Iossif Bogdevitch, Institut biélorusse de recherche en sciences des sols et en agrochimie (Brissa)
La principale vertu de l’approche Ethos aura été de créer un esprit positif chez les habitants des villages contaminés par la radioactivité, les faisant passer de l’état de victimes de la catastrophe à l’état de personnes en capacité de gérer la situation.


 

Vidéo : Le projet ETHOS en Biélorussie ​​​​​​

​​​Biélorussie : encourager l’esprit d’auto assistance

En Biélorussie, de nombreuses personnes évacuées au moment de l’accident ont été réinstallées ailleurs, à titre temporaire ou définitif. En dépit d’une forte mobilisation des autorités et des experts, la situation de la population restée dans les territoires contaminés continuera de se détériorer au cours des années suivantes, en raison de l’effondrement du régime soviétique.

À partir des années 1990, la communauté internationale se mobilise au service des populations touchées. C’est dans ce contexte que des experts étrangers se joignent aux autorités et aux experts locaux, dans le cadre d’initiatives visant à la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés en s’appuyant sur l’implication directe des habitants dans la gestion quotidienne de leur situation radiologique.

​​Prof. Iossif Bogdevitch, Institut biélorusse de recherche en sciences des sols et en agrochimie (Brissa)
La principale vertu de l’approche Ethos aura été de créer un esprit positif chez les habitants des villages contaminés par la radioactivité, les faisant passer de l’état de victimes de la catastrophe à l’état de personnes en capacité de gérer la situation.


 

Vidéo : Le projet ETHOS en Biélorussie ​​​​​​

​Norvège : sauvegarder des racines ancestrales​

L’élevage des rennes demeure la principale activité de la plupart des Sámi, également appelés « Lapons », vivant dans le centre de la Norvège et de la Suède. Fin avril-début mai 1986, les retombées de la centrale nucléaire de Tchernobyl contaminent de vastes zones montagneuses de pâturage. L’incorporation de césium se révèle particulièrement forte chez les rennes, menaçant toute une culture fondée sur l’élevage de ces animaux.

Grâce à une étroite collaboration avec les autorités et les scientifiques en radioprotection et en radioécologie, la plupart des éleveurs prennent progressivement l’habitude de mesurer la radioactivité de leurs rennes, de les nourrir avec des lichens ramenés de régions moins contaminées, d’adopter des techniques de cuisson permettant de réduire la teneur en césium, etc. C’est ainsi qu’ils sauvegarderont leur mode de vie.

 

Lavrans Skuterud​Lavrans Skuterud, Scientifique principal, Autorité norvégienne de ​​​radioprotection et de sûreté nucléaire (DSA, ex-NRPA)

Nous avons rencontré des éleveurs de rennes, de chèvres et de moutons, nous avons suivi l’abattage des rennes… En Norvège, nous avons acquis une grande expérience des conséquences pratiques des retombées radioactives pour la population locale – éleveurs, agriculteurs, producteurs locaux – et de la gestion de ces situations en termes de réglementation, de dédommagements, etc. Je pense que tout ceci peut être d’une grande pertinence pour les agriculteurs et producteurs japonais. Qu’il s’agisse de rennes, de moutons ou de sansai, tout ceci a beaucoup à voir avec la culture, l’alimentation, le mode de vie, tout ce qui constitue le socle de notre vie quotidienne. 


 

Vidéo : Le peuple Sami après l’accident de Tche​​​rnobyl​

​Norvège : sauvegarder des racines ancestrales​

L’élevage des rennes demeure la principale activité de la plupart des Sámi, également appelés « Lapons », vivant dans le centre de la Norvège et de la Suède. Fin avril-début mai 1986, les retombées de la centrale nucléaire de Tchernobyl contaminent de vastes zones montagneuses de pâturage. L’incorporation de césium se révèle particulièrement forte chez les rennes, menaçant toute une culture fondée sur l’élevage de ces animaux.

Grâce à une étroite collaboration avec les autorités et les scientifiques en radioprotection et en radioécologie, la plupart des éleveurs prennent progressivement l’habitude de mesurer la radioactivité de leurs rennes, de les nourrir avec des lichens ramenés de régions moins contaminées, d’adopter des techniques de cuisson permettant de réduire la teneur en césium, etc. C’est ainsi qu’ils sauvegarderont leur mode de vie.

 

Lavrans Skuterud​Lavrans Skuterud, Scientifique principal, Autorité norvégienne de ​​​radioprotection et de sûreté nucléaire (DSA, ex-NRPA)

Nous avons rencontré des éleveurs de rennes, de chèvres et de moutons, nous avons suivi l’abattage des rennes… En Norvège, nous avons acquis une grande expérience des conséquences pratiques des retombées radioactives pour la population locale – éleveurs, agriculteurs, producteurs locaux – et de la gestion de ces situations en termes de réglementation, de dédommagements, etc. Je pense que tout ceci peut être d’une grande pertinence pour les agriculteurs et producteurs japonais. Qu’il s’agisse de rennes, de moutons ou de sansai, tout ceci a beaucoup à voir avec la culture, l’alimentation, le mode de vie, tout ce qui constitue le socle de notre vie quotidienne. 


 

Vidéo : Le peuple Sami après l’accident de Tche​​​rnobyl​

​Pour aller plus loin​

CEPN : Le projet ETHOS en Biélorussie (1996-2001)​​​ h​ttps://ethos.cepn.asso.fr

IRSN : Les leçons de Tchernobyl  ​​​https://www.irsn.fr/tchernobyl

​Pour aller plus loin​

CEPN : Le projet ETHOS en Biélorussie (1996-2001)​​​ h​ttps://ethos.cepn.asso.fr

IRSN : Les leçons de Tchernobyl  ​​​https://www.irsn.fr/tchernobyl