3.11

Après l’accident

Les CONSÉQUENCES d’un accident nucléaire se prolongent BIEN APRÈS la fin des rejets.

Le zonage envisagé

Après un accident nucléaire, selon une estimation de la contamination du territoire, un zonage post-accidentel serait défini par les pouvoirs publics.

Ce zonage est susceptible d’évoluer en fonction des résultats des mesures réalisées dans l’environnement et des situations locales.

zones

ZONE A Périmètre d’éloignement

Zone dans laquelle les populations seraient durablement éloignées.

Valeur guide : Dose efficace prévisionnelle (hors ingestion de produits contaminés) supérieure à 10 mSv sur le premier mois puis sur les 12 mois suivants. (10 + 10 mSv sur 13 mois).

ZONE B Périmètre de protection des populations

Dans cette zone, la population demeure et circule librement ; des actions seraient menées pour limiter la consommation des denrées produites localement et pour réduire l’exposition des populations.

Valeur guide : Dose efficace prévisionnelle (toutes voies d’exposition confondues) supérieure à 10 mSv ou 50 mSv en dose équivalente à la thyroïde sur le premier mois ; puis dose efficace supérieure à 10 mSv sur les 12 mois suivants. (10 + 10 mSv sur 13 mois).

ZONE C Périmètre de surveillance des territoires

Dans cette zone, la contamination des territoires est plus faible : il n’y a pas d’actions de protection mais une surveillance de la contamination des denrées.

Les niveaux maximaux admissibles sont appliqués pour limiter la consommation et la mise sur le marché de denrées contaminées.

Les 3 zones de protection prévues par le Codirpa. Ce zonage est le cadre structurant de la gestion post accidentelle.

Gérer les conséquences pour la population

Les dépôts peuvent engendrer des conséquences sanitaires à long terme qu’il faut limiter. La gestion de l’accident peut avoir des conséquences économiques et sociales importantes dont il faut tenir compte :

Faire un état de la situation

L’importance des rejets et les conditions météorologiques du moment (direction et force du vent, pluie) détermineront l’étendue et les niveaux de contamination. En cas d’accident, des évaluations vont donner rapidement des indications pour gérer la situation. Les pouvoirs publics devront :

appareil mobile de mesure

© Michel Hans /BSM internationale / Médiathèque IRSN

Protéger et accompagner les populations

En France, le Comité directeur pour la gestion de la phase post accidentelle (Codirpa) a proposé des recommandations pour :

Ces préconisations doivent être adaptées aux situations démographiques, industrielles et agricoles locales. Elles se préparent avec les acteurs du territoire.

Ces actions ne seront efficaces que si elles peuvent être comprises et partagées par la société civile.

agouti
Même si un accident nucléaire est peu probable, il faut bien se préparer en réfléchissant ensemble à toutes les conséquences qu’il pourrait avoir, afin de prendre les bonnes décisions.
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