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Comment est gérée une crise nucléaire ?


Dès les premiers signes d’alerte provenant du réacteur, l’exploitant doit prévenir le préfet et l’Autorité de Sûreté Nucléaire. L’IRSN les aidera grâce à son expertise technique. Selon l’importance des rejets, le préfet peut recommander à la population locale trois types de mesures de sécurité :

1. Demander de se mettre à l’abri dans les habitations. En effet, si les rejets sont faibles, l’exposition aux produits de fission radioactifs dégagés peut ainsi être limitée ;

2. Recommander de prendre des pastilles d’iode. En effet, un des produits de fission dégagé est l’iode radioactif, qui se fixe sur la thyroïde qu’il irradie. Pour éviter ce danger, il faut saturer à l’avance la thyroïde en iode non radioactif, ce qui empêche l’iode radioactif de se fixer. Des pastilles d’iode ont été distribuées à l’avance à toutes les familles qui vivent autour des centrales nucléaires.

3. Organiser l’évacuation de personnes hors de la zone accidentée si la radioactivité émise par l’installation accidentée est importante, ou si la mise à l’abri doit être prolongée sur une durée qui ne permette pas une vie normale.

Le préfet peut être également appelé à prendre d’autres mesures complémentaires telles que l’interdiction de la consommation des produits et denrées agricoles, provenant des exploitations ou des jardins, qui pourraient être contaminés par des retombées radioactives.